Lectures d'Asie Centrale et Moyen-Orient

Asie Centrale :
Ce n'est pas un continent ou un sous-continent, c'est une immensité... découverte jeune avec les aventures de Joseph Kessel, puis "tombée en amour" en regardant les films "Urga" (Nikita Mikhalkov, 1991) et "Dersou Ouzala" (Akiro Kurosawa, 1975)...

Cette rubrique sera complétée au fil du temps, les livres portant une notation ( */*****) correspondent à mes coups de coeur plus ou moins chers... Les étoiles vertes se rapportent à des livres "en réserve"... pas encore lus mais "en puissance": la lecture est prévue (un jour, oui... un jour...).

 



 DIVERS ASIE CENTRALE


Dersou Ouzala par Arséniev Arséniev, Vladimir - Dersou Ouzala *****
Le magnifique film de Kurosawa rend hommage au roman…
«En 1902, un officier du tsar, Vladimir Arséniev, explore aux confins de la Sibérie et de la Chine des régions restées encore impénétrables aux Européens. Une nuit, au coeur de la taïga sibérienne, il rencontre un vieux chasseur gold, Dersou Ouzala, qui devient son guide et son ami. De connivence avec l'herbe et les étoiles, Dersou déchiffre avec une sagacité et une intuition prodigieuses tous les secrets de la nature. Il comprend, connaît et aime toutes les formes et manifestations de la vie. Il parle aux tigres et à la forêt, aux nuages et au soleil, au feu et à la nuit. Au fil de passionnantes aventures et face à de multiples périls, au milieu d'une nature tour à tour splendide et terrifiante, se forge entre Dersou et l'officier, jusqu'à la mort, la plus bouleversante, la plus virile, la plus exaltante des amitiés.»  (résumé éditeur Pygmalion)


Le chant des sables par AubertAubert, BrigitteLe chant des sables ***** 2005 
(Le début était intéressant, mais le livre a pris une tournure science fiction qui ne m'a plus trop accrochée...)   
«Lorsque Roman, le guide d'une petite expédition scientifique chargée de retrouver des vestiges de l'âge du bronze en Asie centrale découvre par hasard d'étranges pierres gravées au cœur du désert iranien, personne dans l'équipe ne se doute qu'il vient de déclencher une série d'événements aussi catastrophiques que parfaitement inexplicables. Accidents incompréhensibles, villageois massacrés, étranges ruines sous les dunes, faux militaires mais vrais tueurs acharnés à leur perte... Ce cruel concours de circonstances aurait-il un sens caché ? Se pourrait-il même qu'on ait affaire à une autre réalité ? Confronté aux démons issus de son passé, Roman devra lutter sans relâche pour éclaircir le mystère et sauver, autant que faire se pourra, les membres d'une équipe tout compte fait passablement mystérieuse elle aussi.» (Résumé éditeur/Babelio)

Voyage au coeur de l'esprit par Blanch Blanch, Lesley - Voyage au coeur de l’esprit *****
(Super !!! roman autobiographique écrit par la première épouse de Romain Gary. Un roman à la Kessel)
«1908. Lesley Blanch a 4 ans lorsque "le Voyageur" entre dans sa vie. Ce Russe aux airs de grand seigneur, ai-ni de la famille, débarque toujours à Londres sans prévenir, les bras chargés de mille cadeaux. On ignore tout de lui, ou presque : il vient des steppes de Sibérie, a les traits mongols et un charme oriental. Est-ce un espion ? Un communiste ? Un aventurier ? Le mystérieux Voyageur illumine la jeunesse de Lesley Blanch, avant de devenir son amant puis de disparaître l'année de ses vingt ans, laissant en elle une ardente passion pour cette Russie qu'ils s'étaient promis de visiter ensemble. Il lui faudra attendre de longues années pour vivre son rêve et parcourir ces lointaines contrées pleines du souvenir de cet homme si fascinant.
À la fois récit autobiographique, carnet de voyage et roman tragicomique, Voyage au coeur de l'esprit évoque avec humour et nostalgie la Russie du début du XXe siècle à travers l'intense amour d'une jeune Anglaise pour un homme et son pays. Le portrait magnifique d'une intellectuelle excentrique, perpétuelle exilée, entre Ella Maillard et Isabelle Eberhardt. (4e de couverture éditeur)

