lundi 31 décembre 2012

David Foenkinos : "Nos séparations" (bof)

***** France (2008) - Genre : JH en perpétuelle instance de séparation
Vite lu, lecture facile. Pour le reste, une histoire bien résumée par la 4e de couverture :
"Alice et Fritz s'aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons: la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d'enfance, deux Polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr."

Voilà, lecture légère, quelques bons mots, bien aimé le job de rédacteur pour le Larousse du personnage principal, Fritz. 
Sinon, déjà oublié le titre du bouquin, et sa couverture insipide... C'est tout dire. Pas le genre de livre que j'offrirais, au contraire de romans (français) qui m'ont vraiment marquée comme Naissance d'un pont, Les déferlantes, Le froid modifie la trajectoire des poissons, Une année étrangère, Le cas Sneijder, Un brillant avenir, La chambre sourde, Nitchevo, C'était notre terre, Ensemble c'est tout, L'élégance du hérisson... et que je peux offrir à tout va !
Pas sûre, donc, d'avoir envie de me précipiter sur La délicatesse... (Ed. Folio, 218 p.)

Retrouvez les autres avis ou chroniques de lectures de ce blog en cliquant sur : AUTEURS CITES

dimanche 30 décembre 2012

Deon Meyer : "A la trace"

***** Réf. géographique : Afrique du Sud / Zimbabwe - Genre : Polar multijoueurs sur l'Afrique du Sud sur fond de crime local et terrorisme international (Ed. du Seuil, 725 p.)
Dévoré en un rien de temps le dernier pavé de 725 pages du sud-africain Deon Meyer, un de mes chouchous.
A la trace est son 7e livre, et pour la 1e fois, des personnages de ses romans précédents se trouvent réunis dans ce récit qui se découpe en 4 « livres ».
Mais droit au but : pas son meilleur roman... car le récit-puzzle comportait trop de pièces difficiles à emboîter, censées se rejoindre et nous illuminer à la fin... sauf que la fin nous a été servie très tard et très vite, en fait trop tard et trop vite : je suis restée sur ma faim !

Conclusion (pour les amis pressés):
Un pavé que les fans de Deon Meyer liront de toutes façons, à vitesse grand V (comme bibi, on ne peut faire autrement, we are bound, c'est dear Deon...), mais qui laissera moins de traces que le précédent polar "13 heures"...
Toutefois, ce livre reste un exceptionnel documentaire sur l'Afrique du Sud actuelle, les dessous de la politique, l'administration (au travers du prisme de la police) qui essaie toujours de trouver sa place entre agents noirs, métis et blancs. La richesse (de mes séjours, je retiens ce qui est obligatoire dans les descriptions de D. Meyer : les barbelés et systèmes de videosurveillance dans les quartiers huppés - la jungle un peu ailleurs) côtoyant la misère et la violence des gangs, et fait nouveau dans l'oeuvre de Meyer : l'intégration de l'Afrique du Sud dans le périmètre international, les ramifications d'Al Qaida, la surveillance des eaux internationales et la subordination honnie au Big Brother US...
Et ce qui m'a passionnée : la description de la construction des itinéraires de bus, le contrôle aléatoire de ces routes (nombre de passagers et durée de chaque arrêt, incidents aux croisements, virages pris trop vite impliquant de griller un feu rouge...). J'ai trouvé cet univers inédit fort instructif, et j'imagine la dose de recherches pour inclure cela très fluidement dans le récit.

Les personnages :
- Il y a Lemmer, l’ancien garde du corps (cf. Lemmer l’invisible, 2006), qui accepte d’escorter 2 rhinocéros noirs depuis la frontière du Zimbabwe jusqu’au parc national du Karoo. Il croise ainsi la route de la mystérieuse pisteuse/vétérinaire Flea, un personnage qui ne m’a cependant pas accroché. Elle lui dérobe son Glock et malheur, ça en fait des histoires et des morts...
- Mat Joubert, le policier aujourd’hui passé détective privé (Jusqu’au dernier /1999), qui doit retrouver le mari disparu d’une jeune femme (travailleuse et « nissan »), un mari supposé modèle qui coordonnait partie des itinéraires de bus de la ville du Cap…
- on entr’aperçoit aussi son ancien collègue flic alcoolique Benny Griessel, (13 heures /2010, Le pic du diable /2007).
- au cœur du récit, nous sympathisons avec Milla Stracchan, cette quadra, mère au foyer trompée par son mari violent et primaire et malmenée par son fiston méprisant, qui a claqué la porte de sa demeure protégée de la banlieue résidentielle et trouvé un poste de documentaliste au sein de l’Agence présidentielle du renseignement.
Milla tient son journal intime, reprend ses cours de danse, tombe amoureuse de Lucas, un homme dont elle a été chargée de constituer le profil pour l’agence ! Eh oui, Lucas est beau, sympathique, baroudeur, bardé de diplômes en archéologie, agronomie et, en plus, ancien instructeur de plongée militaire ! (Indiana Jones, quoi).

