dimanche 1 juillet 2018

"Travailler" en musique...

Oh my God, en même temps que j'écrivais last night le billet sur mon jardin plein de mûres (oui, les murmurisses...😉), j'écoutais la version piano de "November Rain" des Guns N'Roses découverte grâce à la magicienne Blog'N'Roll Melouzaza : y a pas photo, il faut que je me remette au piano juste pour cette chanson, ça urge, je commence demain ("environ" "approximativement" "idéalement" demain : y penser c'est déjà bien) ! 
D'ailleurs, ça y est, je viens de télécharger la music sheet (franchement merci le web, comme c'était la préhistoire avant, aller à Paris acheter les partitions...).

Ouah, j'ai fini par ripper sur Tutube pour écouter le live in Paris des Guns en 1992 : mais mince de zut de b...azar... Pourquoi on n'y est pas allés , hein F. ??? Pourtant à l'époque j'étais scotchée à ce morceau, à fond de donf dans le salon et dans le walkman !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Qu'est-ce qu'on faisait en 1992 qui nous a empêchés d'aller voir les GNR ????

Bon là, faut que j'arrête, il se fait tard et Tutube par son algorithme subtil m'a entraînée à présent sur une version de "Whisky in a Jar" par Metallica.
Statue de Phil Lynott, Dublin
avec un mediator entre les cordes
Ok, James assure vraiment, même en 2018, et il est complètement transporté/incarné à partir de "Now some men like the fishin'...".
Cependant...
Je reste fidèle à la voix et au souvenir si intense de Phil Lynott et Thin Lizzy...

Phil l'Irlandais, t'es mort quand j'étais en Ecosse...
On a fini par te rendre hommage, F. et moi, il y a quatre ans à Dublin, à toi aussi Rory.

Rory rejoint sur scène par Phil, en 1982...

Le coin de Rory à Dublin (1984)












Eh bien, pas déconnecté assez tôt, je viens d'atterrir sur le "Whisky in the Jar" de Gary Moore (Rip Rip Rip aussi...) avec Eric Bell (2005).

Et maintenant, oh la la, je vois se profiler Rory et son "Million miles away".
This hotel bar is full of people...
I'm a million miles away,
A million miles away,
I'm sailing like a driftwood on a windy bay,
On a windy bay.

Bon, je sens que j'en ai pour la nuit en compagnie de you tube. Nite Nite...

--> Chronique "ziquemu" et page "concerts"

La phrase qui met en joie... les murmurisses !

oui, les murmurisses 😉 !
En me promenant dans le jardin, je me suis fait la remarque suivante :
"Ah chouette, les mûres mûrissent".
Phrase spontanée, dont mon petit cerveau s'est aussitôt emparé (ouah trop cool l'expression !) et que je me répète maintenant à l'envi !

LES MÛRES MÛRISSENT !!!🌞☀

(j'avoue qu'il m'en faut peu pour sourire !... et même que j'avais beaucoup de mal à garder mon sérieux à l'école, n'est-ce pas les amis ?)


Phlox, coquelourdes, campanules raiponces
Coquelourdes et marguerites
Bon, j'en profite pour dire un mot de mon jardin enchanteur

Les vedettes en cette fin juin, sont :

- la coquelourde, qui me régale depuis des années de ses incroyables fleurs fuchsia vif sur fond de feuillage velouté argenté (et elle se propage toute seule : une merveille que je conseille pour TOUS les jardins !)
- à égalité avec le phlox et les gauras
Coquelourde et syrphe à ceinture, coquelourde et millepertuis,
coquelourde et campanules raiponces

Récemment, c'était encore la campanule raiponce, dont mon jardin regorge (eh oui, je récupère tous les semis spontanés de la pelouse et les replante dans les massifs, c'est si joli),

l'eupatoire pourpre, qui prépare sa deuxième floraison tandis que sa cousine des champs, l’eupatoire chanvrine, forme en ce moment ses boutons
+ le millepertuis
+les scabieuses.

 
eupatoire pourpre fleurie
Eupatoire pourpre en boutons

--> Pour suivre la chronique (erratique cette année) de mon jardin, c'est ICI

--> et celle des petits habitants du jardin : c'est LA

--> sachant que de petites tortues Hermann habitent ici maintenant (Morfalou et Dorée 💕)




jeudi 28 juin 2018

Art de ville 2018

Bon, inutile de pointer mon retard : mon dernier post concernait l'expo annuelle du mois de mai 2017 dans les différents espaces de la ville... Eh bien voici le brief concernant l'édition 2018 !
Mieux vaut tard que jamais, c'est mon nouvel adage culte. Slow life, zen, pas de prise de tête !

