mercredi 29 novembre 2017

MUSE live, c'était aussi géant !

En farfouillant dans mes archives de concert, je retombe sur le dossier Muse ! "Drones Tour", le 1er mars 2016, à l'Arena de Paris (ex-Bercy). Super show, avec le groupe placé sur une estrade au milieu de la salle : chacun quelle que soit sa place avait droit à un Muse (oh !). Nous nous sommes retrouvés côté Matt Bellamy 😍. Ils ne sont que trois, mais qu'est-ce qu'ils dégagent...
"Time is running out" (Paris/Arena, 01/03/2016)

Pas joyeux les lyrics pourtant, il s'agit dans l'album Drones de réussir à s'arracher de l'endoctrinement par les drones, qui ont fait de nous des machines. Les titres des morceaux de cet album sont significatifs : Dead Inside - Psycho - Mercy - Reapers - The Handler - Defector - Revolt - Aftermath - The Globalist - Drones. La scénographie est à l'image des paroles, angoissante, violente, on baigne en plein HG Wells et Huxley. Puis le set s'illumine, "We will be victorious..."
Le choix de l'enchaînement des morceaux est subtile.
“To me, 'Drones' are metaphorical psychopaths which enable psychopathic behaviour with no recourse.  The world is run by Drones utilizing Drones to turn us all into Drones.  This album explores the journey of a human, from their abandonment and loss of hope, to their indoctrination by the system to be a human drone, to their eventual defection from their oppressors." (Matt Bellamy, official Muse Website, 2015)
Muse : "Uprising" (Paris / Arena, 01/03/2016)

Ce soir-là, le groupe a joué des morceaux inattendus auxquels on ne s'attendait pas au vu des setlists précédentes (Take a Bow, Butterflies & Hurricane...).
Ah oui, dernière remarque après je vous laisse voir les vidéos : première fois que je voyais une basse lumineuse ("fluorescente"), dans les mains de Christopher Wolstenholme. On aurait dit dans le noir un joujou de Noël pour petits (suis en forme pour les commentaires, dis-donc !)
Muse : "Starlight" (Paris / Arena, 01/03/2016)
Setlist du 01/03/2016 :
1. [Drill Sergeant] Drones + Psycho
2. Dead Inside
3. Interlude + Hysteria ('Vuilstamen' riff + AC/DC's ' Back In Black' riff outro)
4. Butterflies & Hurricane (Tour debut; First time live since 2014)
5. The 2nd Law: Isolated System (Shortened)
6. The Handler
7. Resistance
8. Map of the Problematique (Rage Against The Machine's '… more )
9. Supermassive Black Hole (The Jimi Hendrix Experience's 'Voodoo Child' intro)
10. Prelude
11. Starlight
12. Munich Jam (Fast ending)
13. Madness
14. Blackout (Tour debut; First time live since 2013)
15. Enregistrement discours de JFK + Reapers
16. Time Is Running Out (Led Zeppelin's 'Heartbreaker' riff outro)
17. Uprising (Extended outro)
18. Mercy
19. The Globalist + Drones (Reprise)
Encore :
20. Take a Bow (Tour debut; First time live since 2011)
21. Knights of Cydonia (Ennio Morricone's 'Man With a Harmonica' intro; w/ confetti)

Muse : "Mercy" (Paris/Arena, 01/03/2016)

Bon, je pourrais m'en passer mais je n'y arrive pas... mon petit commentaire girly sur l'idylle qui a uni quelques années durant Matt et Kate Hudson, actrice que j'avais trouvée archi-drôle dans le film (girly) "How to lose a guy in ten days" (avec un autre Matt, craquant itou). Le seul rôle de cette actrice qui m'ait marquée. A part ça, j'admets que je regarde d'autres sortes de films (ICI).

Plus sérieusement, je me rends compte que je n'ai pas encore rendu leur hommage mérité à ASAF AVIDAN (17/03/2017), WHITESNAKE (19/07/2016), Girls in Hawaï (pourtant vus deux fois !) et puis mince alors c koi ce cirque : toujours pas raconté le culte FLEETWOOD MAC ni ROGER WATERS/The Wall tour ! Il va falloir arrêter de procrastiner en regardant 15 fois de suite Kate Hudson dans son rôle phare... 😉

--> Ma chronique "musique" et la page de mes concerts... Long live Rock'n'roll !!!

dimanche 26 novembre 2017

Ian Manook : "La mort nomade"

***** 2016,
Suite et fin de la trilogie en terre mongole...
- le tome 1 ("Yeruldelgger") était génial, MAGISTRAL : *****
- le tome 2 ("Les temps sauvages") bien, avait perdu une étoile en route : ****
- et ce tome 3 a décoché ***...

Un troisième tome à la fois passionnant... et bancal. 
Yeruldelgger vieillit et son besoin de sagesse et sérénité s'en ressent. Il opte pour une retraite auprès de ses racines, dans sa yourte, dans le désert, se préparant tranquillement au concours de tir à l'arc du prochain naadam. Il est redevenu nomade.
Enfin, c'est ce qu'il aurait souhaité. Mais, justement, la communauté nomade fait face à des enlèvements de jeunes filles, et le policier qui sommeille en lui se trouve contraint de reprendre du service.
Voyage en Mongolie..."à l'époque d'avant l'assaut"
De la violence, il y en a.
Des méchants, pléthore ; une archi-méchante, sorte de Cruella d'Enfer mais pas pour les petits chiots, elle en est...
Des détours géographiques insolites, on n'y échappe pas : Manhattan, l'Australie... Un tour du monde un peu trop développé à mon goût. Les enjeux restent la mainmise sur les ressources de ce pays immense, vampirisé par la corruption, proie de toutes les convoitises, et dont la communauté nomade ancestrale perd son âme, minée par la pauvreté, l'alcool...
Un gros choc, le lecteur y a droit.
La fin, on doit la relire deux fois, pour être sûr d'avoir compris. Et après, KO !

Ian Manook aura captivé son lecteur pendant quelques années, brinquebalé aux côtés de Yerul, on buvait le thé au beurre salé et mangeait de la marmotte farcie aux galets chauds. Triste de le quitter, c'est peu dire. Merci l'auteur.

--> Voir mes "lectures d'Asie centrale" et ma chronique "polars"

dimanche 19 novembre 2017

Des films hispanophones de grande facture

Après notre grande vadrouille mexicaine en famille, nous maintenons le cap grâce au cinéma latino-américain et espagnol.

😁 "Les drôles de poissons-chats" /"Los insólitos peces gato" - de Claudia Sainte-Luce (Mexique, 2014) avec Ximena Ayala, Lisa Owen, Sonia Franco 
"La réalisatrice Claudia Sainte-Luce a 22 ans lorsqu'elle fait la connaissance de Martha à Guadalajara. Elle vécut deux ans avec Martha, veuve quadra atteinte du sida, mère de famille, avant que Martha meure. C'est son histoire qu'elle raconte à travers Les Drôles de poissons-chats. 
Des personnages très attachants, on ne peut plus naturels, sans pathos (une des filles de Matha, Wandy, est jouée par la "vraie" Wendy...). une belle leçon d'humanité, une femme formidable, cette Martha, jamais défaite ou défaitiste, toujours dévouée à ses enfants et à sa nouvelle gamine, Claudia.
J'ai hâte de revoir ce film.