L’action, qui nous transporte du Karoo à la ville du Cap, se déroule en septembre 2009 - un an avant la coupe du monde de foot, l'Afrique du Sud est déjà sous les projecteurs internationaux : saura-t-elle être à la mesure de cet enjeu en termes d'organisation mais surtout de sécurité ?
Le fil conducteur du récit, si j'ai bien suivi, c'est Milla, l'ex -femme au foyer reconvertie en apprentie espionne, naïve et sympathique. Elle découvre enfin l'amour avec Lucas, le bel ex-archéologue à qui il est arrivé une mésaventure colossale : à peine rentre-t-il de baroudages de tous les endroits chauds de la terre, qu'il se fait braquer et voler ses économies par un gang de noirs ultra violents à la solde d'un groupe islamiste.
Et très naïvement, Lucas se met en tête de filer le gang qui lui a volé ses économies (mais en passant d’où il tient ce butin de plusieurs millions de rands ?), à lui seul… Et bientôt notre Milla tout aussi naïve sera entraînée dans la danse. La scène de l'interception de la cargaison du cargo est l'une qui m'a le plus déçue...
Voilà, le roman met en scène des tonnes de pistes et de rebondissements : trafic de diamants pour le compte d’Al Qaida, trafic d’animaux protégés, guerre des gangs, terrorisme international, relations diplomatiques compliquées entre les EU et l’Afrique du Sud, émancipation de la femme, conscience policière, police publique et agences privées, mariage modèle, fonctionnement d’une compagnie de bus...
 
Le découpage en 4 parties oblige le lecteur à essayer d’assembler les pièces d’un puzzle bien compliqué, au risque de laisser de côté l’intrigue et les personnages d’un premier livre pour embrayer sur le deuxième et les suivants…
J’avoue avoir été un moment perdue dans l’intrigue, parmi tous ces personnages (surtout les membres des gangs) et avoir vraiment eu l’impression d’entamer un nouveau roman avant d’avoir pu connaître la fin du précédent. La toute fin du roman éclaire bien évidemment le puzzle, mais comme je l'ai dit, tout ça arrive plutôt comme un cheveu sur la soupe. 
 
Extrait du journal de Milla :
"Notre vie est composée de 22000 jours en moyenne. Combien nous restent en mémoire, nommés et datés ? 10, 12 ?... Anniversaires, mariage et divorce, séparations, décès, puis quelques Grandes Premières… Les traces des autres jours s’usent peu à peu. Résultat : la vie consiste en fin de compte en l’équivalent d’un mois de jours dûment enregistrés en mémoire et d’une poignée de souvenirs non datés. Il faudrait vivre en sorte que chaque jour laisse une trace. Mais comment faire ? " (p345)

--> Voir la rubrique "polars" et les Lectures d'Afrique

jeudi 27 décembre 2012

Prendre des photos de concert avec un compact numérique

Scorpions - Matthias Jabs, Rudi Schenker
Toujours armée de mon fidèle Panasonic Lumix TZ3, j’ai testé un certain nombre de réglages parfois catastrophiques avant de trouver l’oiseau rare lors du concert des Scorpions en novembre 2012
 
(voilà pourquoi j’ai posté tant d’articles de ce concert sur le blog : c’est le 1er concert où les photos sont dignes de ce nom !
et je reconnais que le groupe irradiait de bonheur en jouant - la der des ders, leur tournée d'adieu -et du coup super photogénique.

Donc, réglage tout simple :
  • surtout pas de flash (interdit)
  • mode "scène"
  • option "lumière bougie" !!
Si les jeux d’éclairage du concert sont énormes, on peut alors choisir l’option "feu d’artifice".


Scorpions - M. Jabs, R. Schenker, P. Maciwoda





En l’absence de mode scène, on peut se rabattre sur un réglage en mode "image normale" (P), ISO élevé 800 ou 1600. La photo aura du bruit mais l’image devrait au moins être nette.
 
