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mercredi 19 janvier 2022

Les cerisiers en fleurs de Damien Hirst

Grand merci aux couloirs du métro à Nation...

Luttant contre les tornades venteuses de ces tunnels la tête repliée dans le cou le nez au sol, mais bien obligée de temps en temps de lever la tête pour ne pas foncer dans les autres voyageurs... plaf je me prends un bain de couleur en pleine figure !
Les murs du "tunnel de tous les vents" sont tapissés des affiches de cerisiers en fleurs annonçant l'expo de Damien Hirst. [NB : c’était en novembre 2021...]

Qui ? J'avoue que je connaissais l'artiste de nom, un artiste contemporain, mais j'aurais bien été incapable de visualiser dans ma petite tête une de ses œuvres. 

Il m'a fallu près de 4 mois pour trouver l'occasion de visiter cette expo à la Fondation Cartier. 

Ce fut une drôle de découverte, à commencer par l'immense salle du sous-sol où étaient exposées 14 toiles grand format, dont les titres n'étaient indiqués que sur un petit pan de mur à l'entrée : Late Blossom, Mother's Blossom, Queen's Blossom, Wisdom's B, Emperor's B, God's B, Love's B, Colourful's B (!), Imperial B, Fantasia B, Morning B, Truth's B, Celebratory B...

Ayant d'abord pensé que le titre de la toile correspondait à l'époque de la floraison, ou à quelque subtile lien, l'envie d'associer le bon titre à chaque toile m'est vite passée, car d'une part c'était fastidieux de se souvenir du plan des titres, et d'autre part, j'ai rapidement séché sur une interprétation liée à la saison.
Tous les cerisiers étaient en fleurs (ben voyons, vu le titre de l'exposition), les toiles m'ont fait l'effet d'oeuvres de pointillisme géant. Dans cette salle du sous-sol, l'impression de se promener sous une pluie de confettis plus ou moins denses, plus ou moins empâtés. Ici et là, des coulures, provenant de lancers de peinture à la Jackson Pollock.
Les toiles sont très chargées, remplies de tâches roses, rouges, blanches, avec ici et là quelques petites touches de bleu, d'orange, et de vert. Le visiteur a peu de recul, il n'aperçoit pas l'arbre dans son entièreté mais se trouve comme absorbé dans une débauche de fleurs.

C'était plaisant. mais ce ne fut pas vraiment l'effet que j'attendais. Certaines toiles ne m'inspiraient pas de sentiment d'éblouissement, mais plutôt la vision d'une répétition de points géants balancés sur la toile, ici avec une dominante de rose pâle, là un peu plus de rose soutenu, ici un peu de ciel bleu, là davantage de feuilles vertes (les feuilles sont peintes au tampon) : ce devaient donc être les repères de l’évolution de la floraison des cerisiers. Damien Hirst a volontairement souhaité que les titres ne soient pas indiqués sous les toiles pour amener le visiteur à s'immerger pleinement dans les cerisiers en fleurs.

God's Blossom / Winter's Blossom
L'amie qui m'accompagnait a néanmoins su me sensibiliser aux subtilités de ces arbres se découpant sur des morceaux de ciel, croulant sous les fleurs, laissant deviner ici bas des miroitements dans l'eau d'un étang.
En particulier nous sous sommes extasiées devant (sauf erreur) le Winter's Blossom, qui nous a semblé représenter un personnage ondulant sous les lianes...

Au rez-de-chaussée, les toiles sont plus "travaillées", toutes laissent apparaître des entrelacs de branches, un bout de tronc, des coins de ciel...
Deux toiles (Fragility Blossom et Wondeful World Blossom) m'ont rappelé "L'amandier en fleurs" de Van Gogh.

C'est vrai que j'ai été plus sensible à la poésie de ces toiles du rez-de-chaussée. On se prend à s'imaginer allongé sous le cerisier d'un parc japonais, la tête non pas dans les étoiles mais dans les ramures chargées de fleurs. Pas de bruit si ce n'est le doux bruissement des feuilles. Parfois un pétale vient chatouiller le visage. On rêve. On se perd dans cette explosion de couleurs et de fleurs.

Sakura Life Blossom
Wonderful World Blossom / Détail d'un cerisier
Greater Love Has No-One Than This Blossom / Precious Moment Blossom

J'avais pensé que Damien Hirst avait accompli une petite retraite au Japon pour trouver l'inspiration et peindre ses 130 toiles de cerisiers en fleurs. Mais il semble que non et qu'il ait choisi de faire du "second degré", en peignant d'après des reproductions. Cela a quelque peu fait retomber mon enthousiasme, mais bon, c'est une forme d'art comme une autre. Mais j'avoue, après coup, avoir plus de peine à m'imaginer somnoler sous un cerisier chargé de fleurs quelque part dans un jardin de Kyoto...

"Regarde les fleurs de cerisier !
Leur couleur et leur parfum
tombent avec elles,
disparaissent à jamais,
mais inconscient
le printemps revient." (Ikkyû, XVe s.)

mardi 17 août 2021

Caroline Deyns : "Trencadis", une pépite sur Niki de Saint-Phalle

Autoportrait (zoom)
Caroline Deyns a écrit une
Pink Nude in Landscape 1959 (zoom)
biographie romancée
de l'artiste Niki de Saint Phalle. Et le résultat est aussi passionnant qu'impressionnant. (Ed. Quidam Editeur, 2020, 354 p.)