J-C Bridoux / Angélique Jung
Donc place à l'édition 2018 mais d'abord avec un coup de gueule : Quoi ça !... Notre maire éclair (avant de démissionner pour la place de président du département) a osé écrire en intro au catalogue de l'expo qu'il "avait le sentiment que la qualité des œuvres présentées dans le cadre de notre exposition d'art contemporain augmente d'année en année (...)". 
Mais que nenni ! Quel manque de délicatesse eu égard aux artistes précédents, qui tous avaient leur patte et leur intérêt. D'autant que j'ai trouvé que cette édition 2018 semblait plutôt pâlotte par rapport aux précédentes, n'est-ce pas monsieur devenu le 1er adjoint au maire...
Bon, passons aux choses sérieuses. 

Plusieurs artistes ont retenu mon attention, comblant mon plaisir de voir l'art s'étaler dans le ville au profit de tout un chacun.
  • Jean-Christophe Bridoux et ses intéressants personnages en fil de fer. Pas si dépouillés que ça. Beaux et pénétrants.
  • Angélique Jung et ses trois sculptures en pierre qu'elle colore de pigments naturels. Ses "p'tites bonnes femmes" (Poils aux pattes, Coeur sur la main...) sont très expressives et attachantes.
Linchih Taï

  • Linchih Taï, d'origine taïwanaise, a transformé en image des sentiments inhibés liés à son acculturation en France. 
Ses dessins à l'encre de Chine et à l'acrylique sont empreints de poésie. 
J'aime beaucoup celui où, petite fille, elle repose endormie en entourant le village de son bras, comme un doudou.
C'est une très belle métaphore de l'acculturation.


  • Jade Fenu
    Jade Fenu : la belle surprise !
    Tout d'abord, de loin, ses tableaux ne m'ont pas attirée : un peu criards et trop abstraits à mon goût.
    Nonobstant cette première mauvaise impression, je me suis approchée par curiosité... et là, j'ai saisi le travail de l'artiste entre improvisation et composition, à partir de peinture acrylique, peinture en bombe, collages et huile.
    Il "utilise aussi les accidents et expérimente tout au long du processus créatif, ne s'arrêtant que lorsque le tableau trouve son autonomie et lui permet de saisir une réalité autre que la sienne".
    Franchement, ces tableaux quand je les regardais de près m'ont happée !
    J'étais fascinée par la beauté des couleurs, les variations d’épaisseur de trait, et l'effet magique produit par les collages. En revanche, de loin, l'effet magique s'estompait et mon plaisir en était diminué. A admirer collé-serré donc (en ce qui me concerne) !

--> Voir les éditions 201720162015201420132012...

lundi 21 mai 2018

L'art de ville

C'était en mai 2017, j'ai juste un an de retard, et d'ailleurs l'édition de mai 2018 m'attend avant sa clôture le 27 mai. J'adore cet événement, qui embellit la ville et met l'art à portée de tous, à tout moment en faisant ses courses, en allant au parc ou à la médiathèque. On découvre des artistes et leur travail très varié, sur toutes sortes de supports, ça ouvre l'horizon.

Alors il y a un an, je dois dire que j'ai été moins enthousiasmée que les éditions précédentes (mais j'avoue ne pas avoir eu le temps de passer dans les différents lieux). 
Un artiste a retenu mon attention : Julien RICHETTI, ainsi qu'un groupe de petits artistes (une classe de CM2 !).