En cas de photos surexposées ou sous-exposées :

... certains appareils permettent de compenser l’exposition grâce au petit bouton «+/-. 

En cas d’image surexposée, appuyer sur le bouton et diminuer l’exposition jusqu’à -1 voire -2.

Si les images sont trop sombres (sous-exposées), augmenter l’exposition jusqu’à +1 ou +2.


Scorpions : Send me an Angel (Orleans 2012)
Scorpions : Klaus, Rudi et Matthias (Orleans 2012)
Bonnes photos et enjoy the show !!!
 
--> voir la rubrique "musique" du blog

lundi 24 décembre 2012

Le jardin de décembre 2012 : Noël au balcon...

Aujourd'hui, 24 décembre 2012 : veille de Noël, soleil et températures douces (13°) en région parisienne. Petit tour au jardin :
Euphorbe et camomille sauvage (03/12)

Rose (un peu fanée certes), le 24/12
ça sent le printemps, des bourgeons, et même des pousses bien parties sur les pieds des fenouils...
Quelques fleurs ici et là au jardin : roses, camomille, une giroflée, des boutons de rose trémière, le jasmin d'hiver.
Et une rose de noël (hellébore) en bouton.

Les jolies baies du houx ont été croquées par les oiseaux depuis belle lurette, restent les baies noires du chèvrefeuille.
Voici un aperçu de mon jardin en ce mois de décembre, un peu de givre au petit matin en début de mois, les feuilles sont tombées des arbres, ne reste dans le platane que ses décorations d'hiver : des guirlandes de pommes de pin qui servent également de refuge aux araignées...
Et dans tout le jardin, place en hiver aux décos de jardin : bouteilles colorées, coquillages, animaux en résine, mobiles et tuteurs en fonte etc.

Un des derniers boutons
de rose trémière (03/12)
Rose trémière (24/12)
belle comme une sculpture




Jasmin d'hiver (24/12)

Gurilandes de pommes de pin

Araignée morte pendouillant de sa pomme de pin

Petites roses de rocaille (24/12/2012)
--> voir les autres billets de ma rubrique "jardin"... et la page "jardin" du blog !


SCORPIONS : Big City Nights - Rock You like a Hurricane, live 2012


Scorpions : Big City Nights (Orleans, 2012)
De l'album Love at first Sting (1984), au concert de Scorpions le 27/11/2012 au Zénith d'Orléans, nous avons eu :

- bien sûr Big City Nights (16e titre, photos prises durant le morceau, ci-contre) et les lettres ORLEANS clignotant dans la vidéo des BCN!

- Still Loving You (1er rappel, 17e titre)

- mais aussi Rock You like a Hurricane...  évidemment (dernier morceau du concert, 19e titre) !
C'était la dernière chanson de ce concert de la tournée d'adieu The Final Sting Tour... mince, dur dur quand même. Dire qu'ils raccrochent.
 
Rock You like a Hurricane est une chanson aux paroles composées par Klaus Meine et Herman Rarebell, et je pense que le ton très "hot" des paroles traduit l'influence de Herman plus que de Klaus.
La musique est bien sûr composée par Rudi Schenker.
C'est à la fin de cette chanson que figure le titre de l'album "Love at First Sting".

Ce fut donc le dernier des 19 titres d'adieu que nous offrirent les Scorpions à ce concert d'Orléans.
Un concert fantastique, on les aime nos Rudi, Matthias et Klaus, et les jeunots aussi.
Le groupe prend sa retraite, mais Matthias est encore jeune, quelle frite sur scène ! On le verra peut-être à nouveau, si ce n'est dans sa music shop à Munich (ce sera l'occasion !), quant à Klaus et Rudi, que de bonnes choses à leur souhaiter. Et les chansons de Scorpions continueront de nous rythmer ! Long live ...
NB : Michael Schenker (le frérot) sera en tournée en France en 2013...

Video de Rock You Like a Hurricane (Orleans, 27/11/2012)


Scorpions : après Rock You Like a Hurricane
End of the show...  (Orleans, 27/11/2012)
Les mediators et les baguettes pleuvent sur le public !
Rock You like a Hurricane :
It´s early morning - The sun comes out
Last night was shaking And pretty loud
My cat is purring And scratches my skin
So what is wrong With another sin
The bitch is hungry She needs to tell
So give her inches And feed her well
More days to come New places to go
I´ve got to leave It´s time for a show
Here I am, rock you like a hurricane x 2
My body is burning It starts to shout
Desire is coming It breaks out loud
Lust is in cages Till storm breaks loose
Just have to make it With someone I choose
The night is calling I have to go
The wolf is hungry He runs the show
He´s licking his lips He´s ready to win
On the hunt tonight For love at first sting

Here I am, rock you like a hurricane...