Pour quelqu'un qui comme moi adore Niki de Saint Phalle et a eu l'occasion de savourer goulûment ses œuvres lors de la magnifique expo au Grand Palais en 2015 (cf. photos), ce roman est une pépite.

Car si l'on connaît l'histoire de Niki :
... sa jeunesse de bonne famille à New-York, l'enfance pétrifiée par l'inceste commis par son père, ses accès de mélancolie, ses débuts de mannequin, son premier mariage, le "renoncement" à ses enfants, ses internements en clinique psychiatrique et son apaisement par le dessin ou la peinture, puis sa découverte de l'univers de Gaudi au Parc Güell, les "trencadis" (mosaïques en catalan), la rencontre avec Jean Tinguely, les "tirs" à la carabine, cathartiques, la vie à deux, les sculptures, les mosaïques, les douleurs physiques liées à son art, les infidélités de Jean, la souffrance psychique, le deuxième mariage (avec Jean), le Jardin des Tarots, la Californie...

Donc, si l'on connaît déjà les grandes lignes de la vie de Niki de Saint Phalle, on ne saurait imaginer son quotidien. 

" J'ai eu la chance de rencontrer l'art parce que j'avais, sur le plan psychologique, tout ce qu'il faut pour devenir une terroriste."

Et c'est ce que comble Caroline Deyns, avec un talent de conteuse exceptionnel, qui passe par un souci du détail inouï : 

  • Le ballet des Nanas (scénographie envoûtante de l'expo)
    la façon dont Niki enfant ou ado est contrainte d'accompagner sa mère en visite auprès de ses amies de la bonne société new-yorkaise, s'ennuyant à mourir sur sa chaise... ou le regard soudain hypnotisé par la collection d’œufs de Fabergé de la mondaine insipide qui sert d'amie à sa mère...
  • Comment jeune mère, elle pèle à n'en plus finir une pomme...
  • Quand elle commence à collecter les instruments tranchants sous son lit...
  • Quand elle invite l'artisan forain à utiliser sa carabine pour une séance de ses bientôt fameux "tirs" : 

"(...) j'ai tiré. Du sang vert a jailli en gerbes molles. Ébahi, je l'ai interrogée du regard. Elle a éclaté de rire. Ce rire... Je m'en souviendrai toute ma vie, parce qu'il avait beau être aussi juvénile que sa silhouette, on le sentait quelque part creusé de sécheresses, comme des écailles de serpent. (...) Derrière le plâtre, Andréas, il y a des poches dissimulées, des poches avec de la peinture, et puis plein d'autres choses, des tomates, du café, du shampoing, des œufs, des spaghettis. voilà vous savez, maintenant tires encore, Go on ! J'ai obéi et du pus bleu a coulé de l’abcès blanc. C'était magnifique, c'était horrible (...)."

  • Ou que, femme mûre, elle attend désespérément Jean au restaurant le soir d'un de ses vernissages, et il arrive au bras de sa maîtresse...
  • Quand elle sombre dans la dépression... 

"Mais là aussi la vie a repris. Elle entent, elle voit : les piailleries des oiseaux et le jour qui force les stores. Le monde voudrait la lever à grands coups de pieds au cul qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Se lever ? Elle referme les yeux pour dessiner mentalement les couleurs du corps posé sur le matelas, du corps à mouvoir. Son corps. (...) Se lever. La belle affaire."

La fontaine Stravinsky (Tinguely / Saint-Phalle, 1983)
à Paris/Beaubourg, avec en arrière-plan
la fresque "
Chuuuttt !!!" peinte par Jef Aerosol en 2011
 

Caroline Deyns imagine ainsi chaque pan de la vie de Niki, déroule ses crises de mélancolie ou ses accès de créativité, ses pensées, ses douleurs ("Oui j,ai mal, affreusement à me faire hurler toutes les nuits (...)", ses cataplasmes, le souvenir d'abord refoulé puis devenu béant des actes que son père commet sur l'enfant de onze ans qu'elle était, son amour pour un homme volage... Le lecteur vit en miroir la vie de cette femme libre, douée, artiste, blessée, résiliente, indépendante et aimante - ou amante.

Comme elle l'écrit dans les remerciements à la fin de son livre, l'auteure évoque son "double romanesque". Comme le dit Libé : "Blessée mais toujours debout".
Un roman vraiment incontournable pour qui admire cette incroyable artiste, la mère des Nanas. Mais attention, l'écriture de Caroline Deyns est extrêmement foisonnante, voire fourmillante, il m'a fallu un petit temps d’adaptation pour accepter de me laisser submerger et savourer.

Male Gaze : Des femmes remarquables cernées de zizis en pâte de verre

Non ce n'est pas un Muppet 😁
Tout à fait par hasard (oui oui ;-)), à l'occasion d'un petit daytrip à Chartres pour enfin découvrir la cathédrale et la Maison Picassiette, je suis passée devant une petite expo sise dans une chapelle, la chapelle Saint-Éman.
Ni une ni deux, par l'art alléchée je me rue à l'intérieur (moins vite qu'à mon habitude, pass sanit' oblige) sans même regarder l'objet de l'expo, et la première chose que j'aperçois, c'est une magnifique sculpture en verre, dans les couleurs que je vénère, violet, pourpre, vert anis... 
On dirait un bonhomme tout en longueur qui accueille sympathiquement les visiteurs, je ne sais pas pourquoi cela m'a (de loin) fait penser à une marionnette du Muppets Show. J'admets avoir parfois beaucoup d'imagination.
 