La bibliothèque du géographe par FasmanFasman, John - La bibilothèque du géographe *****
Roman policier, voulant se piquer du style du "Nom de la rose", et qui se déroule en Asie centrale (entre autres). Une jolie couverture, un résumé attirant... mais encore trop d'allers-retours dans le passé et de mystères fantastico-ésothériques... Pas ma tasse de thé !( L'auteur, américain, a été journaliste à Moscou.)
«Paul Tomm, journaliste débutant, se pique d'élucider la mort mystérieuse de son ancien professeur d'histoire. Mais sa curiosité en contrarie plus d'un... Paul est confronté à des individus prêts à tout pour s'approprier d'inestimables reliques. Quels sont ces étranges objets, malfaisants, occultes, dispersés depuis le XIIe siècle à travers le monde ? Un thriller érudit dans lequel présent et passé mènent une danse endiablée.» (résumé éditeur/Babelio)

Des Monts Célestes aux sables rouges par MaillartMaillart, Ella - Des monts célestes aux sables rouges ***** 1943
Un récit de voyage ? le mot paraît déplacé : un vrai récit d'aventures, un combat que mène une femme intrépide, qui part seule à travers le Turkestan dans les années '30. Après avoir gagné Tachkent, Samarcande et Boukhara, Ella Maillart met sa vie en jeu pour entamer la traversée du désert des Sables Rouges à dos de chameau.

Ella Maillart " a voué sa vie à la poursuite du vent, des cieux et des dieux de l'Asie" (J. Chalon, Le Figaro, in Payot)


Michener, James - Caravans *****  1963
Un excellent James Michener... aventures, romanesque, fresque historique : Tout y est pour nous projeter dans ces contrées afghanes au lendemain de la deuxième guerre mondiale, aux côtés du héros, Mark Miller (de l'Ambassade Américaine) à la recherche d'une compatriote, Ellen Jaspar, disparue après avoir épousé un Afghan...
Le roman Caravans a été adapté au cinéma en 1978 (avec Anthony Quinn et Jennifer O'Neill)
NB : James Michener : Né en 1907, mort en 1997, Prix Pulitzer en 1948...
James Michener... dont j'ai lu tous les livres sur lesquels je pouvais mettre la main, une véritable chasse au livre !




Simachko, Maurice - Sables rouges et sables noirs 1970
(Fastes et misères des peuples des déserts Kizilkoum et Karakoum)

Petit traité sur l'immensité du monde par TessonTesson, Sylvain - Petit traité sur l’immensité du monde *****
 (L'auteur a traversé l’Himalaya à pied, la Mongolie à cheval et le monde à vélo...)






AFGHANISTAN


Aslam, Nadeem - La vaine attente *****
"Un roman où s'entremêlent sauvagerie, sensibilité et beauté, et qui jette une lumière crue voire insupportable sur une région brutalisée, à travers les trajectoires de personnages aux destins liés qui apprennent à s'aimer et à faire revivre les êtres aimés. 2005. L'Afghanistan près de la frontière pakistanaise : dans une maison aux murs ornés de fresques persanes, aux plafonds couverts de livres cloués, avec sa serre où autrefois on distillait des parfums, le docteur anglais, Marcus Caldwell, s'est installé 40 ans plus tôt par amour pour sa femme médecin Qatrina, aujourd'hui décédée. Ils ont eu une fille, Zameen. Vers cette maison convergent des êtres esseulés : la Russe Lara à la recherche de son frère, soldat disparu pendant l'invasion communiste. L'Américain David, exagent de la CIA ayant aidé les Afghans à chasser l'occupant soviétique, à la recherche de Zameen (disparue après avoir partagé sa vie à Peshawar). Marcus qui désespère de retrouver sa fille Zameen et son petit-fils Bihzad. Casa, le jeune orphelin afghan endoctriné par les talibans et qui brûle de faire ses preuves. Dans ce récit à tiroirs, tout s'emboîte de façon inéluctable. Avec de nombreux retours en arrière. À peine s'est-on réfugié dans la maison de Marcus, hâvre de beauté où à une époque, l'amour régnait sous toutes ses formes, où les sens sont tous sollicités que la barbarie du monde extérieur nous agresse. Les scènes atroces alternent avec des images émouvantes, imposantes. Nadeem Aslam met dans la balance la fragilité des liens humains, de la raison, de l'art, face à la domination de l'ignorance et de la cruauté étayées par l'autoritarisme d'une doctrine suffocante."
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari par Akbari
Akbari, Enaiatollah - Dans la mer, il y a des crocodiles *****
"Enaiat a dix ans lorsque sa mère l’'oblige à fuir leur petit village de Nava, dans la vallée de Ghazni, en Afghanistan. Elle l’'abandonne de l’'autre côté de la frontière, au Pakistan, pour le protéger car Enaiat appartient à l’'ethnie mongole, persécutée par les Pachtounes et les talibans.
Pour lui débute alors un périple de cinq années jusqu’en Italie en passant par l’'Iran, la Turquie et la Grèce" (Ed. Liana Levi, 2011, trad. Samuel Sfez)