--> Les autres billets du concert fabuleux de Scorpions, Orléans, 27/11/2012 :

--> Voir la suite de la rubrique "musique" du blog !

dimanche 23 décembre 2012

SCORPIONS : Blackout - The Zoo, live 2012 Orleans

Deux morceaux cultissimes du rock des années' 80, et sans âge car intemporels (musique ET paroles). La grande époque, incroyablement restituée sur scène lors de la tournée d'adieu des Scorpions. 

Notre CD Blackout
customisé par mes soins...
 Blackout !

Album éponyme culte de notre jeunesse, en 1982.
Une pochette cultissime aussi... (autoportrait de l'artiste Gottfried Helnwein), que je me suis plu à photographier sur un fond un peu "space" (ci-contre).
Des paroles connues par coeur, même enfouies dans la mémoire qui resurgissent spontanément en plein concert. C'est ça, la musique culte.

La surprise du concert : Rudi Schenker qui arrive sur scène pour Blackout, grimé comme la figure de la pochette ! (voir la vidéo ci-dessous)
et, quelques brefs instants, toutes les lumières s'éteignent avant que retentisse le Blackout hurlé par Klaus... et nous, et moi à fond les poumons !!!

BLACKOUT :
I realize - I missed a day
But I'm too wrecked to care anyway
I look around and see this face
What the hell have I lost my taste
Don't want to find out... Just want to cut out !
My head explodes, my ears ring
I can't remember just where I've been

The last thing that I recall - I got lost in a deep black hole
Don't want to find out... Just want to cut out !

Blackout - I really had a blackout
I grab my things and make my run
On the way out, another one
Would like to know before I stop
Did I make it or did I flop
Don't want to find out, Just want to get out -
Blackout...
Video de Blackout, Orléans, 27/11/2012 


The Zoo : une chanson composée en 1980 sur l'album Animal Magnetism destiné à séduire le public américain.
La chanson évoque donc New York et l'Amérique... le zoo quoi !

Super morceau, super paroles de Klaus Meine. Super tout.

Vidéo de The Zoo (Orleans, 27/11/2012) 
 
Et le concert nous a permis de découvrir que le bruitage si célèbre en milieu de morceau ne provient pas d'une distorsion de guitare... mais de la voix ! (en l'occurrence au concert d'Orléans, c'est Matthias Jabs qui s'y colle à merveille).
Scorpions : Rudi et Matthias / The Zoo
Quelle complicité et quelle joie de jouer
Heureux public ! Orleans, 27 novembre 2012

THE ZOO :
The job is done and I go out
Another boring day
I leave it all behind me now
So many worlds away
I meet my girl
she's dressed to kill
And all we gonna do
Is walk around to catch the thrill
On streets we call the zoo
We eat the night, we drink the time
Make our dreams come true
And hungry eyes are passing by
On streets we call the zoo
Enjoy the zoo
And walk down forty second Street
You wanna be excited too
And you will feel the heat
We eat the night, we drink the time
Make our dreams come true
And hungry eyes are passing by
On streets we call the zoo
Enjoy the zoo...


Scorpions : Make it Real












Du même album Animal Magnetism,
Scorpions a aussi joué ce soir-là Make it Real (not fantasy...)
sur fond de jeux de lumières bleus
(voir photo ci-dessus prise durant le morceau).

--> les autres billets du concert fabuleux de Scorpions, Orléans 2012 :
--> Voir aussi le reste de la rubrique "musique" du blog !

mercredi 19 décembre 2012

Yasmina Khadra : "Ce que le jour doit à la nuit"