Julien RICHETTI superpose des photos (de son crû), fait de la retouche numérique, fusionne, colorise etc. et le résultat s'appelle une estampe numérique. Agrandie comme ça avec une couche de vernis brillant... C'est beau, c'est onirique. Et très original. 
"Europa" 2016 et "Alexandre Bleu" 2014
"Holly Heisenberg smile" Série Secondes peaux 2016 - "Les temps modernes" Série Printemps 2015
 Deuxième coup de coeur de cette édition 2017 d'Art'ifice... les petits tableaux peints par des élèves de CM2 du groupe scolaire Jean Moulin, sur le thème de la mythologie et de l'universalité des contes. Cela paraît compliqué mais les enfants ont magnifiquement transposé "la vie d'Hermes" au Japon.
Ils ont créé des tissus de kimono, appris les proportions du corps humain et les plans de paysage. Et le résultat est magique ! Hiroshige en CM2 !
J'en profite pour redire mon admiration devant l'imagination et la poésie des travaux scolaires de la petite section au collège... Ce sont chacune de petites oeuvres d'art. Bravo aux enseignants et personnels des centres aérés.


--> Voir les éditions 2016, 2015, 2014, 2013, 2012...

Jamaican Rhapsody

Oui, on a grandi avec Queen, on est fan, on connaît tout par coeur.

Pas eu l'occasion de voir Freddie en vrai (j'ai vu la maison où il est né à Zanzibar, et cela me fait chaud au coeur), mais on était là le 26 janvier 2015 au Zenith pour le concert de Queen featuring Adam Lambert.

Bohemian Rhapsody (video)
(Queen + Adam Lambert, avec projection de Freddie Mercury su l'écran)

Maintenant, il faut découvrir une reprise de ce titre magique et unique... plutôt insolite (oh les paroles !) mais bien enlevée sur un rythme reggae. 
Je reviens aux paroles : les musiciens ont réussi une prouesse en adaptant les sonorités originales à leur phrasé quelque peu subversif...
Franchement, il faut écouter en entier Jamaican Rhapsody par Ronald Reggae ! Ca dépote ! 😉

 --> Chronique "ziquemu" du blog

dimanche 20 mai 2018

Alice Baguet : "L'année du crabe - globules et raviolis" / "Après l'année du crabe"

*****  (2015, Ed. Vraoum !)
Le premier tome m'a laissée sur le derrière, tant j'ai eu l'impression d'accompagner Alice, l'auteure, tout au long de son récit.

C'est l'histoire d'Alice, 18 ans, à peine sortie du bac et en route pour les arts appliqués, mais qui rencontre en chemin Jean-Pierre.
 Qui ça ? Eh bien, J-P, le petit nom qu'Alice Baguet donne à son lymphome, un cancer du sang.

"Je me souviens très bien de mon premier jour d'examens à l'hôpital. C'était un jour où j'avais une culotte bien naze. [Que le sombre crétin qui a conçu les blouses d'hôpital se dénonce... Maintenant !]"




























A partir de dessins épurés, où Alice traîne un crabe orange, et sans langue de bois mais avec un humour inattendu, Alice Baguet nous ouvre son journal intime de jeune ado sympa, dingue de raviolis, et à qui ça arrive. 
"On peut savoir ce que tu fous avec ton écharpe ??Ben, tu sais, depuis que j'ai perdu mes cils, et mes sourcils, j'ai découvert que j'avais le pouvoir ... d'avoir froid aux paupières !"
Sur finalement une petite centaine de pages, nous partageons son quotidien, sa douleur, sa force, ses états d'âme, la chimio, l'hosto, les autres patients... et sa relation particulière avec son partenaire particulier, JP. 

A la fin, JP est vaincu. 

Et s'ensuit le deuxième tome "Après l'année du crabe" (2017).
Ce deuxième tome m'a paru moins désinvolte, si je peux me permettre ce mot, plus sérieux.
" Et enfin, les résultats.
- "Les analyses pratiquées confirment le diagnostic de rémission complète."
- Bon d'accord.
J'avais le sentiment étrange que ce n'était pas le résultat que j'attendais.
On peut pas réussir ses examens à tous les coups non plus."

Alice, guérie, est confrontée à une situation inattendue : l'absence de Jean-Pierre crée un vide auquel elle peine à s'habituer. Comment retrouver une vie normale du jour au lendemain après avoir passé ses journées aux côtés de JP, pendant huit mois.
C'est donc l'histoire de sa reconstruction, dans la douleur et pas simple. Mais "garanti 100% sans rémission."
J'ai vraiment énormément apprécié ces deux romans graphiques. Chapeau Alice, bon courage.