Puis avec un léger recul, ouah ! je réalise que cette sculpture si délicate et onirique représente un zizi et ses deux acolytes 😄 !

Renseignements, très succincts, pris à l'accueil, il s'agit d'une expo de la mosaïste italienne Dusciana BRAVURA née à Venise en 1969, qui vit et travaille entre Ravenne et Venise...

Pas de petite plaquette explicative de l'expo, sinon un extrait du programme culturel de la ville de Chartres qui présente en quelques lignes cette exposition intitulée « Prénom Vénus », montrant "un bestiaire digne d'une fable médiévale qui prend vie en tatous, tortues, caméléons et lézards émeraude (...) semblant tout droit sortis d'un conte de Perrault."
Euh... mais ouf, je suis tout de même rassurée d'avoir identifié un Muppet Show dans ce bestiaire, mais pour dire vrai, à part des zizis raffinés, je n'ai pas aperçu ou su identifier tatous, tortues ou autres animaux. Je me demande si le programme culturel officiel n'aurait pas pêché par excès de pruderie. Ou bien erreur de thème !
Sur Internet, un peu plus de précisions :
Dusciana Bravura interroge l’influence de la société patriarcale sur la vision que les femmes ont d’elles-mêmes et que la société a des femmes. « Le regard dominant n’est pas seulement masculin dans les médias, mais conditionne les actions, les relations, les modes de vie ». Et si on changeait d’approche ! Comment se positionner sur une vision de grands personnages de la société du point de vue d’un regard féminin ? Par ses sculptures « Male gaze » (vision masculine dominante) Dusciana nous interpelle sur la représentation contemporaine des standards masculins.
Ainsi, le Male Gaze est illustré par les (magnifiques) sculptures de zizis en verre et murine de Murano qui trônent sur des piédestals au milieu de l'espace, dardant leur "regard" vers des portraits de femmes.
D. Bravura a réalisé ces portraits via une  technique d’impression numérique sur toile velours. Chaque portrait est accompagné de quelques lignes mettant en exergue le caractère remarquable de ces femmes "que l’histoire a souvent oubliées"
Parmi celles-ci :
  • Ada Lovelace (premier programmeur informatique)
  • Greta Thunberg et son intervention à la COP24 sur l'urgence climatique
  • Heddy Lammarr (actrice et co-inventrice d'un système de guidage à distance des torpilles)
  • Marylin Monroe qui a permis à Ella Fitzgerald de se produire sur la scène d'un club qui la discriminait
  • Emmeline Pankhurst, leader du mouvement des suffragettes au Royaume-Uni
  • Stéphanie Frappart, 1e femme arbitre internationale de foot en 2021
  • Gerda Lenner, écrivaine et historienne
  • Andrée Geulen Herscovici, enseignante belge, Juste parmi les Nations
  • Zitkala-Sa, Oiseau Rouge, première compositrice d'un opéra amérindien (sioux)
  • Creole Katherine Johnson, scientifique qui a calculé la trajectoire du 1er Américain dans l’espace et d'Apollon II vers la Lune en 1969
  • Rosalind Franklin, chimiste ayant contribué à la structure moléculaire de l'ADN
  • Lise Meitner, scientifique, travaux sur la fission nucléaire
et d'autres portraits encore, que je n'ai malheureusement pu tous relever... car le mari trépignait pour aller voir la cathédrale !

Le Male Gaze à la chapelle Saint-Eman, comme un parc d'ogives nucléaires
 
A noter que cette expo fort intéressante est présentée dans une chapelle. 😉

samedi 28 novembre 2020

David Hockney en Normandie

D. Hockney peignant devant sa maison de Beuvron-sur-Auge
(photo figurant sur la carte-cadeau reçue à l'expo)
Je crois bien qu'il s'agissait de ma première sortie "expo" depuis le premier confinement, à part la virée sur l'expo Web de Josh Smith à New York, et la dernière avant le deuxième confinement. Décidément, il faut être rapide, et affuté quant aux bons plans.

Cette petite exposition d'une dizaine d'œuvres de David Hockney à la galerie Lelong est prolongée jusqu'au 27/02/2021, elle est gratuite, il faut y courir dès que ce sera possible ! Elle met en joie. Même à travers le masque, on a l'impression de respirer à pleins poumons l'air de la campagne normande. Il faut dire que les tableaux sont de bonne taille, les couleurs bien vives, le trait alerte. Sacré bol d'air qui fait tant de bien en ce moment.


Et de surcroît, la galerie offre aux visiteurs une très jolie carte présentant le tableau du pommier "Apple tree" et une photographie de David Hockney peignant depuis la cour, la maison de son coeur... Un petit souvenir de fort belle facture.

Trees Mist
De fait, David Hockney, qui était revenu en Europe dans le cadre des grandes expositions qui lui ont été consacrées, à Londres, Paris, Amsterdam, avait décidé de passer un peu de temps en France avant de refaire le fatigant voyage transatlantique qui le ramènerait dans sa Californie adoptive.
Il tenait en particulier à revoir la tapisserie de la reine Mathilde à Bayeux.