***** Réf géographique : Algérie / France (2008)
Je garde un sentiment mitigé sur ce roman d'un auteur que j'apprécie depuis longtemps. Si ce livre n'avait pas été tant encensé par les critiques, peut-être l'aurais-je certainement apprécié plus aisément. Mais je suis restée sur ma faim, avec cette histoire d'un enfant à cheval sur deux familles, deux religions, deux populations qui s'entre-déchirent, puis d'un ado et d'un homme qui rate les grands rendez-vous de sa vie.
- Le style de Yasmina Khadra est particulièrement éloquent dans ce livre, voire grandiloquent par moments. Plusieurs expressions érudites m'ont fait prendre le dictionnaire, ce qui est toujours instructif, mais à la longue, j'ai trouvé cela pesant (comme le dico...) : immarcescible, succube... Mais de belles descriptions des paysages aussi, et de la poésie tout de même.
- L'histoire m'a semblé plutôt tirée par les cheveux, depuis l'exil de la famille de Younes dans les bas-fonds de Jenane Jeto, la misère, le comportement du père, le bon oncle éduqué, riche et pharmacien... le changement de vie de Younes qui devient Jonas, s'intègre comme un poisson dans l'eau à la bande de copains pieds-noirs, tombe amoureux et se fait bêtement (dans une scène peu convaincante) interdire d'approcher Emilie. Plutôt qu'une belle histoire d'amour, c'est une histoire de rendez-vous manqué, d'indécision et d'hésitations. En revanche, ce livre est un bel hymne à l'amitié entre cette bande de garçons.
- NB : J'ai été surprise de la façon dont est évoquée la deuxième guerre mondiale dans le récit : de très loin, avec un focus sur un soldat américain inintéressant (Joe... eh oui, GI Joe !).

Cela étant dit, je ne déconseille pas la lecture de ce roman, mais d'aucuns risquent de le trouver, comme ce fut mon cas, longuet, et le personnage principal... un tantinet ennuyeux.
 
"Oran était une ville magnifique. Elle avait un ton singulier qui ajoutait à sa jovialité méditerranéenne un charme immarcescible. Tout ce qu’elle entreprenait lui allait comme un gant. Elle savait vivre et ne le cachait pas. Le soir, c’était magique. Après la canicule, l’air se rafraîchissait et les gens sortaient leurs chaises sur le trottoir et passaient de longues heures à bavarder autour d’un verre d’anisette. De notre véranda, nous pouvions les voir griller des cigarettes et entendre ce qu’ils se racontaient. Leurs grivoiseries sibyllines fusaient dans le noir telles des étoiles filantes et leurs rires gras roulaient jusqu’à nos pieds, pareils aux vagues qui viennent nous lécher les orteils au bord de la mer." (p97)

"Un éclair illumina les ténèbres. La pluie tombait doucement. Les carreaux étaient en larmes. Je n’avais pas l’habitude de voir pleurer les vitres." (p298)

"Chaque matin, j’avais hâte de retrouver la nuit pour me soustraire au chaos des jours ; chaque soir, dans mon lit, je redoutais de me réveiller au cœur des absences." (p337)

"Puis je rencontrai la guerre… la guerre grandeur nature, le succube de la Mort, la concubine féconde du Malheur..." (p338)

--> voir aussi la rubrique "Lectures d'Afrique" et "Sélection de lectures d'Algérie"

dimanche 16 décembre 2012

Space Invader : et de 4 ! et du Street Art rue des Pyrénées


Rideaux de fer animés rue des Pyrénées
et les chats de C. Marker - Paris 20e
M'en allant en RV dans le 20e, rue des Pyrénées, métro Maraîchers...
Tôt le matin, les commerces sont encore fermés et les rideaux de fer abaissés : belle surprise avec des peintures hautes en couleur de chaque côté de la rue...
La même signature d'artiste, pour une société d'enregistrement avec le message : "I love it raw" (1er jour : une affiche Titeuf sur la devanture de la boulangerie voisine, 2e jour : les yeux de Maria Callas !)
Une autre d'informatique, puis une pizzeria (artiste différent)...

Et me voici empruntant la rue des Orteaux, passant sous le petit pont de chemin de fer,
et tombant en arrêt devant un superbe Space Invader infirmier...

Space Invader infirmier
rue des Orteaux

Dans la rue Courat, une peinture murale des chats de Chris Marker.


Au moment du déjeuner, j'emprunte une autre rue (rue de Vitruve) et passe sous un petit pont de la même voie ferrée :

et voilà un deuxième Space Invader qui me fait coucou ! Un jour joyeux !

Space Invader rue de Vitruve
(pont voie ferrée)

J'adore l'idée de découvrir seule à l'aveuglette ces copines mosaïques, sans avoir visualisé à l'avance les adresses des Space Invaders. Bon, je n'en suis qu'à 4, mais 4 petits moments de joie enfantine ! A mon âge (adulte,what else...), je roucoule comme une gamine à chaque découverte d'un petit Space Invader !