  
L'usage du monde par BouvierBouvier,  Nicolas - L'usage du monde *****
Tellement classique pour tout baroudeur, qu'on ne le présente plus, l'usage du monde ! 






Les cerfs-volants de Kaboul par HosseiniHosseini, Khaled - Les cerfs volants de Kaboul *****
Que dire : le livre, puis le fim : merveilleux tous deux...
«Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...
Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.» (Résumé éditeur 10/18)

Mille soleils splendides par HosseiniHosseini, Khaled - Mille soleils splendides *****
« Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul. Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs " mille soleils splendides "? »

Les cavaliers par KesselKessel, Joseph - Les cavaliers *****  1967
Très beau roman sur l’Afghanistan, "à la Kessel" comme le dit une très grande fervente lectrice de cet auteur !
Je l'ai lu une première fois ado, puis dévoré plus tard lors de ma période "Lire tout Kessel ou mourir" !
Evidemment, découverte du "bouzkachi"...




Les hirondelles de Kaboul par Khadra Khadra, Yasmina - Les hirondelles de Kaboul *****
Le sujet, bien sûr, et le style de Yasmina Khadra...: un livre saisissant,  bouleversant.
"Dans un Kaboul caniculaire, parmi les ruines du désastre et celles des esprits, deux hommes et deux femmes cherchent un sens à leur vie : un bourgeois déchu, une avocate interdite d'exercer, un geolier s'amenuisant à l'ombre des exécutions publiques et une épouse aux prises avec une maladie incurable. A travers leur quête de la dignité humaine, le martyr d'une nation traumatisée par les guerres et la folie, livrée aux sortilèges des gourous et à la tyrannie des talibans. Et pourtant, là où la raison semble perdue, l'amour refuse de céder et se réclame du miracle. Mais qu'est-ce que le miracle dans un pays où les "liesses sont aussi atroces que les lynchages"?
Dans ce roman magnifique qui est aussi un hymne à la femme, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre le féodalisme et la modernité.» (résumé éditeur/Babelio)


Syngué Sabour : Pierre de patience par Rahimi
Rahimi, Atiq - Syngué Sabour *****
Prix Goncourt 2008. Lire ma critique
"Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines... Comment appelle-t-on cette pierre ? " En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d'une vie d'humiliations, dans l'espoir d'une possible rédemption. » (résumé éditeur Pol).

 
Terre et cendres par RahimiRahimi, Atiq - Terres et cendres *****
«Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d'un gardien mal luné, une route qui se perd à l'horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l'attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l'Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu'au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons... C'est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n'être pas entendu. » (résumé éditeur Pol)



Le Libraire de Kaboul par SeierstadSeierstad, Asne - Le libraire de Kaboul *****
«Asne Seierstad a vécu le printemps qui suivit la défaite des taliban chez Sultan Khan, libraire à Kaboul. Elle nous fait partager, dans ce récit très vivant et toujours respectueux, la vie quotidienne des épouses, enfants, frères et sueurs d'une famille où chaque destin est riche d'émotion et dont le chef incontestable est Sultan, l'amoureux des livres. " Quand les communistes sont arrivés, raconte-t-il, ils ont brûlé tous mes livres, après il y a eu les moudjahidin, trop occupés à se battre entre eux pour se soucier de moi, mais une fois le régime des taliban installé, mes livres étaient de nouveau condamnés au bûcher. " À travers cette chronique saisissante, c'est un Afghanistan aux mille facettes que l'on découvre, un pays en ruine et en pleine renaissance où un peuple tente timidement de se défaire du passé dans l'espoir d'une vie meilleure. » (résumé Ed. Livre de Poche, 2004, Trad. C. Romand-Monnier)