--> chronique "BD" et "ouvrages préférés"

mercredi 31 janvier 2018

Qui veut des voeux...

Ouaïe...
Vraiment chaque jour passe trop vite...
Chaque semaine, encore pire...
Et chaque mois s'en va que déjà un nouveau mois commence. 

Et nous voici en 2018 alors que j'ai à peine eu le temps de voir passer 2017.

J'aimerais connaître la recette du temps qui s'écoule doucement et tranquillement, et que 2019 ne me surprenne pas à arriver après-demain.
Enjoy 2018 !!!    Slow and Easy !

dimanche 10 décembre 2017

Adieu Johnny

Non pas que j'étais une fan, mais j'ai grandi avec Johnny. Enfant, mon père me mettait le 45 tours "Les bras en croix" sur le tourne-disques pour me réveiller le matin... 
En allant à Paris voir une exposition au Grand Palais, j'ai croisé des fans rendant un hommage ému au rocker, j'étais touchée et de tout coeur avec eux.

"Retiens la nuit"... Samedi 9 décembre 2017

mercredi 29 novembre 2017

MUSE live, c'était aussi géant !

En farfouillant dans mes archives de concert, je retombe sur le dossier Muse ! "Drones Tour", le 1er mars 2016, à l'Arena de Paris (ex-Bercy). Super show, avec le groupe placé sur une estrade au milieu de la salle : chacun quelle que soit sa place avait droit à un Muse (oh !). Nous nous sommes retrouvés côté Matt Bellamy 😍. Ils ne sont que trois, mais qu'est-ce qu'ils dégagent...
"Time is running out" (Paris/Arena, 01/03/2016)

Pas joyeux les lyrics pourtant, il s'agit dans l'album Drones de réussir à s'arracher de l'endoctrinement par les drones, qui ont fait de nous des machines. Les titres des morceaux de cet album sont significatifs : Dead Inside - Psycho - Mercy - Reapers - The Handler - Defector - Revolt - Aftermath - The Globalist - Drones. La scénographie est à l'image des paroles, angoissante, violente, on baigne en plein HG Wells et Huxley. Puis le set s'illumine, "We will be victorious..."
Le choix de l'enchaînement des morceaux est subtile.
“To me, 'Drones' are metaphorical psychopaths which enable psychopathic behaviour with no recourse.  The world is run by Drones utilizing Drones to turn us all into Drones.  This album explores the journey of a human, from their abandonment and loss of hope, to their indoctrination by the system to be a human drone, to their eventual defection from their oppressors." (Matt Bellamy, official Muse Website, 2015)
Muse : "Uprising" (Paris / Arena, 01/03/2016)

Ce soir-là, le groupe a joué des morceaux inattendus auxquels on ne s'attendait pas au vu des setlists précédentes (Take a Bow, Butterflies & Hurricane...).
Ah oui, dernière remarque après je vous laisse voir les vidéos : première fois que je voyais une basse lumineuse ("fluorescente"), dans les mains de Christopher Wolstenholme. On aurait dit dans le noir un joujou de Noël pour petits (suis en forme pour les commentaires, dis-donc !)
Muse : "Starlight" (Paris / Arena, 01/03/2016)
Setlist du 01/03/2016 :
1. [Drill Sergeant] Drones + Psycho
2. Dead Inside
3. Interlude + Hysteria ('Vuilstamen' riff + AC/DC's ' Back In Black' riff outro)
4. Butterflies & Hurricane (Tour debut; First time live since 2014)
5. The 2nd Law: Isolated System (Shortened)
6. The Handler
7. Resistance
8. Map of the Problematique (Rage Against The Machine's '… more )
9. Supermassive Black Hole (The Jimi Hendrix Experience's 'Voodoo Child' intro)
10. Prelude
11. Starlight
12. Munich Jam (Fast ending)
13. Madness
14. Blackout (Tour debut; First time live since 2013)
15. Enregistrement discours de JFK + Reapers
16. Time Is Running Out (Led Zeppelin's 'Heartbreaker' riff outro)
17. Uprising (Extended outro)
18. Mercy
19. The Globalist + Drones (Reprise)
Encore :
20. Take a Bow (Tour debut; First time live since 2011)
21. Knights of Cydonia (Ennio Morricone's 'Man With a Harmonica' intro; w/ confetti)