--> voir la rubrique "Street Art" de mon blog, et la rubrique "ART" tout court...

dimanche 9 décembre 2012

DEEP PURPLE à Paris 2012 : toujours des géants

1e image du concert : les lettres cultes
 s'affichent et c'est le coup au coeur !
Deepest Purple... Ian Gillan et Steve Morse en haut
tout le band en bas
Mon 3e concert de DEEP PURPLE...
le 13/11/2012  au Zénith de Paris.

Le "MARK VIII" de DP : avec toujours les deux Ian : Gillan et Paice, Roger Glover, + Steve Morse qui a succédé à Ritchie et Don Airey (ex-Rainbow, Gary Moore, Ozzy...) qui remplace Jon.
Voir encore une fois cette "perfect legend" de la musique, c'est que du bonheur...

Ils sont en forme. cependant Ian Gillan ménage quand même sa voix, il ne fait plus ses "vocalises" Jesus Christ Superstar... sur Strange Kind of Woman.
Et plusieurs solos de guitare et clavier lui laissent le temps de souffler. 
 
A vrai dire, Steve Morse a eu sa part belle d'envolée solos !!! Sur les écrans géants, on ne semblait voir que lui, tandis que j'ai trouvé Roger Glover plus en retrait (pas musicalement mais scéniquement parlant, peu enclin aux devants de scène et focus sur écran géant).
Evidemment, Ian Paice s'est éclaté sur The Mule...
Et Don Airey s'est accordé un solo longuissime (où l'on constate son génie aux claviers) et éclectique (pour ne pas dire fourre-tout !) : bien sûr, des morceaux de DP, mais aussi du Mozart (Radetzky march), La vie en rose, et en fin de solo, il a fait joujou avec ses instruments en nous saturant d'effets de bruits d'avion... peut-être un hommage au dernier James Bond qui venait de sortir ? mais cette débauche de bruits bizarres fut pour moi "too much").
Mais ce fut quand même un GRAND concert, un moment d'exception et de voyage dans le temps. Bonheur de se dire que l'on continue de faire son chemin de vie aux côtés de ce groupe incontournable de notre vie musicale.

Vidéo de Smoke on the water (Paris, 2012)


Deep Purple - Roger Glover, Steve Morse
Don Airey

La setlist du 12/10/12 :
  1. Fireball (Fireball, 1971)
  2. Into the Fire (In Rock, 1970)
  3. Hard Lovin' Man (In Rock, 1970)  
  4. Maybe I'm a Leo  (Machine Head, 1972) 
  5. Strange Kind of Woman  (Made in Japan, 1972) 
  6. The Battle Rages On (The Battle Rages On, 1993)
  7. Contact Lost (Bananas, 2003)
  8. Guitar Solo
  9. Wasted Sunsets (Perfect Strangers, 1984)
  10. The Well-Dressed Guitar (Rapture of the Deep, 2005)
  11. The Mule - drum solo (Made in Japan, 1972)  
  12. Lazy (Machine Head, 1972)  
  13. No one came (Fireball, 1971) 
  14. Keyboard solo
  15. Perfect Strangers (Perfect Strangers, 1984)
  16. Space Trucking (Machine Head, 1972)  
  17. Smoke on the Water (Machine Head, 1972)  
  18. Hush (Shades of Deep Purple, 1968)
    Deep Purple, Paris 2012
  19. Black Night (single, 1970)

Retour sur mon 1er concert Deep Purple, culte !!! : le 8 juillet 1985 à Bercy...

Avec ma copine Valérie, pour la tournée Perfect Strangers, avec Ian Gillan et Ian Paice, Roger Glover, Ritchie Blackmore et Jon Lord : le MARK II reconstitué. God, 27 years ago...
La setlist july 1985 : Highway Star - Nobody's Home - Strange Kind of Woman - Blues - A Gypsy's Kiss - Perfect Strangers - Under the Gun - Lazy - Knocking at Your Back Door - Difficult to Cure (Rainbow cover) - Keyboard Solo (Jon Lord) - Space Truckin' - Rappel: Woman from Tokyo - Black Night - Smoke on the Water.
1ere partie : MOUNTAIN.
Voir la video complète du concert du 09/07/85 (lendemain : Ian enrhumé hélas et qui tient son micro à des kms...)
Vidéo de Space Trucking (Paris 2012)


             Vidéo de Perfect Strangers (Paris, 2012)


Vidéo de Steve Morse solo de guitare (Paris, 2012)


Steve Morse's signed guitar pick

  
Mon 2e concert Deep Purple... le 20 février 1987 à Bercy : pas le meilleur souvenir !