Shah, Saira - La fille du conteur *****
L’Afghanistan racontée par une jeune émigrée londonienne fille du grand écrivain soufi : entre légende et réalité, un récit captivant


La mort blanche par WeberWeber, Olivier - La mort blanche ***** 2007
«Albane, une jeune humanitaire française, a disparu en Afghanistan dans la vallée de Jurm, le royaume de l'opium. De Paris à Kaboul, de San Francisco à Monte-Carlo, de l'île de Rhodes à Karachi, Jonathan remonte la piste de la poudre pour retrouver cette femme qu'il n'a pas su retenir et qui s'est perdue elle-même en voulant sauver l'humanité tout entière. Confronté à la cupidité des multinationales, à un monde d'intrigues et de complots, il va livrer un combat désespéré contre les maîtres du narcotrafic. Inspiré de faits réels, ce roman nous emmène au cœur des ténèbres, là où règne le mal absolu qui ravage l'Occident depuis des décennies.» (résumé éditeur Albin Michel)



IRAK

Guedj, Denis - Zéro
5 vies d’une femme au cours de 5 millénaires, qui servent de toile de fond à l’épopée du nombre zéro
Guenassia, Jean-Michel - Trompe-la-mort ***** (2015) Lire la critique complète sur ce blog
Khadra, Yasmina - Les sirènes de Bagdad
Piyarmoddo, Barlan - Le tour de Babylone ***** (2002)
Schmitt, Éric-Emmanuel - Ulysse from Bagdad ***** (2008)
Shimon, Samuel - Un Irakien à Paris ***** (2008)
Né en 1956 dans le nord de l’Irak, descendant des Assyriens, peuple en voie de disparition, dont les grands-parents furent massacrés par les Kurdes. Malchance supplémentaire, on lui a donné un prénom juif (trouvé dans la bible) dans un pays arabe ! Récit burlesque autobiographique de ses tribulations comme réfugié politique et mettant en scène sa vie d’exil.
Wood, Barbara - L'étoile de Babylone ***** (2004)
Roman policier : la quête d'une tablette antique par une jeune égyptologue (tiens, une trame un peu usée !) qui ne laissera aucun souvenir de lecture - et ne m'en a pas laissé. (lu 01/2006)
IRAN


DJAVANN, Chadortt - Je ne suis pas celle que je suis ****Lire la critique sur ce blog
HEDDAYAT, Saddeq - La mort du petit chien *****
KHAYYAM, Omar - Robbayat *****
MAHMOODI, Betty - Jamais sans ma fille *****
Stressant mais j’avais bien aimé... 
NAHAPETIAN, Naïri - Qui a tué l’ayatollah Kanuni ? 
"1er roman d’une jeune iranienne exilée en France. Vie quotidienne de la jeunesse à travers le récit d’un journaliste franco-iranien revenu ds son pays natal juste avant les élections de 2055 et la victoire d’Ahmadinejad. Certes, il y a un crime et une enquête, mais l’essentiel est dans le regard d’une romancière sur un pays qu’elle ne pourra jamais s’empêcher d’aimer (Lire)"
PIRZAD, Zoya - Le goût âpre des kakis
Portrait d’Iraniens ordinaires, avec leurs déceptions amoureuses, désirs d’émancipation et poids des traditions familiales
RENAULT, Mary - L'enfant perse *****
Jamais réussi à terminer ce livre historique... 
SATRAPI, Marjane Broderies *** (BD) - Poulet aux prunes ***** (BD)