C'est en compagnie d'amis dont le directeur de la galerie Lelong, admirant depuis Honfleur la vue sur le pont de Normandie et Le Havre, que l'idée lui vient de faire une pause ici, dans le pays d'Auge, pour prendre le temps de peindre le paysage au gré des saisons. Alors il s'installe dans une vieille maison traditionnelle à colombages du XVIIe siècle près du village de Beuvron-sur-Auge. Comme l'indique le texte introductif de la galerie Lelong, Hockney observe "que les impressionnistes, à l’affût de la modernité, ont dédaigné ces maisons typiques de la région. [Lui] y voit par contre un écho des chaumières du paysage hollandais que représentèrent Rembrandt et le jeune Van Gogh, les deux grands maîtres qu'il aime à regarder en ce moment".

Dessin sur iPad
Il installe donc son atelier dans la grange, et peint accompagné de son Jack Russell Ruby, qui figure sur plusieurs dessins. La maison est entourée d'un vaste terrain, d'une mare et d'arbres, pommiers, poiriers, cognassiers ("quince tree"), peupliers que David Hockney reproduit en peinture au fil des saisons, dans la pleine lumière de l'été et dans les premières brumes de l'hiver : "Trees mist", "Trees with less mist"...
David Hockney entend capturer "le passage du temps" depuis sa nouvelle demeure, et "se rend compte que la plupart des gens ne regardent pas vraiment ce qu'ils ont sous les yeux, ils ont sans doute autre chose à faire."

La galerie expose des acryliques sur toile et quelques dessins réalisés sur iPad.

Pour découvrir les pans intimes de la vie de David Hockney, son histoire, les ressorts de son talent, ses amours, ses amis, rien de plus sympathique et passionnant que le roman de Catherine Cusset "Vie de David Hockney" paru en poche.
Le Monsieur est né en 1937, il a aujourd'hui 83 printemps...

https://www.galerie-lelong.com/fr/exposition/99/david-hockney-ma-normandie 

mardi 9 juin 2020

Josh Smith : High as F..., an open air covid-free exhibition from New-York

Découvert cette expo par hasard en suivant un lien vers le site du galeriste David Zwirner.
L'artiste Josh Smith (né en 1976) y présente sur le toit de son studio à Brooklyn les tableaux qu'il a peints pendant la période de confinement lié au covid-19, inspirés de scènes de rues de New York absolument déserte. Cela n'en donne que plus de majesté et de beauté aux bâtiments et fait ressortir l’architecture particulière des immeubles d’habitation, commerces et bureaux. J'aime ces peintures de New York aux couleurs si lumineuses. Ça m'a fait quelque peu penser aux tons de David Hockney.
Le quartier de l'artiste regorge de buildings datant de la fin du 18e siècle ou du début du 19e, et c'est en se baladant tôt le matin, à 06h30 ou 07h, qu'il a capté ces paysages, cette belle lumière, cette quiétude. "There is no one out. Everything looks so fresh and clean, the street plan is open, the angles are all funny..." 
"The airplane-less, pollution-free clarity of the open sky, the lack of cars, noise, and people, revealed the nuances of absolutely everything. A whole new world of varied and unique local architecture was instantly revealed to the artist."

Je partage avec Josh sa remarque "I think I might be a new person". 

Série Emo Jungle
(la grande faucheuse)
Sur le site du galeriste, chacun a la possibilité de signer le guest book et de recevoir une copie du catalogue de l'expo en pdf, intégrant sa signature. J'ai trouvé ça sympa, et inédit, en l'occurrence en temps de Covid quand les visites culturelles sont bannies. En vidéo, Josh nous montre même comment fabriquer notre propre catalogue de l'expo, après moult pliages et avoir cousu le pli central. Bonne idée pour les confinés, par exemple à faire avec des enfants, le genre d'activité manuelle qui m'aurait beaucoup plu, petite.


Voyage à NY, vers Nolita (2014)





De fil en aiguille comme toujours avec le web, je suis remontée jusqu'à une autre expo de Josh Smith, "Emo Jungle", présentée à NY en 2019. 
Très colorée, inspirée de palmiers, poissons, oiseaux, squelettes, araignées etc. (c'est la jungle !) et de la grande faucheuse (photo ci-dessus), elle-aussi très colorée.


Et puis, à évoquer ainsi NEW-YORK 💚💗, j'ai eu soudain grande envie de revoir les photos de notre voyage en famille à l'été 2014, logés dans un superbe BnB en brownstone à Harlem. 
1. Depuis le MoMa - 2. Chinatown - 3. Nolita



Moi aussi, j'avais flashé sur les buildings...

Et je remarque avec étonnement que les immeubles peints par Josh Smith n'ont pas d'escaliers de secours apparents. 

Soit il choisit de ne pas reproduire la face des buildings qui les montre, soit il les masque sciemment, soit il ne reproduit aucun immeuble d'habitation... ce qui n'a pourtant pas l'air le cas. 
C'est sûr que pour nous Européens, ces escaliers de secours apportent leur touche d'exotisme aux villes d'Amérique du Nord, et on ne se verrait pas les gommer de nos photos, bien au contraire 😉

En haut, la skyline de New York vue à travers le parapet vitré de la terrasse en haut du MoMa (à faire absolument !)
En bas : tiens, une photo... sans aucun escalier 
 --> Chroniques "Expos" et "Voyages"

jeudi 21 mai 2020

Portraits de "Woman"

J'ai découvert au hasard d'une balade de déconfinement avec mon chien sur la pelouse de notre ville, exposés de ci de là entre les arbres, de grands et beaux portraits de femmes.
Je ne m'y attendais pas, ce fut une surprise très intéressante, et enrichissante.