😏 "Lake Tahoe" de Fernando Eimbcke (Mexique, 2008), avec Diego Catano, Hector Herrera,  Daniela Valentine, Juan Carlos Lara, Yemil Sefami (Prix FIPRESCI, Prix Alfred Bauer semaine de la critique, Allemagne)
Un film qui surprend de prime abord par sa réalisation hors normes : de longs plans fixes dépeignent la ville plombée par le soleil, les rues vides, une route déserte...
L'action commence en montrant un ado (Juan) marchant le long de la route, et à proximité, une auto qui a heurté un arbre, sur cette même route déserte. C'est le début d'une longue journée en quête d'un garage, qui va donner lieu à des rencontres incongrues (le vieux garagiste et son chien, une punkette et son bébé, un jeune mécanicien féru d'arts martiaux)...
Des rencontres qui soulageront brièvement Juan du poids du quotidien : sa mère enfermée dans la salle de bain, noyée de chagrin, son petit frère réfugié dans une tente au milieu de la cour, le téléphone qui sonne pour présenter des condoléances.
On comprend que le père est décédé récemment. Sur la voiture accidentée, un autocollant "Lake Tahoe"...

😥"Tuer un homme" / "Matar a un hombre" d'Alejandro Fernández Almendras (Chili, 2014), avec Daniel Antivilo (Kalule), Daniel Candia (Jorge), Ariel Mateluna (Jorgito) - Grand Prix du meilleur film étranger au Festival de Sundance 2014
Film noir, comme tous les films latino-américains vus récemment (Despuès de Lucia...).
Un pavillon de banlieue assez coquet et une petite vie de famille ordinaire, père (bûcheron diabétique), mère, fille, garçon.
Tout bascule quand une bande de voyous squatte le quartier et violente la famille. De violence en harcèlement permanent, la vie de la famille devient un enfer, l'unité familiale éclate, divorce, séparation... Le père devient comme un exilé dans sa forêt, à scier les arbres, pendant que la famille subit les agressions des voyous.
Le film se place du point de vue du père, éloigné mais désespéré de ne pouvoir protéger correctement sa famille. Correctement ? Oui, moult plaintes déposées à la police, témoignages, procès... Quand la police et la justice ne suivent pas, dans le Chili d'aujourd'hui, que faire ? C'est l'histoire d'"Un justicier dans la ville" avec Charles Bronson. Mais tiré d'une histoire vraie au Chili.
On en sort sans voix.

😲 "La Isla Mínima" (Espagne, 2015), d'Alberto Rodriguez, avec Raúl Arévalo, Javier Gutiérrez, Antonio de la Torre.
Film noir et polar. Dans l'Espagne post-franquiste des années '80, deux policiers que tout oppose enquêtent ensemble sur les meurtres d'adolescentes. Chacun a ses méthodes, chacun a aussi son passé...
En toile de fond, la campagne andalouse, glauque, merveilleusement filmée. Les acteurs sont saisissants.
Un film que j'ai trouvé très intéressant. Une fin glaçante.

😁 "Jiuletta" de Pedro Almodóvar (Espagne, 2016), avec Emma Suárez (Julieta à 50 ans), Adriana Ugarte (Julieta à 30 ans), Daniel Grao, Inma Cuesta, Dario Grandinetti, Rossy de Palma
Adapté d'un roman d'Alice Munro.
Brillant, époustouflant, en rupture totale avec la filmographie habituelle de Pedro Almodóvar.
Une mère, Jiuletta, perd soudain tout contact avec sa fille unique dès les 18 ans de cette dernière. Sans explications. Sans avertissement.
Chaque année, Jiuletta achètera un magnifique gâteau d'anniversaire pour donner l'illusion d'une fête d'anniversaire, lugubre, car le gâteau intact finit toujours à la poubelle. Pour tenter de comprendre, Jiuletta écrit un journal, interroge, fragilise son nouveau couple, bousille sa vie dans la quête de sa fille.
Et s'il s'agissait d'un abandon de sa mère par sa fille ? Quelles en seraient les raisons ? Des secrets de famille anciens ?
Un film remarquable, qui tient en haleine et bouleverse.

😁 "Les orgueilleux" (sous-titre : "Alvarado") film franco-mexicain d'Yves Allégret (1953), avec Michèle Morgan, Gérard Philipe, Carlos López Moctezuma, Víctor Manuel Mendoza, Michèle Cordoue, Arturo Soto Rangel
Que dire, film culte, que j'avais vu jeune et qui m'avait beaucoup marquée. La fête des morts au Mexique dans la région de Vera Cruz, Gérard Philipe déchu, alcoolique, Michèle Morgan, lumineuse, l'épidémie, la mort, l'amour.

😌 "La mort en ce jardin" / "La Muerte en el jardín" de Luis Buñuel (France/Mexique, 1956) avec Georges Marchal, Simone Signoret, Michel Piccoli, Michèle Girardon, Charles Vanel, Jorge Martínez de Hoyos
Bon, pas de jardin, mais de la jungle dans ce film noir, vraiment noir, et atypique. Les acteurs propulsés de France par Luis Buñuel sont excellents. Je n'aurais pas reconnu Piccoli en curé si je n'avais lu le générique. Dans un village, les émeutes éclatent après la nationalisation des mines de diamant. Un petit groupe s'échappe dans la jungle, et là, c'est en effet la loi de la jungle qui s'applique. Mazette, quelle fin...
Film tourné 3 ans après Les Orgueuilleux", au Mexique. trois mois de tournage à Catemaco et Cosamaloapan (État de Veracruz), Molino de Flores et Texcoco (État de Mexico).
Dixit Simone Signoret : "Enfin, il y avait le Mexique. Je défie qui que ce soit de ne pas tomber amoureux du Mexique - je ne parle pas des paysages, je parle des gens. J’ai l’air folklorique en parlant comme ça : tant mieux, le folklore a quelquefois du bon, quand il exprime son sens réel, c'est-à-dire quand il s’applique au mot « peuple ». J’irai même jusqu’à dire pueblo."

😐"Colonia" de Florian Gallenberger (Allemagne, 2016) avec Emma Watson, Daniel Brühl, Michael Nyqvist, Richenda Carey
L'intérêt de ce film est de nous informer sur la Colonia Dignidad fondée en 1961 au Chili par des Allemands dont Paul Schäfer, un ancien Nazi pédophile. Dans cet endroit reclus et hautement protégé, on y torturait aussi les ennemis du régime de Pinochet, et ce jusqu'à la chute du dictateur en 1991. Paul Schäfer finira par être arrêté en 2005 en Argentine.
Au-delà de cet aspect historique, l'histoire de Lena, hôtesse de l'air à la Lufthansa et de son petit ami Daniel, étudiant allemand, arrêtés au moment du coup d’État militaire de 1973, m'a parue tirée par les cheveux. Surtout la fin, peu crédible. Malgré tout, le film se laisse regarder.

😑"Jauja" de Lisandro Alonso (Argentine, 2014), avec Viggo Mortensen, Ghita Norby, Viibjork Malling Agger
Euh, je me suis concentrée, au début, les paysages splendides de Patagonie sous les yeux, puis suis allée faire un café, puis ouvrir la porte au chien, regarder dehors... sans mettre sur pause. Je suis revenue, ce n'étaient pas tout à fait les mêmes plans, mais presque. J'ai continué un peu, tout en me disant que je devrais en profiter pour faire aussi ma liste de courses, donner sa ventoline à mon toutou... Tout d'un coup, je me suis aperçue que le film se poursuivait à l'écran et que j'avais complètement décroché. Pourtant, ce film reflète selon LesInrocks "un cinéma d’esthète perché totalement enivrant". Il faut que je lui donne un jour une seconde chance.