KAZAKHSTAN

Mini-album Kazakhstan
Aral par LadjaliLadjali, Cécile - Aral ***** 2011
"En 1960 au Kazakhstan, la mer d’Aral commence à disparaître et laisse place au désert qui confronte la population à une catastrophe écologique sans précédent.
Au loin, sur l’île de Vozrozhdeniya, les usines russes fabriquent des armes bactériologiques qui polluent l’eau, engendrent malformations et épidémies dans la petite ville kazakhe. Alexeï, un jeune violoncelliste de cette région désolée, sombre dans la surdité à mesure que son pays devient de sable.
Confronté au silence et à la disparition qui envahissent sa conscience et son paysage, Alexeï devra construire malgré tout sa vie familiale, amoureuse et artistique. Mais ses errances ne parlent que des grandes disparues de sa vie, dont les absences se font écho, ses trois fiancées : sa femme, sa musique, sa mer.
Convoquant le souvenir de la musique et de sa jeune femme Zena qui vient de le quitter, il tente de ne pas devenir fou au sein de ce décor brûlant. La survie s’organise alors à travers la création et l’affection qu’il se découvre pour une jeune fille malade, Nulufar, qu’il va aimer comme sa propre fille. Cette relation inattendue l’'oblige à interroger ses propres origines aussi floues que le paysage, puisque Alexeï est un enfant adopté. Aussi, solitude et déréliction le conduiront-elles un temps à se fourvoyer dans ses amitiés et ses choix artistiques. Car dans cet univers devenu atone, c’est tout le sens de la vie et de l’art qu’il faut réinventer pour retrouver l’autre ainsi que le juste chemin qui mène à soi.
De ce monde en cale sèche, en attente de guérison, de réparations, Cécile Ladjali tire un roman qui pose la question de la création et de sa magie profonde. Le décor tragique mais somptueux de la mer qui s’évanouit petit à petit du champ de vision du héros, oblige à scruter l’invisible et l’intériorité des cœurs. Roman de l’intimité, Aral est aussi un roman d’amour dédié à la musique et aux mystères des origines, savant mélange d’excès et de peur, de beauté dans la finitude latente." (Ed. Actes Sud)

Nourpeissov, Abdejami - Le crépuscule ***** 1967
Récit de la vie des pêcheurs au bord de la mer d’Aral, les gens sont encore déchirés par des luttes de clans


KIRGHIZSTAN


Djamilia par AitmatovAitmatov, Tchinguiz - Djamilia ***** 1957
Roman traduit par Louis Aragon qui l’estimait "la plus belle histoire d'amour du monde", montrant "l‘amour, comme un métal très pur, à l'état naissant."
« Djaimilia était vraiment très belle. Élancée, bien faite avec des cheveux raides tombant droit, de lourdes nattes drues, elle tortillait habilement son foulard blanc, le faisant descendre sur le front un rien de biais, et cela lui allait fort bien et mettait joliment en valeur la peau bronzée de sort visage lisse. Quand Djamilia riait, ses yeux d'un noir tirant sur le bleu, en forme d'amande, s'allumaient... Et j'étais jaloux d'elle, comme les jeunes frères sont jaloux de leurs soeurs... » (résumé éditeur/Babelio)





MONGOLIE

Guide de Mongolie par BasaraBasara, Svetislav - Guide de Mongolie *****
Bon, je connais peu de livres sur la Mongolie... Donc difficile d'esquiver ce petit roman qui ,de plus, était bien mis en avant à la bibliothèque municipale (un roman sur la Mongolie écrit par un Serbe et ne figurant pas, avec un titre pareil, dans les rayons Tourisme !!! Bigre... mais au final, un ouvrage déroutant, "totalement ivre"...
"Un écrivain serbe est dépêché en Mongolie pour y écrire un guide de voyage. Lui qui rêvait de s'extirper de sa morosité quotidienne, atterrit dans un pays perdu, lieu de tous les possibles - où, de temps à autre, on brûle encore des sorcières. Il échoue au bar de l'hôtel Gengis Khan à Oulan-Bator, où il voit défiler un évêque hollandais égaré dans un rêve, un officier russe devenu lama, un mort vivant au passé lubrique et même l'énigmatique Charlotte Rampling. Que tout cela confine à la folie importe peu ; la vodka coule à flots, délie les langues et libère les pensées les plus délirantes de Basara. Flottant entre rêverie et ivresse, au coeur d'un univers jubilatoire où la seule certitude est qu'il n'y en a aucune, il se laisse emporter dans un tourbillon extravagant de dérision qui n'épargne rien, ni personne. »  (résumé éditeur/Babelio)