L'artiste peintre, Brigitte DALAHAIE, a coréalisé le montage du documentaire "WOMAN" réalisé par Anastasia Mikova et Yann-Arthus Bertrand. Il s'agit d'un projet mondial qui donne la parole à 2.000 femmes à travers 50 pays différents, sur des thèmes aussi variés que la maternité, l’éducation, le mariage, les violences conjugales, l’indépendance financière, les règles, la sexualité, l'esthétique...
Il est annoncé que le film permet de découvrir la parole des femmes comme on ne l’a jamais entendue auparavant. Je n'ai pas vu le film, mais les quelques portraits légendés exposés en plein air par Brigitte Delahaie, dans le cadre de la journée de la femme du 8 mars 2020, frappent comme des uppercuts.

Verena Mukagashugi (Rwanda), Josephine Razanamanana (Madagascar), Li Ding (Chine), Laxmi Agarwal (Inde)

J'ai apprécié autant le coup de pinceau de l'artiste que la force des textes qui accompagnent chaque portrait.
Quelques mots, ou bien quelques phrases, voire un paragraphe, jaillissent de la bouche de ces femmes pour délivrer leur vérité, des mots simples, qui racontent un malheur (violence conjugale, attaque à l'acide, avortement, pauvreté, déscolarisation...), qui résument la condition féminine dans le monde ("Moins de 10% des pays sont dirigés par une femme", "Les femmes représentent 70% des personnes vivant sous le seuil de la pauvreté") ou qui évoquent leurs victoires (s'offrir de la chirurgie esthétique, facteur de bien-être pour cette femme slave...), sans effet de style et sans censure. Des femmes fortes qui ont subi et qui gardent la tête haute et vont de l'avant.

Le portrait de la jeune chinoise Li Ding m'a particulièrement touchée, elle qui adorait étudier fut contrainte de renoncer à la scolarité au profit de son frère : "Si j'avais pleuré ou crié pour continuer à aller à l'école, ma mère aurait peut-être été d'accord. J'ai déjà raconté cette histoire plusieurs fois, mais à chaque fois, je suis émue et triste." Pour le coup, le témoignage de cette jeune chinoise me semble si empreint de fatalisme qu'il en est bouleversant. 

Et puis, je dis merci à la ville de mettre en scène différentes formes d'art dans les lieux publics. Je trouve ça formidable, et suis fidèle chaque année à la manifestation Art'tifices qui expose l'art dans la rue et les bâtiments municipaux.

--> Voir la chronique "EXPOS" de ce blog...

lundi 12 août 2019

Niki de Saint Phalle

Une expo magnifique... qui remonte à 2015

Il m'a fallu attendre si longtemps pour préparer un billet digne de ce nom. Et puis non, procrastination, je tarde et tarde mais le souvenir de cette expo et de la découverte de cette incroyable femme m'habite toujours. 
Que savais-je vraiment de Niki de Saint Phalle ? 
Pas grand-chose, je reconnais, si ce n'est la fontaine en bas du Centre Pompidou, conjuguée avec les oeuvres de Jean Tinguely. Et encore cette fontaine je pense ne l'avoir vue que du haut des terrasses du Centre Pompidou lors de visites d'expos...
En fait, de Niki de Saint Phalle, je connaissais surtout le nom, quasiment rien que le nom. 
Terrible, je n'en reviens pas moi-même, d'être passée à côté d'une telle artiste contemporaine.

"Totem" et "Skull" (Meditation room) - 1990 - Hanovre
Artiste autodidacte. Elle réalise de superbes compositions de sculpture, peinture, mosaïques. 
Sa vie ne fut pas rose, violée à 11 ans par son père, grave dépression à 22 ans qui la conduit à des soins en hôpital psychiatrique par électrochocs. A force de respirer les poussières de polyester, elle attrape une maladie pulmonaire et mourra des suites de cette insuffisance respiratoire.

Mariées - Mères -Accouchements


Les tirs (en haut : "King Kong 1962", en bas : "Pterodactyle over NY")
Le Mur de la Rage
1.         la faim 
2.         La soif 
3.         L'injustice        
4.         La misère        
5.         La cruauté       
6.         L'indifférence   
7.         La torture physique      
8.         La torture mentale        
9.         La maladie       
10.       Le racisme       
11.       La souffrance  
12.       La mort
13.       La respectabilité          
14.       La bêtise         
15.       Le fanatisme religieux
16.       La méchanceté
17.       Le SIDA
18.       Les camps de concentration
19.       Les Goulags
20.       Le vieillissement
21.       La drogue dure
22.       les eaux polluées
33.       Le laisser-aller
34.       Les pièges
35.       La plupart des politiciens
36.       Le meurtre
37.       La douleur
38.       Les animaux blessés
39.       L'antisémitisme
40.       Le gaspillage
41.       L'arnaque
42.       L'intolérance
43.       Le Fascisme
44.       La bigoterie
45.       La pitié de soi-même
46.       La condition humaine
47.       Le sexisme
48.       Le Laisser aller