Sans oublier :
😁"Siete cajas" de  Juan Carlos Maneglia et Tana Schémbori (Paraguay, 2012), avec Celso Franco, Lali González, Víctor Sosa Traverzzi, Nico García
Stupéfiant film, une claque, deux jeunes acteurs exceptionnels. A VOIR !!! mais donne peu envie d'aller voyager là-bas...
Le film est en "jopará", mélange d'espagnol et de guarani, les deux langues officielles du Paraguay.

Voir aussi mon p'tit avis sur :


--> ma p'tite chronique "ciné"...

RIP Malcolm Young

Malcolm Young est mort ce 18 novembre 2017 à 64 ans, rejoignant dans la foulée son frère George.

Je reprends cette citation de Libé qui écrivait il y a trois ans à propos du retrait de Malcolm de ses activités pour motif médical :
"Le rock perd officiellement un de ses plus exacts rythmiciens, de ceux qui ont un métronome à la place du cœur. La musique perd aussi un compositeur malin, qui avait compris l’importance du silence et des bruits, ces fameux temps d’arrêt entre les accords et ces sons d’attaque au médiator épais qui font d’AC/DC les tenants d’une esthétique du brutal". (Libération, repris dans Libé Next le 19/11/2017).
Macolm Young avait quitté le groupe en 2014 juste avant l'album "Rock or Bust". 
F. et moi avions assisté au concert d'AC/DC au Stade de France le 26/05/2015, où le neveu d'Angus et de Malcolm remplaçait ce dernier.

For those about to rock, we salute you.
Esse Desse, c'est ma jeunesse...
J'avais un crush pour "Touch Too Much", mon côté girly, mais à part ça j'aimais tout. 

En pleine dystopie : "Transperceneige" (film et BD)




























"Transperceneige" ***** de Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, complétée par 2 volumes supplémentaires par Benjamin Legrand

Une claque ! j'ai commencé par la BD, inlâchable, "page turner" comme on dit maintenant. La dystopie à son paroxysme.
"Parcourant la blanche immensité d'un hiver éternel et glacé d'un bout à l'autre de la planète roule un train qui jamais ne s'arrête. C'est le Transperceneige aux mille et un wagons.C'est le dernier bastion de la civilisation."


J'ai pensé au roman d'Antoine Volodine "Terminus radieux" (5 étoiles, génial) et son train fantôme condamné à rouler éternellement.

Après avoir dévoré cette BD, j'ai foncé sur le film, vu deux fois d'affilée :

😂"Snowpiercer, le Transperceneige" de Bong Joon-ho (Corée, 2013), avec Chris Evans (Curtis), Jamie Bell (Edgar), Tilda Swinton (Mason), Ed Harris (Wilford), John Hurt (Gilliam), Octavia Spencer (Tanya), Ewen Bremner, Song Kang-ho, Ko Hasung (Yona)...
Le film est une adaptation qui prend ses propres marques, mais qui tient la route et nous tient en haleine : nous sommes propulsés au milieu des wagons du Transperceneige, les machines sont oppressantes, la lutte des classes fait rage, la révolte gronde et les représailles sont féroces. 
Au fait, que mange-t-on dans ce train ?... ah, euh... 
Brillant, captivant, superbement filmé et joué. 

Tiens, un ours dans la neige...

lundi 13 novembre 2017

Kasabian live... festif et sportif !!!


Voilà, enfin vu Kasabian en live ce 11 novembre au Zenith !

Eh bien il faut tenir la forme, mazette quelle intensité ! 
Ils courent, jouent, sautent, haranguent le public, chantent, blaguent, nous disent de battre des mains, on bat des mains, de lever les bras, on lève les bras, de sauter, on saute, d'allumer les briquets bougies, on allume, de chanter, on chante (singing or crying out loud !), de nous asseoir, on s’assoit, de nous relever, on se relève, de sauter encore, on saute encore...

Tout le long du set, le grand Sergio Pizzorno (guitare, back vocals) fait participer le public sans nous laisser de répit.
Quel showman et sacré musicien... oui j'admets que c'est mon chouchou. Tom Meighan chante super bien et bouge aussi, mais Sergio met le feu à la salle.
A 23h, on a fini en sueur et en loques. Mal partout mais l'esprit archi joyeux. Un concert du feu de Dieu. Et pourtant, on a une pelletée de concerts derrière nous (voir ma page "concerts"), avec super ambiance et supers groupes... mais ce soir Kasabian a fait bosser le public autant que les musiciens !
Ill Ray (The King) - Paris, Zenith, 11/11/2017
Avant tout, il faut l'aimer, ce groupe footeux de Leicester (bien sûr, ils supportent le club de Leicester). Et le public était totalement fan, en majorité des quadras quinquas dans les gradins, et la fosse remplie de plus jeunes.

Le concert débute sur un air de générique hollywoodien (MGM je crois) puis des jeux de lumière projettent les larmes de la couverture de l'album "For crying out Loud" (c'est le roadie historique de Kasabian qui grimace sur la pochette). Un décompte de bips nous fait languir et bing la salle est chauffée pour "Ill Ray". 
Comeback Kid - Paris, Zenith, 11/11/2017

Puis s'ensuivent les titres cultes et les nouveautés du dernier album. Perso, j'aime bien cet album qui pourtant rompt avec la ligne rock et vire un peu à la britpop à la Coldplay (dixit F., que ce virage a déçu par rapport au Kasabian historique). "You're in love with a psycho" pourrait sortir de l'album "Right thoughts, right words, right action" de Franz Ferdinand, qui eux aussi avaient fait un virage moins rock avec cet LP.
Et puis, en concert, j'ai apprécié des morceaux que j'avais écoutés sans véritable flamme et que je réécoute depuis le show avec passion, comme "Wasted", que Tom a adressée au public féminin surtout : vrai qu'elle est girly cette tune, mais j'aime !!!
You're in love with a psycho - Paris, Zenith, 11/11/2017

Le groupe aligne 6 musiciens sur scène (nos deux gaillards chanteurs, + Chris Edwards /basse, Ian Matthews /batterie, Ben Kealey /keyboards et Gary Alesbrook à la trompette (eh voui, trumpet on tour !) et ça fait du bruit ! Avec parfois un son vraiment fort et brouillon... mais la pêche est là. Bon, c'est sûr, next concert, je prends quand même des bouchons d'oreille...
Bless This Acid House - Paris, Zenith, 11/11/2017

SETLIST : (en bleu : cliquez pour voir la vidéo sur Tutube)

1. Ill Ray (The King) – (For Crying Out Loud, 2017)
2. Bumblebeee – (48:13, 2014)
3. Eez-Eh (with Daft Punk/Around the World outro) – (48:13, 2014)
4. Underdog  - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009)
Kasabian live : ambiance de folie !
5. Shoot the Runner  - (Empire, 2006)
6. Days Are Forgotten(Velociraptor !, 2011)
7. You're in Love With a Psycho(For Crying Out Loud, 2017)
8. Wasted (For Crying Out Loud, 2017)
9. Take Aim (The Doberman intro) - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009)
10. Club Foot – (Kasabian, 2003)
11. Re‐Wired(Velociraptor !, 2011)
12. Treat – (48:13, 2014)
13. Empire - (Empire, 2006)
14. Bless This Acid House - (For Crying Out Loud, 2017)
15. Stevie (48:13, 2014)
16. L.S.F. (Lost Souls Forever) - (Kasabian, 2003)
Encore / Rappel :
17. Goodbye Kiss / acoustic(Velociraptor !, 2011)
18. Comeback Kid(For Crying Out Loud, 2017)
19. Vlad the Impaler - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009) - avec l'humoriste anglais Noel Fielding déguisé en Vlad
20. Fire - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009)
Fire - Paris, Zenith, 11/11/2017

Vingt morceaux : c'est du lourd... Merci Kasabian pour cette super soirée ! Super ambiance ! Super public aussi, c'était cool de côtoyer tous ces inconnus fans sympas et de toutes générations. A tous je vous fais des biz !