Le loup mongol - Prix Médicis 1998 par HomericHoméric - Le loup mongol ***** 1998
Ecrit par un ancien jockey et chroniqueur hippique à Libération... Récipiendaire du prix Médicis en 1998.
"Le Loup mongol n'est autre que Temüdjin, cavalier des steppes asiatiques qui entrera dans l'histoire sous le nom de Gengis Khan. Il mit plus de 20 ans à rallier les clans mongols sous son autorité avant de se lancer à la conquête du plus grand empire que la terre ait jamais porté. Le roman est un véritable tour de force car, en confiant le rôle du narrateur à Bo'ortchou, le fidèle compagnon de Temüdjin, il parvient à concilier l'authenticité d'une épopée avec une approche intimiste du grand Khan. La vision de ces cavaliers insaisissables écrasant des armées dix fois plus puissantes qu'eux comme celles de Chine ou de Perse fait passer un souffle extraordinaire à travers cette chevauchée fantastique. Gérard Meudal in Babelio »


Le Loup bleu par InouéInoué, Yasushi - Le loup bleu ***** 
Réf. pays : Mongolie/Chine/Japon
« Gengis-khan (1167-1227) - le " conquérant du monde ", selon ses chroniqueurs - avait formé un empire démesuré allant de Pékin à la Volga. Yasushi Inoue raconte l'épopée de ces fils du " loup bleu et de la biche fauve ", les chevauchées triomphantes, les butins fabuleux et les carnages qui entraînèrent les hordes mongoles en terre d'Islam et, au-delà de la Grande Muraille, dans la mythique Chine. Mais, de bataille en bataille, c'est à la découverte d'un homme énigmatique que nous convie l'écrivain : à partir des chroniques de l'Histoire secrète des Mongols, il reconstitue peu à peu le mystère de la vie de celui qui n'eut de cesse de devenir le légendaire " Loup bleu » . (résumé éditeur/Babelio)
L'auteur : "J'ai eu envie d'écrire la vie de Gengis Khan car si j'étais capable, jusqu'à un certain degré, de la comprendre, il y avait pourtant un point que je ne parvenais pas à élucider: qu'y avait-il à la source de son désir de conquête? C'est ce mystère que m'a attiré." (Picquier Poche)

Manook, Ian - Yeruldelgger ***** 

polar génial
--> Lire  la critique complète sur ce blog





Le mors aux dents par Pozner
Pozner, Vladimir - Le mors aux dents ***** 1937
(Grande épopée de la guerre civile russe : «Gengis Khan contre Lénine»)
«Au lendemain de la révolution d'Octobre 1917, le baron Ungern s'insurge contre le pouvoir soviétique. Il prend les armes, réunit des partisans, chasse la garnison chinoise d'Ourga, conquiert la Mongolie et s'avance vers Pékin, avec un seul but : reconstituer l'empire de Gengis Khan, quitte à torturer et à massacrer des milliers d'hommes. Même parmi ceux qui l'ont côtoyé, peu le connaissent : est-ce un fou sanguinaire, un militaire ambitieux, un bouddhiste convaincu ou un aristocrate courtois ? Le "baron sanglant", personnage authentique et insaisissable, semble appartenir à la légende. Seul un romancier d'exception pouvait relater sa grandiose et dérisoire épopée. Vladimir Pozner en retrace les étapes sur un rythme étourdissant, avec cette écriture âpre et rapide qui assura au Mors aux dents - dès sa première publication, en 1937 - un succès qui ne devait pas se démentir » (résumé éditeur/Babelio)


Dojnaa par TschinagTschinag, Galsan -  Dojnaa ***** 2003
L'histoire d’une femme mongole, comme on se l'imagine après avoir vu le film Urga...Mais Dojnaa a été abandonnée par son mari, et élève seule ses enfants, fière, courageuse, elle affronte les loups qui tuent ses mouton, et tient tête aux hommes.
“Galsan Tschinag raconte la grande steppe et ses nomades, les traditions ancestrales qui peu à peu s’estompent avec l’arrivée des temps nouveaux, les rites chamaniques, la yourte et le chameau, le cheval, ami inséparable de l’être humain dans ces étendues sans fin où le galop éperdu sert aussi à mesurer l’espace et le temps.” (Jean-Claude Buhrer, Le Monde, in Babelio)

Ciel bleu : Une enfance dans le Haut Altaï par Tschinag
Tschinag, Galsan -  Ciel bleu, une enfance dans le Haut Altaï *****
L'auteur raconte son enfance dans une famille d'éleveurs de moutons, dans la steppe aux confins du désert de Gobi. il y découvre le monde à travers sa relation avec une grand-mère qu'il s'est choisie et avec Arsylang, son chien, dont les aventures ouvrent et ferment le livre. (Ed. M. Métaillé 2004)