49.       Le machisme
50.       La folie destructrice
51.       La décrépitude
52.       La mesquinerie
53.       Cœur de pierre
54.       L'enfer
55.       La pauvreté
56.       L'ignorance
57.       Le viol
58.       Le manque de respect de notre Terre
59.       Moi Moi            Moi
60.       Je tire sur la négligence des débris nucléaires
61.       Je tire sur le risque de centrales nucléaires
62.       Je tire sur notre manque d'humanité
63.       Je tire sur les serrures dans les asiles Psychiatriques qui ferment à clé les fous
64.       Je tire sur la corruption
65.       sur la pourriture
66.       le pouvoir
67.       L'apartheid
68.       L'agression sexuelle envers les mineurs
69.       Les dealers
70.       Blanchissement (argent  de la drogue)
71.       La trahison
72.       La guerre et les armes
73.       L'inégalité
74.       L'oubli
75.       Le mépris
76.       La décadence
77.       Le conformisme
78.       La saloperie
79.       L'inertie
80.       Je tire sur ma    propre  violence
81.       Je tire sur la haine
82.       Je tire sur mon  manque de foi
83.       Je tire sur ma propre mort et celle de ceux que j'aime
84.       Je tire sur la condition humaine


La veille de partir en vacances, je trie mes affaires, etc., je fais le ménage, je mets au propre, dans tous les sens du terme... Voilà tout ce qui rendra la rentrée plus fluide... Ou le départ plus zen... Vice versa, recto verso...
Et ce faisant, je farfouille dans les brouillons de mon blog et tombe sur ce malheureux article que j'ai commencé il y a quatre ans !!! 
Mes souvenirs de cette incroyable expo de Niki de Saint Phalle coincés dans le dossier brouillon de mon blogspot..., dans l'attente que je m'attelle à un commentaire plus fourni, mais quand, le temps passe, et Niki se lasse.
Alors promis, la suite de mon commentaire, ce sera pour cette année, chère Niki. A présent, j'ai ta petite statuette Nana qui me tient compagnie dans mon bureau et elle me fait chaud au cœur dès que j'y entre... Et j'ai offert à ma meilleure amie anglaise une autre petite Nana; nous sommes en stéréo de chaque côté de la Manche, en fusion.

--> La chronique "expos" du blog

jeudi 28 juin 2018

Art de ville 2018

Bon, inutile de pointer mon retard : mon dernier post concernait l'expo annuelle du mois de mai 2017 dans les différents espaces de la ville... Eh bien voici le brief concernant l'édition 2018 !
Mieux vaut tard que jamais, c'est mon nouvel adage culte. Slow life, zen, pas de prise de tête !

Jean-Christophe Bridoux / Angélique Jung
Donc place à l'édition 2018 mais d'abord avec un coup de gueule : Quoi ça !... Notre maire éclair (avant de démissionner pour la place de président du département) a osé écrire en intro au catalogue de l'expo qu'il "avait le sentiment que la qualité des œuvres présentées dans le cadre de notre exposition d'art contemporain augmente d'année en année (...)". 
Mais que nenni ! Quel manque de délicatesse eu égard aux artistes précédents, qui tous avaient leur patte et leur intérêt. D'autant que j'ai trouvé que cette édition 2018 semblait plutôt pâlotte par rapport aux précédentes, n'est-ce pas monsieur devenu le 1er adjoint au maire...

Bon, passons aux choses sérieuses. 


Plusieurs artistes ont retenu mon attention, comblant mon plaisir de voir l'art s'étaler dans le ville au profit de tout un chacun.



  • Jean-Christophe Bridoux et ses intéressants personnages en fil de fer. Pas si dépouillés que ça. Beaux et pénétrants.

  • Angélique Jung et ses trois sculptures en pierre qu'elle colore de pigments naturels. Ses "p'tites bonnes femmes" (Poils aux pattes, Coeur sur la main...) sont très expressives et attachantes.
Linchih Taï













  • Linchih Taï, d'origine taïwanaise, a transformé en image des sentiments inhibés liés à son acculturation en France. 
Ses dessins à l'encre de Chine et à l'acrylique sont empreints de poésie. 

J'aime beaucoup celui où, petite fille, elle repose endormie en entourant le village de son bras, comme un doudou.

C'est une très belle métaphore de l'acculturation.


















Jade Fenu : la belle surprise !
Tout d'abord, de loin, ses tableaux ne m'ont pas attirée : un peu criards et trop abstraits à mon goût.
Nonobstant cette première mauvaise impression, je me suis approchée par curiosité... et là, j'ai saisi le travail de l'artiste entre improvisation et composition, à partir de peinture acrylique, peinture en bombe, collages et huile.
Il "utilise aussi les accidents et expérimente tout au long du processus créatif, ne s'arrêtant que lorsque le tableau trouve son autonomie et lui permet de saisir une réalité autre que la sienne".
Franchement, ces tableaux quand je les regardais de près m'ont happée !
J'étais fascinée par la beauté des couleurs, les variations d’épaisseur de trait, et l'effet magique produit par les collages. En revanche, de loin, l'effet magique s'estompait et mon plaisir en était diminué. A admirer collé-serré donc (en ce qui me concerne) !
Jade Fenu
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lundi 21 mai 2018

L'art de ville

C'était en mai 2017, j'ai juste un an de retard, et d'ailleurs l'édition de mai 2018 m'attend avant sa clôture le 27 mai. J'adore cet événement, qui embellit la ville et met l'art à portée de tous, à tout moment en faisant ses courses, en allant au parc ou à la médiathèque. On découvre des artistes et leur travail très varié, sur toutes sortes de supports, ça ouvre l'horizon.