Et merci merci Super Jenny (Doglover, Dogsaver, Dogcoach, Dogkeeper, Dogtout !) et sa tribu de Spitz, qui nous avait fait découvrir Kasabian autour de l'album West Ryder Pauper Lunatic Asylum. Jenny qui nous a fait découvrir en même temps les Kings of Leon.

--> Chronique "ziquemu" et page de mes "concerts"

lundi 6 novembre 2017

Vaïnui de Castelbajac : "Au taf "

***** Au taf (2017, Editions Delcourt, 128 p.)
Une BD archi drôle sur le monde du travail et la mesquinerie d'un patron d'entreprise.
La deuxième partie "Bêtes de travail" est tout aussi réussie. Le dessin est simple, avec un petit côté désuet très sympathique. J'ai vraiment adoré.

"Burn out ?" -                                                                                 "Chérie, je suis en plein team building là."

"Vous le savez, je veux être un patron à l'écoute de son équipe. C'est pourquoi j'ai pris la décision de truffer l'ensemble des espaces de travail de mini-micros espions."

"Vous verrez l'ambiance est très bonne. Trois fois par semaine, on lance même la baballe dans l'open space."

--> Ma chronique "BD" !

dimanche 5 novembre 2017

Mario Bellatin : "Le Jardin de la dame Murakami" (Mexique)

***** "Le jardin de la dame Murakami - Oto no-Murakami monagatari" ("El jardin de la señora Murakami", 2000), Ed. Passage du Nord/Ouest, Traduit de l'espagnol (Mexique) par André Gabastou, 94 p.
J'ai acheté ce roman à la fois parce qu'il est d'un auteur mexicain et qu'il contient le mot jardin... 
Je l'ai lu dans la perspective de mon "grand" voyage au Mexique. Il m'a laissée perplexe. Je me suis dit que le livre était si court que j'avais dû en manquer une partie. Et je l'ai relu. Deux fois. Roman + annexe + toutes les notes de bas de page. J'étais toujours aussi pantoise, même si je comprenais un peu mieux l'histoire. Je ne peux pas dire que j'ai aimé... Je peux dire que j'ai lu ce petit livre surprenant et que je ne l'oublierai pas.

Pour ceux qui recherchent de l'exotisme mexicain dans cette lecture, passez votre chemin. Il vaut mieux lire ce livre si l'on rêve ou prépare un voyage au Japon. Et encore : il s'agit d'un Japon quelque peu farfelu (une île nippone ?, des coutumes surprenantes comme la fête des chenilles, le jeu des 3 pierres blanches et des 3 pierres noires, les cérémonies du thé assez particulières...).
Au demeurant, l'auteur Mario Bellatin est d'origine péruvienne, et la communauté japonaise est présente dans ce pays depuis la fin du 19e siècle (cf. l'élection d'Alberto Fujimori à la présidence de la République en 1990...).

L'histoire est celle de Izu, une étudiante passionnée d'art moderne qui, dans un essai universitaire, ose critiquer la collection passéiste et désorganisée du riche M. Murakami. Celui-ci va, ô surprise, s'empresser de courtiser la jeune femme et l'épouser. Mais il ne souhaite en fait qu'assouvir sa vengeance à son encontre.
On assiste au désastre que devient l'existence d'Izu, coupée de sa famille, trompée par sa servante et amie, manipulée par son mari et, à la mort de ce dernier, déshéritée, seule et sans ressources, et obsédée par le fantôme de ce mari se promenant sur l'étang aux carpes.
Pas joyeux joyeux comme roman...

Plus récemment, j'ai lu un autre roman mettant également en scène au Japon une femme, un bassin aux carpes dorées... mais autour d'une belle histoire d'amour : "Le bureau des jardins et des étangs", de Didier Decoin.

--> Interview "C’est quoi un jour dans la vie de Mario Bellatin ?"
"Je vois clairement la première partie de la journée. Je dois toujours procéder de la même manière sinon le reste de la journée se désorganise. Je me réveille, je regarde rapidement mon courrier, je prends une douche, je sors en vitesse mes chiens — c’est leur promenade du matin —, j’achète du jus de fruit à quelqu’un qui les fait de manière naturelle, je rentre à la maison, j’en bois un litre d’un coup et alors seulement, chaque jour prend une direction distincte." (Source)
--> Une analyse de ce roman : "L’altérité en trompe-l’oeil ou comment devenir ce que l’on est pas" (Daniel Castillo Durante)

Jirô Taniguchi : "La Forêt millénaire" (BD)


***** Album posthume de Jirô Taniguchi, décédé en février 2017 à 69 ans

En dépit d'un thème intéressant (la défense de la nature), je n'ai pas été transportée par cet ouvrage, tout simplement parce qu'il ne fait qu'introduire un récit qui s'interrompt brutalement du fait du décès de l'auteur. "La forêt millénaire" est le 1er tome d'une série qui devait en comporter 4 ou 5, et qui conte l'enfance de Wataru, 10 ans, recueilli par ses grands-parents à la campagne après le divorce de ses parents et la maladie de sa mère. Dans ce premier tome, Wataru découvre la forêt et le rapport particulier qu'il peut entretenir avec la nature.
Le lecteur est informé que la suite prévoyait la mise en exploitation d'une mine d'uranium dans cette contrée luxuriante... Mais l'on reste vraiment sur sa fin en tournant la page de ce court premier tome.

--> Chronique BD de ce blog... avec "L'homme qui marche

mercredi 1 novembre 2017

On se fait une toile (sur le web) !

Suite de mon article "Happy Spidery Halloween" d'hier soir, avec quelques belles toiles photographiées en automne.
Toile orbiculaire, fil avertisseur, toile en nappe, toile en fils diffus... Quelle prouesse.





--> ma chronique "Araignées"

mardi 31 octobre 2017

Happy Spidery Halloween...

Je trouve que la photo de cette araignée tégénaire prise en août dans mon jardin est parfaite pour illustrer Halloween ! 💀👻 Ça fait un peu gore mais ce n'est que ma titite dans sa toile trouée par la pluie. Enjoy !