OUZBEKISTAN



Toute seule loin de Samarcande par Deru-RenardDeru-Renard, Béatrice -  Toute seule loin de Samarcande *****
(Un "livre pour enfants" d'une jeune auteure belge, publié à L'école des Loisirs)
«Elle m’a dit dans ma langue, en russe : Ne bouge pas d’ici. C’était un ordre. Puis elle est remontée en voiture, elle a démarré et elle a disparu dans le noir. J’ai obéi. Je n’ai pas osé bouger. J’étais paralysée de peur. Sur la place, il n’y avait que moi. Toute seule. Qui étais-je ?
» Regina vient d’Ouzbékistan. Son père a été assassiné sous ses yeux, sa mère a décidé brutalement de fuir en Europe. Mais la jeune réfugiée veut croire au pouvoir de la mémoire, croire en un monde meilleur.» (Résumé éditeur/Babelio)
 


Samarcande par MaaloufMahlouf, Amin - Samarcande ***** 1988
Réf. pays : Ouzbekistan/Iran
Bien... Amin Mahlouf évoque le grand poète perse Omar Khayyam, qu'il faut ABSOLUMENT lire " de vive voix"....
Amin Mahlouf cite en introduction Edgar Poe : "Et maintenant, promène ton regard sur Samarcande ! N'est-elle pas reine de la Terre ? Fière, au-dessus de toutes les villes, et dans ses mains leurs destinées?"


  

Dream land : La maison de Safi par HydeHyde, Lily - Dream land : La maison de Safi *****
« 50 ans après la déportation et l'exil forcé des Tatars de Crimée ordonnés par Staline, la chute de l'URSS suscite une vague de retour au pays pour des centaines de milliers de familles tatares. C'est le cas de la jeune Safmar et de sa famille. Elle quitte ainsi à 12 ans l'Ouzbékistan où elle a grandi. Si elle n'a jamais vu la Crimée, depuis toujours elle a entendu dire que c'était là son vrai pays, la terre d'origine de son peuple tatar. Dès leur arrivée, Safmar et son frère découvrent pourtant un pays qui ne ressemble en rien à celui des récits nostalgiques de leur grand-père. D'abord dans un camp de fortune avec d'autres immigrés, quand enfin la famille et ses amis rejoignent leur village d'origine, il ne reste plus rien de leurs anciennes maisons. Pire, ils sont en butte à l'hostilité des Russes qui vivent là depuis 50 ans et la mairie refuse de leur attribuer des permis de construire ... Le père de Sannar et d'autres commencent alors un chantier sauvage au milieu d'une plaine vide où tout a été rasé. Les enfants vont à l'école mais sont souvent durement chahutés par de jeunes russes. Sannar devient cependant amie avec Lena qui prend sa défense ... mais tout va devenir de plus en plus difficile dans cette Crimée hostile qui n'a rien d'un paradis retrouvé. , Cette situation de notre histoire récente est peu connue. A travers les yeux de Sannar, c'est la complexité d'une situation politique et sociale particulière que nous découvrons.(…) (Résumé éditeur Naïve)



TURKMENISTAN


Rolin, Jean -  Un chien mort après lui ***** 2009
Quel drôle de livre... le fil conducteur est le chien errant; et l'auteur parcourt le monde à la rencontre de meutes de chiens, que ce soit dans des grandes métropoles ou dans des zones défavorisées ou en proie à la guerre.
Au fil de ses pérégrinations, Jean Rolin apporte des explications sur le modèle du chien errant (le chien féral ou féralisé, soit un animal domestique retourné à l'état sauvage), avec commentaires d'experts sur la possible filiation entre chien et loup, des références littéraires (Flaubert en Egypte...), ou journalistiques.
Il nous emmène ainsi en première étape au Turkmenistan, où les enfants sur le chemin de l'école doivent prendre garde aux "nids de chiens", "sortes de volcans minuscules et garnis de créatures écumantes", très dangereuses. Le chapitre est aussi l'occasion de décrire brièvement le contexte politique (culte du Turkmenbachi). "Achgabat : peut-être la ville la plus inhospitalière du monde", où l'auteur doit retourner dans l'espoir d'y découvrir au zoo parmi les derniers spécimens des chiens hurleurs de nouvelle-Guinée... Lire ma critique détaillée
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