Alors il y a un an, je dois dire que j'ai été moins enthousiasmée que les éditions précédentes (mais j'avoue ne pas avoir eu le temps de passer dans les différents lieux). 
Un artiste a retenu mon attention : Julien RICHETTI, ainsi qu'un groupe de petits artistes (une classe de CM2 !).

Julien RICHETTI superpose des photos (de son crû), fait de la retouche numérique, fusionne, colorise etc. et le résultat s'appelle une estampe numérique. Agrandie comme ça avec une couche de vernis brillant... C'est beau, c'est onirique. Et très original. 
"Europa" 2016 et "Alexandre Bleu" 2014
"Holly Heisenberg smile" Série Secondes peaux 2016 - "Les temps modernes" Série Printemps 2015
 Deuxième coup de coeur de cette édition 2017 d'Art'ifice... les petits tableaux peints par des élèves de CM2 du groupe scolaire Jean Moulin, sur le thème de la mythologie et de l'universalité des contes. Cela paraît compliqué mais les enfants ont magnifiquement transposé "la vie d'Hermes" au Japon.
Ils ont créé des tissus de kimono, appris les proportions du corps humain et les plans de paysage. Et le résultat est magique ! Hiroshige en CM2 !
J'en profite pour redire mon admiration devant l'imagination et la poésie des travaux scolaires de la petite section au collège... Ce sont chacune de petites oeuvres d'art. Bravo aux enseignants et personnels des centres aérés.


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jeudi 8 septembre 2016

Tim Burton : un univers poétique et magique qui fait du bien



Affiches dans le hall de la Cinémathèque
J'ai récemment revu "Mars Attacks" de Tim Burton... Réalisé en 1996 et inspiré de "La guerre des mondes" de H.G. Wells. Mordant, ironique, incroyablement violent et sans pitié : le Président des EU décide de faire bon accueil à une délégation de Martiens ... Et c'est la tuerie ! 
Extrême naïveté ? Faute professionnelle des services secrets et de l'armée ? Peur de l'inconnu ou méconnaissance absolue ? Confiance totale et sans appel dans la suprématie états-unienne ? 
Le film marque par l'utilisation des effets spéciaux, de la couleur, de la scénographie années 70, et l'alternance de scènes dramatiques et cocasses. Pas un film culte pour mon goût personnel mais à voir pour apprécier l'univers de Tim Burton.

Cela m'a fait penser que je n'avais jamais publié ma chronique sur l'expo... de 2012 (!!!) sur l’univers de Tim Burton, à la Cinémathèque française,  qui fut un régal… 
Visitée avec mon fils passionné de cinéma, encore plus mémorable !

La scénographie était intéressante, avec par exemple une salle obscure où étaient exposés les dessins et œuvres réalisés à la peinture phosphorescente. Effet géant !
Des extraits de films, y compris œuvres de jeunesse méconnus, rendaient la visite bien vivante. Les figurines des personnages fétiches de Tim Burton étaient impressionnantes à regarder. Et ses croquis (certains sur des serviettes de table), dessins, tableaux, carnets d’écoliers, tous plein de couleurs et si inventifs et humoristiques, et si habilement exécutés… un vrai régal que de voir tout cela.

Catalogue de l'expo et nos tickets
Le catalogue de l’exposition (R. Magliozzo & J. He, Edition La cinémathèque française, 2012) nous éclaire sur la jeunesse et le parcours de cet artiste hors normes :

"Tim Burton est né le 25/08/1958. Il se décrit comme un ado introverti et farceur. Il collectionne les cartes de vœux, dresse la liste des films d’horreur et de SF, dessine sa star préférée Vincent Price.
Sa ville natale, Burbank (banlieue californienne) se prête à la mise en images de sa jeunesse : il l’utilisera aussi pour la finale frénétique de Pee Wee Big Adventures (1985), la banlieue pastel d’Edward aux mains d’argent (1990), la petite ville dystopique de Beetlejuice (1988)…


Le lien entre l’enfance et l’âge adulte est récurrent dans son œuvre et explique son attirance pour les contes de fée, la littérature enfantine, l’horreur gothique et la SF.
TB a jusqu’à présent tourné 16 films : « Raconter des histoires, principalement à travers des images frappantes et des personnages inoubliables incarnant ses thèmes récurrents : isolement d’un héros en rupture avec le monde, et la recherche d’identité. »

Les intrigues simples de ses films se traduisent par des enchaînements visuels complexes.
La présence  de comique dans le macabre fait contrepoids aux personnages lascifs et aux actions gore ou crues. La violence de ses films tient trop du cartoon pour être perturbante.