--> Allez voir ma rubrique "Araignées"... elles sont pas en caoutchouc mais viennent de mon jardin et j'y tiens !!!

jeudi 24 août 2017

Ça perruche pas mal à Paris

Il va me falloir enrichir la page des habitants de mon jardin.
En effet, il y a quelques semaines, mon mari me fait remarquer qu'il entend un oiseau qui piaille vraiment différemment de ceux auxquels nous sommes accoutumés dans notre jardin de la banlieue parisienne.
Eh bien le mystère est résolu : cet oiseau squatte régulièrement les fils d'électricité ou téléphone au-dessus de chez nous. Alors oui il est beau, mais c'est une perruche à collier !!! Un oiseau tropical dans notre écosphère continentale... 
"Ma" perruche à collier n'arborant pas de collier, ce doit être une femelle !
La rumeur veut que dans les années '70, une cinquantaine de perruches à collier se seraient échappées de leurs cages à l'aéroport d'Orly et au fil des ans bien acclimatées dans la région.
Je la trouve belle ma perruche même si elle chante mal, et elle fait de sacrées mimiques perchée sur son fil. Mais tout de même, c'est une espèce invasive qui malmène l'écosystème local (cf. article de France 3 ): 
  • "Les perruches squattent les nids d'autres oiseaux plus tardifs à engendrer leur descendance. À l’heure de la lune de miel, sitelles, pics et autres étourneaux s’en retrouvent délogés. Très friande de graines, de bourgeons et de baies, la perruche vole la nourriture de ses voisins, dans les mangeoires d’oiseaux plus petits comme les mésanges.
  • "Elles concurrencent les pic-verts sur leur habitat, des cavités, qu'elles leur prennent et partagent difficilement."
  • "Elles deviennent un danger pour d’autres espèces comme les mésanges, les rongeurs ou encore les chauves-souris. Ce sont des espèces d’oiseaux qui prolifèrent très vite, comme les pigeons. Elles mangent les bourgeons, les marrons et chassent d’autres espèces comme l’écureuil roux, une espèce de plus en plus rare."

Alors sachant tout cela, je te demande jolie perruche de bien vouloir passer ton chemin... déjà que nous voyons de moins en moins de moineaux (oui, les simples moineaux, où sont-ils passés en banlieue ?), que le pic-vert s'est fait très rare... Laisse-nous au moins nos mésanges.

S'agissant d'espèces invasives, nous faisons aussi face aux coccinelles asiatiques, aux frelons asiatiques, aux écureuils petits suisses et autres énergumènes qui menacent les espèces locales... En Australie, ils ont fini par être envahis par les lapins...  et si demain mon jardin regorge de koalas 😉.

En parlant d'écureuils, justement, une étude de l'INRA + Muséum national d'histoire naturelle + Institut Pasteur sur les tamias (dits "petits suisses") qui se sont acclimatés en forêt de Sénart "a démontré qu'il contribue de façon prédominante au risque de transmission de la maladie de Lyme pour l’homme, beaucoup plus que les rongeurs autochtones, en raison d’une prévalence d’infection élevée, mais aussi du fait qu’il héberge un plus grand nombre de tiques. Ces résultats démontrent que l’introduction d’une espèce exotique peut ne pas être anodine en termes de santé publique." (source : Wikipedia). Cela me concerne d'autant qu'une tique de la zone de Sénart s'est gorgée de mon sang il y a deux mois. Alors vade retro tamia !

Didier Decoin : Le Bureau des Jardins et des Etangs

***** Ed. Stock, 2017, 388 p.
J'ai découvert Didier Decoin à l'adolescence grâce à ma mère. Dévoré "Laurence", "Un policeman", "Abraham de Brooklyn", "John L'Enfer", "Les trois vies de Babe Ozouf". 
Puis nous nous sommes éloignés, cet auteur et moi, jusqu'à il y a une paire d'années, quand "nous" avons renoué par le biais de notre passion commune pour les jardins ("Je vois des jardins partout" 2013).

Cette année, je n'ai pu résister à l'appel de la superbe couverture du "Bureau des Jardins et des Étangs", et j'ai bien fait. Didier Decoin nous livre une oeuvre poétique, douce, joliment écrite autour du personnage de Miyuki, jeune veuve contrainte de reprendre le flambeau de son cher époux Katsuro, pêcheur exceptionnel de carpes dignes des bassins de la ville impériale de Heiankyo, et qui s'est noyé dans sa foisonnante rivière.
"Après avoir préparé les baquets, Miyuki sélectionna les carpes qu'elle allait y transférer. Elle choisit d'abord celles dont la disposition des écailles formait un maillage uniforme et harmonieux, dont le nez, sans être trop allongé, n'était ni trop court ni trop trapu, dont les nageoires étaient symétriques et la couleur parfaitement homogène du museau à la queue. A partir de ce premier tri, elle préleva deux carpes noires (l'une d'un noir métallique et brillant, l'autre d'un noir de velours mat) et deux poissons d'un jaune assez terne mais dont la croissance et la longévité étaient souvent remarquables, puis deux sujets d'un bronze profond dont la luisance évoquait une coulée de miel brun, et elle compléta son florilège avec deux carpes presque dépourvues d'écailles et qui semblaient gainées de cuir." (p.41)
Nous allons cheminer aux côtés de Miyuki, les épaules ployant sous la palanche à laquelle sont suspendus deux viviers contenant huit magnifiques carpes, le legs si précieux de son époux.
"Tout de suite ce fut la forêt. Les volutes grises du brouillard matinal s'accrochaient aux ronces et aux arbustes dont les rameaux piquetés de fleurs d'un blanc cireux évoquaient des parterres de petites bougies votives. (...) Le soleil montant se divisait en autant de lames tièdes qui caressaient la nuque et les épaules de Miyuki." (p.72)
Nous traverserons ce Japon médiéval, par monts et forêts, peinerons sous les intempéries, nous blottirons pour échapper aux prédateurs, découvrirons certaine façon d'obtenir gîte et couvert en plaisant aux hommes. Mais inlassablement nous poursuivrons notre route, en haillons, dépenaillée et malodorante, tandis que nous veillerons avec tant de soin à nos huit protégées.
"Des racines noueuses avaient grossièrement cousu la sente d'un bord à l'autre du torrent disparu. Craignant de s'y prendre les pieds et de perdre l'équilibre, Miyuki progressait à tous petits pas, le regard fixé sur les affleurements, le front incliné, cassée en deux comme ce condamné à la cangue (...)." (p.73)
A la capitale, le chef du Bureau des Jardins et Étangs se soucie pour sa part du prochain défi impérial qui ferait appel à certaines odeurs particulières...
"Une rumeur courait selon laquelle, cette année, les joutes s'inspireraient des mutations odorantes provoquées par les fortes pluies de juin quand elles croulent sur les jardins; alors, à la façon d'un préparateur d'encens, elles hachent menu, pilonnent et broient les fleurs crémeuses, elles déchiquettent, tailladent, lacèrent les feuilles et les tiges pleines de sève, elles concassent, émiettent, triturent, pétrissent la terre, pulvérisent les coquilles désertées des escargots, la chitine des carapaces abandonnées, les lourds accords de l'humus soutenant la fraîcheur des émanations florales. Voilà du moins comment le directeur du Bureau des Jardins et des Étangs sentait les choses." (p.260)
"Nous imaginons un jardin, dit l'empereur, un jardin envahi par la brume matinale. Enjambant un cours d'eau, un pont-lune très escarpé relie le jardin de droite au jardin de gauche. Seule la partie surélevée du tablier émerge de la nuée. C'est alors que, surgissant du brouillard qui noie le jardin de droite, une demoiselle s'engage sur le pont. (p.261)
Pour se procurer les ingrédients idoines, le chef du Bureau se rend au magasin : "Les vigiles leur avaient expliqué succinctement selon quels critères les matières avaient été rangées : classées d'abord par familles (résines et gommes, racines et rhizomes, graines et fruits), elles se subdivisaient ensuite en variétés (douces, acides, chaudes, salines et amères), lesquelles se répartissaient en nuances selon qu'elles étaient boisées, animales, sensuelles, épicées, balsamiques, terreuses, résineuses, capiteuses, poivrées, camphrées, herbacées, etc." (p.285)
C'est grâce au concours bien malgré elle de Miyuki et son odeur entêtante que le Chef du Bureau remporte le concours. En dépit de ce succès et de son parcours, Miyuki ne cède pas aux promesses de richesse ou d'honneur et conserve sa simplicité :
"Elle se demanda ce que Nagusa entendait par "être", et toute sa méfiance de femme, de paysanne et de pauvresse lui revint. Etre, n'était-ce pas la chose la plus naturelle qui soit, que partageaient toutes les créatures vivantes, et, d'une certaine façon, les matières inertes aussi ? Alors, depuis quand cela valait-il deux cents rouleaux de taffetas de soie?" (p.316)
Après ce livre, je ne regarderai plus aucune carpe comme avant. J'y chercherai le reflet doré qui contentait Katsuro, et j'aurai une pensée pour la scène finale du livre, majestueuse.
Le talent de Didier Decoin est tel... qu'il n'a même pas eu besoin de fouler le sol japonais pour conter cette belle histoire. Que de recherches studieuses il a dû mener. Un travail d'orfèvre pour un petit bijou de lecture.