... Pour la sortie de leur 12e album, The House of Blue Light, avec Fredi.
MARK II mais avec des frictions, ça sent la fin d'une ère : engueulades sur scène entre Ritchie et Ian Gillan. Une tension palpable, chacun dans son coin, Ritchie qui fait la tronche, Ian éméché semblait-il. Carrément en (premier) rappel, Ritchie qui entame Smoke on the water... seul sur scène, et les autres qui ne reviennent pas !!! Il est obligé de s'interrompre, tout seul sur scène (!!!) et de battre en retraite. ouh ouh... Quelle stupeur dans le public, on a les jambes sciées !
La setlist du 20 Febr 1987 :
Highway Star - Strange Kind of Woman - The Unwritten Law - Dead or Alive - Perfect Strangers - Hard Lovin' Woman - Child in Time - Difficult to Cure (Rainbow cover) - Knocking at Your Back Door - Lazy - Space Truckin' - Rappel : Smoke on the Water (premiers riffs seulement ! ô misère !!!).
Appel aux fans de DP présents lors du Bercy 1987 :
Ont-ils joué ou non Child in Time ??? Depuis belle lurette, le groupe ne la joue plus en concert (ni Speed King au passage), mais d'après moult témoignages concordants, CIT était de la partie ce soir-là...
En 1ere partie du concert Deep Purple du 20/02/1987 à Bercy : BAD COMPANY (merci à François D., l'internaute attentif et expert, et le fan de bonne musique !)

--> Voir aussi "Jon Lord : Deep Purple are gonna wear purple" et la chronique "musique" de ce blog

NB : Deep Purple était invité au JT de France 2 le lendemain du concert le 14/11/2012 et ils ont joué Smoke on the Water en version jazzy (bon : Dan s'éclate, Ian s'amuse, Roger idem... mais Steve ne semble vraiment pas dans son élément avec du jazz !)


mardi 4 décembre 2012

A quoi ressemble le bureau parisien d'une passionnée de jardinage !


Derrière l'écran de verdure, mon écran d'ordi... et des cactus
(boutures bien sûr !) pour "faire front aux ondes magnétiques"...

Oh que oui... je jardine dans mon vrai jardin (banlieue sud de Paris), et cela me fait un bien fou. J'adooooore !

Noyau d'avocat
(croissance fulgurante)
Alors au bureau, dans un quartier absolument sans verdure : comment survivre au béton, aux tours, aux parkings glauques, à la circulation intense du périph' pas loin, la pollution, pas un brin d'herbe sur le parcours depuis le métro au bureau !

Et le pompon : une fois au bureau, 6e étage, immeuble climatisé aux fenêtres condamnées : pas d'air extérieur, pas de balcon, pas de verdure... ?

La réponse est simple : 
S'aménager un poumon de verdure avec les moyens du bord, et y veiller avec amour ! (les collègues : ils en sont babas !!!, une mini-Amazonie en plein espace confiné !).

Bégonia et boutures
pépin de citron germé
(origine : cantine du travail)
Alors vaille que vaille, j'ai adopté et redonné vie à deux grosses crassulas desséchées (cf. photo du haut : ce sont elles, les magnifiques plantes grasses pareilles à des petits arbres !) laissées par une responsable partie à la retraite, et j'ai récupéré quelques pépins des citrons que la cantine met à dispo à volonté (!!!), et 3 noyaux d'avocats :

... et voilà, enfouis dans les pots, les pépins et noyaux ont pointé leurs petites tiges, et maintenant ils s'éclatent, et ce sont les bébés du service !!!

J'ai aussi coupé une tige du bégonia rose de mon salon et, sachant que chez le bégonia, tout prend racine, je l'ai replantée sans ménagement dans un vulgaire pot de plastique, ainsi que trois feuilles tombées (!! oui ça marche avec une simple feuille de bégonia : on pique la tige de la feuille dans la terre et on raccourcit un peu l'extrémité de la feuille). Et voilà quelques semaines plus tard, le résultat : une plante qui est heureuse de vivre, et qui pousse à vue d'oeil !
Pour la petite histoire qui ne doit intéresser que moi, ce fameux bégonia, je le dois à une tige coupée par une collègue de l'OMI il y a ... plus de 20 ans quand je me lançais dans mon 1er job sérieux de retour en France ! (comme quoi, je suis conservatrice et prends grand soin des choses qui me sont chères !).

dimanche 2 décembre 2012

Identification de l'abeille Halictidae: Halictus scabiosae

Retour sur la période faste et chargée de cet été, quand je ne savais plus où donner de l'objectif pour photographier tous ces insectes qui butinaient à tout va mes fleurs !