- Dans Mars Attacks (1996), la première dame meurt écrasée par un lustre, "et on s’étonne à peine qu’une langue immensément longue sorte de sa tête comme un dessin animé de la Warner".
- Les têtes de Sleepy Hollow  tournent sur leur cou avant leur décapitation.
- Dans Sweeney Todd, le sang fuse en geyser et les corps tombent avec un bruit exagérément sourd dans le conduit du hachoir géant.
Burton a déclaré : « J’aime les personnages extrêmes, mais qui n’ont pas conscience de leur étrangeté ». Ainsi :
- Edward aux mains d’argent (1990) : Edward incarne physiquement l’isolement avec son incapacité à toucher  directement les autres à cause de ses mains en ciseaux
- Batman, le défi (1992) : Batman, Catwoman et le pingouin  ne luttent pas seulement les uns contre les autres mais contre leur obligation de maintenir des identités doubles.
- L’étrange Noël de Monsieur Jack (1993) : Jack Skellington, insatisfait de son succès en tant que roi des citrouilles,  à Halloween Ville, se lance dans un nouveau rôle : le « perce-oreilles ».
- Big Fish (2003) : les mensonges qu’Edward Bloom raconte sur sa jeunesse l’éloignent de son fils.
- Charlie et la chocolaterie (2005) : Charlie Bucket remarque avec sagesse : « Les sucreries n’ont pas à signifier quoi que ce soit. C’est pour ça que ce sont des sucreries. »

- INFLUENCE DU PEINTRE NORVEGIEN EDVAR MUNCH :


E. Munch :Attraction
Wikipedia cite l'influence graphique d'Edvard Munch et du tableau Le Cri auxquels Beetlejuice et L'Étrange Noël de Monsieur Jack font explicitement référence.
Idem pour les aquarelles de Munch "L'Attraction" (1896) ou "l'Amaryllis" dessinée en 1909, dont l'inspiration dans l'oeuvre de T. Burton semble flagrante.

"Etrange Noël de Mr Jack" : statue du "Cri" de Munch
E. Munch : Amaryllis




"Le Cri d’Edvard Munch symbolise « l’homme moderne emporté par une crise d’angoisse existentielle. »1 On peut aisément relier l’angoisse aux cauchemars, soit car ces derniers en sont la cause, soit car l’angoisse est un élément déclencheur et/ou « catalyseur » des cauchemars. On peut donc dire que la représentation de ce célèbre tableau est un élément tournant autour de la peur, l’angoisse et l’égarement. Autant d’éléments que l’on retrouve dans l’univers burtonien.
Dans le cas de nos deux statues, elles font toutes deux, au fond, référence à l’étouffement provoqué par l’angoisse et le stress. Ces derniers nous renvoyant aux cauchemars."
1 http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cri
2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolique_du_cheval#Chevaux_mal.C3.A9fiques_et_d.C3.A9moniaques
3 Film (00 : 07 : 00)

- Filmographie de Tim Burton :
  • Pee-wee's Big Adventure : The Story of a Rebel and his Bike (1985)
  • Beetlejuice (1988) : culte...
  • Batman (1989)
  • Edward aux mains d’argent / Edward Scissorhands (1990) : culte...
  • Batman, le défi / Batman Returns (1992), pas trop mon genre mais ok.
  • L’étrange Noël de Monsieur Jack / The Nightmare before Christmas (1993) – scénario inspiré d’un poème d’Edgar Allan Poe. (NB : T. Burton est producteur de ce film), génial...
  • Ed Wood (1994)
  • Mars Attacks (1996) – inspiré de « la Guerre des mondes » d’H.G. Wells, voit ci-dessus
  • Sleepy Hollow (1999), incontournable... Vu et revu avec autant de chair de poule.
  • La planète des singes / Planet of the apes (2001), d’après Pierre Boulle. Pas mon univers...
  • Big Fish (2003) : j'avoue que j'ai du mal avec ce film pourtant estimé... Les jonquilles géantes m'horripilent entre autres... l'histoire me semble si neuneu...
  • Charlie et la chocolaterie / Charlie and the Chocolate Factory (2005) d’après Roald Dahl. Super !
  • Les noces funèbres / Corpse Bride (2005) : adoré aussi !
  • Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street / The Demon Barber of Fleet Street (2007)
  • Alice au pays des merveilles / Alice in Wonderland (2010). Un peu chargé...
  • Dark Shadows (2012) 
  • Frankenweenie (2012) : très bien
  • Night of the Living (2013). pas vu
  • Big Eyes (2014) : Excellent film, voir mon billet ICI
  • Miss Peregrine et les enfants particuliers (2016)
  • Dumbo (2016)
  • Beetlejuice 2 (2017)

--> Voir aussi ma (toute petite) chronique "cinéma"...

lundi 25 juillet 2016

L'art est dans la rue... édition 2016

Cela se passait au mois de mai...

Comme chaque année, la municipalité organise un événement artistique, qui se traduit par l'exposition d’œuvres d'art professionnelles ou amateurs dans la rue, sur les grilles du musée, dans les parcs, à la médiathèque...

Cette année, les enfants ont notamment travaillé sur l'architecture et j'ai choisi un petit dessin inspiré de Hundertwasser...

C'est très gai. 
Cela met de la vie dans la ville. 

Je regrette d'avoir eu si peu de temps pour mieux apprécier ce musée en herbe / euh pardon en ville...

-->  voir les expos de 2015,  2014, 2013, 2012...
EDIT + 2016 - 2018
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