Une coïncidence : peu de temps auparavant, j'ai lu "Le jardin de la dame Murakami" de Mario Bellatin, qui met en scène une Dame, un bassin aux carpes dorées, dans une île de l'archipel nippon... mais sans cette belle histoire d'amour qui s'inscrit en filigrane du roman de Didier Decoin.

mercredi 23 août 2017

Ce que le temps m'a apporté...

Je ne reprends pas souvent de citations, mais j'ai apprécié cette réflexion d'Inès de la Fressange autour de son âge (60 ans) et de sa maturité...
"Au-dessus de tout, ce que le temps m'a apporté et que je ne changerais pour rien au monde, c'est ma banque de données personnelles : j'ai accumulé des millions d'images de gens, de choses, d'endroits qui m'ont donné de la joie, quelle richesse ! Parler des privilèges de l'âge, ce n'est pas un vain mot." (source : "Elle", été 2017)
Voilà, j'aime cette photo qui représente joliment l'été au jardin...

mardi 22 août 2017

Mes films du 1er semestre 2017 : "La fille de Brest" et "Snowpiercer" !

😁"Snowpiercer, le Transperceneige" de Bong Joon-ho (Corée, 2013), avec Chris Evans (Curtis), Jamie Bell (Edgar), Tilda Swinton (Mason), Ed Harris (Wilford), John Hurt (Gilliam), Octavia Spencer (Tanya), Ewen Bremner, Song Kang-ho, Ko Hasung (Yona)...
Une claque ! j'ai commencé par la BD, inlâchable, "page turner" comme on dit maintenant. La dystopie à son paroxysme. Le film est une adaptation qui prend ses propres marques, mais qui tient la route et nous tient en haleine : nous sommes propulsés au milieu des wagons du Transperceneige, les machines sont oppressantes, la lutte des classes fait rage, la révolte gronde et les représailles sont féroces. Au fait, que mange-t-on dans ce train ?... ah, euh... Brillant, captivant, superbement filmé et joué. Tiens, un ours dans la neige.

😁"La fille de Brest" d'Emmanuelle Bercot (France, 2016), avec Sidse Babett Knudsen, Benoit Magimel, Charlotte Laemmel, Isabelle de Hertogh
J'ai été scotchée par ce film, et l'ai vu deux fois d'affilée.
Même si l'on est informé du scandale Mediator, le film nous ouvre les yeux sur le combat mené par Irene Frachon contre le laboratoire Servier : le petit David du CHU de Brest contre un Goliath de l'industrie pharmaceutique. Elle dénonce les conflits d'intérêt entre médecine et industrie. Intuition née de son attachement au sort de ses patients, atteints de valvulopathie, puis démonstration scientifique, acharnement, isolement, angoisse, épuisement, peur... le Dr Frachon est passée par toutes ces épreuves pour réussir à convaincre les autorités de santé du danger mortel du Mediator et obtenir son retrait. C'est ahurissant. Le film se déroule comme un thriller, d'une intensité croissante. Excellent film.
A propos du film, je m'étais demandé pourquoi on avait fait appel à l'actrice danoise de Borgen (au demeurant super actrice, super série) pour incarner la pneumologue Irene Frachon... La réalisatrice ne trouvait simplement pas la comédienne idéale chez nous, et Catherine Deneuve lui aurait suggéré l'héroïne de Borgen !

😊 "La famille Bélier" d'Eric Lartigau (Fr., 2014) avec Louane Emera, Karin Viard, François Damiens, Eric Elmosnino, Roxane Duran, Luca Gelberg, Ilian Bergala
Voui, y'avait quelqu'un en France qui n'avait encore jamais vu le film et qui pourtant dans sa jeunesse avait tous les 45 tours de Michel Sardou ! Alors bravo Louane et les autres, je me suis régalée. En chantant...

😊 "Sully" de Clint Eastwood (EU, 2016) avec Tom Hanks, Aaron Eckart, Laura Linney
De grand spectacle et du suspense, même si l'on connait l'issue de cette histoire vraie du pilote qui a fait atterrir son boeing dans l'Hudson à New York en janvier 2009.

😐 "Flight" de Robert Zemeckis (EU, 2012) avec Denzel Washington, Don Cheadle, Kelly Reilly
Même esprit que Sully, mais en un peu moins bien. J'aurais bien fait l'impasse sur la première scène, sexe, booze et cocaïne, mais ceci explique cela. Notre super commandant d'avion évite une catastrophe aérienne causée par des oiseaux. Atterrissage fracassant, "seulement" 6 morts. Il devient un super héros, mais les autorités aériennes et compagnies d'assurance lui intentent un procès. Même quand on réalise une prouesse et qu'on sauve des vies, on ne doit pas boire d'alcool...

😏"While we're young" de Noah Baumbach (EU, 2015), avec Ben Stiller, Naomi Watts, Adam Driver, Amanda Seyfried, Charles Grodin, Adam Horovitz, Maria Dizzia, Dree Hemingway
Comédie enlevée autour de deux couples mariés, l'un de quadras à la vie planplan, un début d'arthrite au genou et de presbytie, sans enfant tandis qu'autour d'eux tous les amis sont parents... et l'autre de jeunes de 25 ans bouillonnant d'activités, amoureux, généreux... De bons mots, des réflexions intéressantes, de l'humour aussi bien sûr : vaut le détour !

😊😏"Juste la fin du monde" de Xavier Dolan (Canada, 2016), avec Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Marion Cotillard, Antoine Desrochers, Théodore Pellerin
Xavier Dolan, je suis fan. Je l'admire, son jeune âge et son talent incommensurable, son approche des rapports humains, son humanité tout simplement. "MOMMY" est transcendant, hypnotisant, obsédant, tellement poignant et fort, pas d'autres mots. "Juste la fin du monde" n'atteint pas cette perfection, mais garde l'empreinte de son concepteur : relations familiales distendues et vite hystériques, homosexualité, difficultés de communication à la fois à l'échelle de la cellule familiale et sous l'angle de l'homosexualité.
Le film retrace les retrouvailles 12 ans plus tard du fils écrivain avec sa famille. Lui vient dans le but d'annoncer son proche décès à sa famille, mais celle-ci s'évertue à brasser les souvenirs et se chicaner comme c'est pas possible. Au final : il repart sans avoir pu parler, des faux-semblants pleins la bouche.
Bon film. Ok. Mais il m'a manqué l'atmosphère "pure laine", le parler québécois, l'authenticité et la proximité des acteurs locaux... d'autant que l'histoire se passe en plein Québec. Déplacer une troupe de célébrités françaises pour tourner un film se passant au Québec, ça m'a paru superflu et un peu condescendant. Certes, les acteurs jouent bien. Mais pour faire vrai ou sincère, il aurait fallu soit choisir une team d'acteurs québécois, soit garder cette brochette de stars françaises et transposer l'action en France. Là, le résultat est bancal. On pourrait me rétorquer que je dénonce la mondialisation du cinéma... Xavier Dolan n'a pas besoin de stars mondiales pour faire des films exceptionnels. Le Québec a besoin de lui pour affirmer sa culture justement dans cette hyper mondialisation. Dans tous les cas, Xavier, j'ai hâte de découvrir tes nouvelles oeuvres ! Go on !