Abeille halicte (halictus scabiosae) en plein butinage sur une centaurée
Un aimable internaute (qui a vu ma video sur YouTube) m'a donné le nom exact de cette abeille filmée en plein ramassage intensif de pollen (super vidéo !). Il s'agit finalement d'une Halictidae: Halictus scabiosae. Sur la vidéo, cette abeille est incroyablement active, elle amasse le pollen sur ses cuisses sans discontinuer, c'est un modèle de perfectionnisme au travail.
 
Je cite l'ami Wiki : "Les Halictidae (nom vernaculaire : Halictes) forment une famille d'insectes de la super-famille des Apoidea et de l'ordre des hyménoptères.
Elles sont parfois appelées abeilles de la sueur et sont des agents de pollinisation."
 
Vite, je mets à jour ma page "Habitants de mon jardin" !
Et merci à tous pour les compléments d'infos sur les bestioles non ou mal identifiées...
 

lundi 26 novembre 2012

Soutine, le peintre aux magnifiques portraits déformés et paysages tortueux

Affiche Soutine (M. Castaing) dans le métro
Vite, sortie du bureau anticipée vendredi et direction le Musée de l'Orangerie au Jardin des Tuileries.

Chaïm Soutine (1893-1943) est né à Minsk (actuelle Biélorussie) au sein d'une famille juive d'origine lituanienne.
Il débarqua à Paris en 1913, et rencontra le succès dès 1922 quand le collectionneur américain Julian Barnes lui achète 50 tableaux et le marchand collectionneur parisien Paul Guillaume 22. Soutine ne connut donc pas une vie d'artiste de galère, et l'on ne peut imputer son style dit "tourmenté" aux tourments de la vie qu'il aurait pu traverser à l'instar d'autres artistes.


L'expo distingue les trois grands thèmes de ses peintures : portraits (j'ai beaucoup aimé), paysages (j'ai trouvé certains très beaux, d'autres moins attirants) et des natures mortes notamment d'animaux ou carcasses (hormis ses natures mortes de glaïeuls, je n'ai pas ressenti d'attrait particulier pour celles d'animaux morts). J'ai du reste pressé le pas dans la salle des natures mortes... pas mon truc.

Un beau portrait de Soutine réalisé par son ami Modigliani nous accueille à l'entrée de l'expo.
Ensuite, nous sommes happés par une succession de portraits absolument magnifiques peints par Soutine, dont celui représentant la décoratrice et mécène Madeleine Castaing (affiche officielle de l'expo).

Soutine : La jeune Anglaise (1934)
Les visages sont particuliers : tous présentent une déformation, le sourire tordu ou le nez immense, les oreilles en feuille de chou, les yeux mal alignés, les traits parfois grossiers... en contraste avec leurs costumes ou tenues apprêtés.
Ces portraits m'ont rappelé les formes torturées du peintre autrichien Egon Schiele. Les connaisseurs expliquent que Soutine est très sensible à ses modèles et que les grimaces ou distorsions qu'il leur inflige sur ses tableaux reflète son interprétation de la psychologie particulière de ces modèles.

J'ai beaucoup aimé le portrait de jeune fille anglaise peint par Soutine. On dirait le portrait craché de mon amie londonienne Maxine !

Le portrait de Mme Castaing montre cette très belle femme élégamment vêtue d'une robe rouge et d'un manteau bleu - "le visage triangulaire au nez étiré, légèrement décalé, la bouche  rouge, le regard scrutateur révèlent la force de son caractère". (plaquette de l'expo).
 
Affiche Soutine Paris métro Nation :
Ordre et chaos...


"Sensibilité extrême et véritable passion pour ses personnages" (plaquette expo).









Les paysages n'obéissent à aucune perspective académique, les routes serpentent, les villages ondulent, les arbres déploient des branches dans tous les sens. 
Paysage (1922/23)

Arbre couché (1923/24)














La maison blanche (1918)






Arbres convulsés, branches sinueuses. Paysages balayés par le vent.
Impression de tourbillons.
Les couleurs sont souvent vives et contrastées.
Certains tableaux font penser à Van Gogh.

Soutine Jardin des Tuileries

Une expo à ne pas manquer !


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