😊"Félix et Meira" de Maxime Giroux (Canada, 2014), avec Martin Dubreuil, Hadas Yaron
Montréal (et New York) magnifiquement filmés. Et une plongée dans la communauté juive ultraorthodoxe autour du personnage de Meira, mariée et mère d'une petite fille, anglophone, qui a soif de découvrir le monde (ne serait-ce que porter un jean) et promène par tous temps sa fille dans la poussette. Elle croise ainsi Félix, québécois francophone de riche famille, qui vient de perdre son père avec qui la relation s'était distendue. Les deux fuient quelque chose et vont se rapprocher. Le film est beau, empreint de poésie, de musicalité. La fin m'a semblé un brin trop facile cependant.

😐"Toni Erdmann" de Maren Ade (Allemagne, 2016), avec Peter Simonischek, Sandra Hüller, Michael Wittenborn
Il est loufoque, ce balourd de papa qui décide de s'immiscer dans la vie trop superficielle de sa fille, cadre dynamique expatriée à Bucarest et vendue au "grand capital". Alors oui, on rit... mais on reste sensible à cette relation bancale père / fille, et à la tristesse qui émane des deux personnages. Ce n'est pas une comédie mais une tragi-comédie. Le dernier plan est vibrant.

😊"A bout de course" ("Running on Empty") de Sidney Lumet (EU, 1988), avec River Phoenix, Judd Hirsch, Christine Lahti, Martha Plimpton
Les parents menaient leur combat écologique, mais un jour cela se passe très mal... et les enfants devront prendre le large toute leur vie pour échapper eux aussi au FBI. Déménagements, déguisements, fausses identités, du jour au lendemain à la moindre alerte la famille abandonne tout, même le chien, et reprend la fuite. Un beau jour, River Phoenix en a assez, il se sent bien là, à pratiquer son piano auprès de la fille du prof de musique. Sa course est finie, et son sacrifice pour ses parents aussi. Joli film.

😏 "Nos plus belles années" ("The Way We Were") de Sydney Pollack (EU, 1973), avec Barbra Streisand, Robert Redford, Bradford Dillman, Lois Chiles, Patrick O'Neal
Film doux amer. Katie/Barbra est communiste et milite contre la guerre d'Espagne; Hubbell/Robert est le beau garçon de bonne famille, peu porté sur la politique et la contestation. Ils se marient. Hubbell rencontre le succès avec son 1er livre et se plait à Hollywood tandis que Katie pourfend le maccarthysme. La fracture s'élargit. Chacun va de son côté mais aucun n'oubliera l'autre.

😐 "Les Moissons du ciel" ("Days of Heaven") de Terrence Malick (EU, 1978), avec Richard Gere, Brooke Adams,  Sam Shepard, Linda Manz, Robert J. Wilke
Richard Gere (ouvrier agricole) en grand manipulateur qui pousse sa compagne Brooke Adams dans les bras de Sam Shepard,  le riche fermier malade qui ne s'en laissera pas conter. Il n'y aura pas d'héritage, il y aura de la souffrance, de la haine, de la jalousie. Torturé.

😐 "Balade entre les tombes" /"A Walk Among The Tombstones" de Scott Franck (EU, 2014) avec Liam Neeson, Dan Stevens, Boyd Holbrook, Brian Bradley
Un thriller noir (pléonasme ?) adapté d'un roman de Lawrence Block. Se laisse voir, la fin est gore, Liam Neeson est bien dans son rôle d'ancien flic devenu détective privé, mais ma palme va au personnage du gamin des rues "TJ" apprenti détective joué par Brian Bradley.

😏"Hippocrate" de Thomas Lilti (France, 2014), avec Vincent Lacoste, Reda Kateb, Jacques Gamblin, Marianne Denicourt
Chronique du milieu hospitalier vu depuis un fils à papa, qui fait son internat dans le service de son père. Le rôle phare, c'est celui de son co-interne, Abdel, médecin étranger expérimenté obligé de refaire un stage et repasser le diplôme pour pouvoir exercer en France. On est parfois sans voix devant l'exercice hospitalier... Du vécu, de la fiction, de l'action. Un bon film surtout pour le personnage de Reda Kateb.

😦"Bridget Jones' Baby" de Sharon Maguire (GB, 2016) avec Renée Zellweger, Colin Firth, Patrick Dempsey, Jim Broadbent, Emma Thompson,
Moi qui ai toujours ri avec ma copine Bridget, j'ai été déconcertée par ce film que je pensais correspondre au tome 3 "Mad about the boy / Toutes folles de lui"... Dans ce t3 en effet... Bridget a 51 ans, est veuve de Mark Darcy et mère de deux jeunes enfants. Livre assez drôle (sauf pour le coup de poing reçu en apprenant la mort de Mark !). En revanche, le film met en scène une Bridget à la quarantaine, insipide, moche (c'est Renée Zellwegger enlaidie et figée par sa chirurgie esthétique totalement ratée), Mark toujours alive, et une histoire idiote (elle couche avec Mark et un millionnaire américain : qui est le père de son BB ?). Pas d'autre mot : insipide.
Cela étant, pour éclaircir ce problème existentiel, il me faut absolument dégoter le 4e tome (donc Bridget Jones' Baby) qui s'avère être le faux 3e tome. Là j'aurai l'esprit apaisé.

😰"Elle" de Paul Verhoeven (P-B, 2016) avec Isabelle Huppert, laurent Lafitte, Anne Consigny, Charles Berling, Virginie Elfira, Christian Berkel, Judith Magre
Les acteurs sont très bons... mais le film est dérangeant et un sentiment malsain plane après l'avoir vu. Si c'était à refaire, je ne souhaiterais pas le regarder.

😦"Terre battue" de Stéphane Demoustier (France, 2014), avec Olivier Gourmet, Valeria Bruni Tedeschi, Charles Aérienne
La chronique d'une famille qui se délite. Le père est licencié et s'obstine sur des projets abracadabrantesques, la mère finit par le quitter pour un autre, le fils est là, entre-deux, doué en tennis mais en manque de cadre familial. Alors, cet enfant va se projeter à Roland-Garros en jouant au tout pour le tout pour atteindre son objectif. Une histoire absolument pas gaie, et qui laisse un goût amer. Prêt à tout pour réaliser son rêve. Si jeune. Trop jeune et trop seul. Très bien interprété.

dimanche 6 août 2017

Les tiques attaquent !


Et voilà, cette tique m'a bien mordue !
mais elle ne l'a pas emporté au paradis...
Je pense qu'il s'agit de ma première piqûre de tique. Et j'espère la dernière puisque :
  • j'ai débroussaillé le jardin (un travail de dengue, pardon de dingue, aidée par un élagueur). Résultat collatéral : tendinite à chaque coude due à l'usage intempestif du coupe-branches.
  • j'ai acheté un répulsif à tiques (Insect Ecran zones infestées, sur les conseils de ma pharmacie),
  • j'essaie le plus possible de jardiner avec chaussettes, jogging, bras couverts, chapeau (pénible pour caser mon casque de mp3),
  • je privilégie les couleurs claires pour débusquer facilement les tiques,
  • j'explore mon corps après un tour au jardin,
  • pour résumer : je suis aux aguets et j'ai peur du jardin !!!!


Evidemment, il m'a fallu lire la littérature sur la maladie de Lyme. L'époque s'y prête puisqu'enfin cette maladie devient un enjeu de santé publique et l'information ne manque pas. Le plan national de lutte contre la maladie de Lyme a été lancé en septembre 2016.
En ce qui me concerne, j'ai eu droit à une semaine d'amoxycilline 1g x 3 par jour, suivie de 2 semaines et demie de doxycycline, à titre préventif.

Il y a 20 ou 30 ans, on parlait d'infestation de tiques dans l'Est de la France. Puis j'avais entendu un reportage sur les tiques dans la forêt viennoise en Autriche. Aujourd'hui, les tiques sont présentes dans toute la France avec une quinzaine de départements très infestés. Elles sont redoutables aux Etats-Unis et au Canada... On les "rencontre" plutôt dans les forêts ou à la campagne - elles aiment les endroits touffus et humides, plus rarement dans les jardins privés. pas de chance pour moi, mais j'habite non loin d'une forêt, des renards s'aventurent parfois dans la rue, des mulots viennent taquiner mon chien... ce sont des animaux hôtes des tiques, qui finissent par les amener dans nos jardins...
Un article intéressant de The Conversation indique que "les tiques ont développé des systèmes pour détecter la présence d’un hôte (gaz carbonique, vibrations, température), et se postent à l’affût au sommet d’une brindille pour s’attacher à leur proie afin d’effectuer leur repas sanguin".

Mes recherches m'ont permis d'apprendre que la maladie de Lyme a touché un certain nombre de célébrités, parmi lesquelles Avril Lavigne, Neneh Cherry, Alec Baldwin, Richard Gere, Christy Turlington, Parker Posey, Ben Stiller, George Bush Junior, Rebecca Wells, Alice Walker (The Color Purple), Ashley Olsen, la joueuse de tennis Jennifer Capriati, la top Bella Hadid, Yolanda Foster...

Ma tique perso, je l'ai ôtée avec le tire-tiques du chien, puis mise dans une boite hermétique. Je la regardais tous les soirs, elle était gonflée de mon sang, elle remuait ses pattes. Ça a duré près de 5 jours avant qu'elle cesse de gigoter. 
J'ai ensuite décidé de la conserver dans la boite, sait-on jamais. Et voilà qu'un mois plus tard sortait l'info sur l'appli mobile CITIQUE, qui permet de signaler les tiques pour que les scientifiques exploitent les informations données par les personnes piquées, en y ajoutant des précisions sur la végétation environnante ou la météo du jour. Les personnes sont même invitées à envoyer leur tique au laboratoire de l'INRA Grand-Est Nancy pour analyse sur les différents stades de développement des tiques piqueuses (larve, nymphe, adulte), les différents repas de sang qu’elles ont faits et les microbes qu’elles transportent.

J'ai donc fait don postal de ma tique à l'INRA, après avoir effectué le signalement sur l'appli mobile (en y ajoutant les données sur les deux morsures de tiques sur mon chien de 2015 et 2016 : je consigne tout !!!).
Prochaine étape : je souhaiterais participer aux stages de recherche organisés par l'équipe scientifique du projet CITIQUE : des citoyens pourront s’immerger dans un laboratoire pendant deux à trois jours, ils y apprendront à reconnaître les espèces de tiques, à identifier les différents stades de développement et à analyser leurs agents pathogènes. Les tiques collectées grâce à Citicks serviront de base à leurs expérimentations. Les stagiaires seront aussi invités à ramasser des tiques en liberté dans la nature avec les scientifiques, pour compléter l’échantillonnage et pouvoir répondre à d’autres questions de recherche. J'ai hâte de me joindre à la bataille.

--> Mes chroniques "insectes" et "vie de mon jardin", et la "PAGE DES HABITANTS DE MON JARDIN", à laquelle je dois hélas ajouter la tique...

dimanche 30 juillet 2017

Le blog a fait une sacrée pause... six mois se sont écoulés et nous voilà rendus au mitan de l'été.
Vivement les vacances pour rattraper le temps perdu.
D'abord, prendre des vitamines pour relever le défi : on se gave des mirabelles du jardin, qui cette année sont parfaites.
Je suis en concurrence avec mon teckel pour les ramasser, mais au bout du compte toutes deux nous finissons avec des gargouillis dans le ventre, aussi goinfres l'une que l'autre.
Le ver est dans le fruit !

Pour me rappeler que je dois renouer avec mes basiques, c'est-à-dire la chronique des petits habitants de mon jardin, voici la photo d'un petit ver qui a échappé à notre voracité. Je ne l'avais pas dans mon répertoire d'insectes, ce petiot. Quand je pense qu'il y a un certain nombre d'années, j'aurais certainement poussé un cri et lâché le fruit, et que là je parlais gentiment à mon asticot... Le poids des années se traduit au moins en sagesse et apaisement...

samedi 14 janvier 2017

mardi 10 janvier 2017

Vite, un moment Feel Good avec Hey Jude !

Perso, je suis contente de dire au revoir à 2016 !
Mais il y eut de beaux moments, qui font de grands souvenirs, qui aident à s'échapper du quotidien...

Pour moi, chaque petit insecte ou oiseau aperçus au jardin, chaque bouton de fleur pointant son "nez" (d'ailleurs, je scrute les perce neiges et les roses de Noël : vous prenez votre temps, les coquines !) me revigorent. Je ne sais pas ce que je ferais sans mon jardin. Même un ver de terre qui se tortille dans l'herbe parvient à m'émouvoir.

Sinon, je succombe à d'autres grands moments, mais plus épisodiques et plus rock'n'roll (au sens qu'il faut batailler pour acheter des places correctes, puis braver le peu de trains au moment du retour vers la banlieue assoupie en pleine nuit, et se lever pour aller travailler le lendemain : l'âge commence à compter !)... 
Ces grands moments, ce sont les concerts
Ah oui, mal assis sur les sièges en plastique (de toutes façons on finira debout à gesticuler les bras levés), le sandwich minimal et ouf la pinte de bibine à la main, on part en transe avec des milliers d'inconnus auxquels nous nous découvrons liés par un bonheur profond ancré dans notre culture musicale et les merveilleux souvenirs de nos écoutes de jeunesse, ou contemporaines. on se côtoie à plusieurs générations, et on communie en chantant.

Ladies and Gentlemen, voici justement la communion 2016 autour de "Hey Jude" (concert de Paul Mc Cartney à Bercy / Paris, le 30 mai 2016) :


(NB : je sais, on m'entend chanter faux... comme à mon habitude et à mon éternel regret, mais on s'en fiche, je communie !!!)

--> Ma chronique "musique" et la page de mes concerts...

Long Live Rock'n'Roll !!!!!!
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