Muse : "Mercy" (Paris/Arena, 01/03/2016)

Bon, je pourrais m'en passer mais je n'y arrive pas... mon petit commentaire girly sur l'idylle qui a uni quelques années durant Matt et Kate Hudson, actrice que j'avais trouvée archi-drôle dans le film (girly) "How to lose a guy in ten days" (avec un autre Matt, craquant itou). Le seul rôle de cette actrice qui m'ait marquée. A part ça, j'admets que je regarde d'autres sortes de films (ICI).

Plus sérieusement, je me rends compte que je n'ai pas encore rendu leur hommage mérité à ASAF AVIDAN (17/03/2017), WHITESNAKE (19/07/2016), Girls in Hawaï (pourtant vus deux fois !) et puis mince alors c koi ce cirque : toujours pas raconté le culte FLEETWOOD MAC ni ROGER WATERS/The Wall tour ! Il va falloir arrêter de procrastiner en regardant 15 fois de suite Kate Hudson dans son rôle phare... 😉

--> Ma chronique "musique" et la page de mes concerts... Long live Rock'n'roll !!!

dimanche 26 novembre 2017

Ian Manook : "La mort nomade"

***** 2016,
Suite et fin de la trilogie en terre mongole...
- le tome 1 ("Yeruldelgger") était génial, MAGISTRAL : *****
- le tome 2 ("Les temps sauvages") bien, avait perdu une étoile en route : ****
- et ce tome 3 a décoché ***...

Un troisième tome à la fois passionnant... et bancal. 
Yeruldelgger vieillit et son besoin de sagesse et sérénité s'en ressent. Il opte pour une retraite auprès de ses racines, dans sa yourte, dans le désert, se préparant tranquillement au concours de tir à l'arc du prochain naadam. Il est redevenu nomade.
Enfin, c'est ce qu'il aurait souhaité. Mais, justement, la communauté nomade fait face à des enlèvements de jeunes filles, et le policier qui sommeille en lui se trouve contraint de reprendre du service.
Voyage en Mongolie..."à l'époque d'avant l'assaut"
De la violence, il y en a.
Des méchants, pléthore ; une archi-méchante, sorte de Cruella d'Enfer mais pas pour les petits chiots, elle en est...
Des détours géographiques insolites, on n'y échappe pas : Manhattan, l'Australie... Un tour du monde un peu trop développé à mon goût. Les enjeux restent la mainmise sur les ressources de ce pays immense, vampirisé par la corruption, proie de toutes les convoitises, et dont la communauté nomade ancestrale perd son âme, minée par la pauvreté, l'alcool...
Un gros choc, le lecteur y a droit.
La fin, on doit la relire deux fois, pour être sûr d'avoir compris. Et après, KO !

Ian Manook aura captivé son lecteur pendant quelques années, brinquebalé aux côtés de Yerul, on buvait le thé au beurre salé et mangeait de la marmotte farcie aux galets chauds. Triste de le quitter, c'est peu dire. Merci l'auteur.

--> Voir mes "lectures d'Asie centrale" et ma chronique "polars"

dimanche 19 novembre 2017

Des films hispanophones de grande facture

Après notre grande vadrouille mexicaine en famille, nous maintenons le cap grâce au cinéma latino-américain et espagnol.

😁 "Les drôles de poissons-chats" /"Los insólitos peces gato" - de Claudia Sainte-Luce (Mexique, 2014) avec Ximena Ayala, Lisa Owen, Sonia Franco 
"La réalisatrice Claudia Sainte-Luce a 22 ans lorsqu'elle fait la connaissance de Martha à Guadalajara. Elle vécut deux ans avec Martha, veuve quadra atteinte du sida, mère de famille, avant que Martha meure. C'est son histoire qu'elle raconte à travers Les Drôles de poissons-chats. 
Des personnages très attachants, on ne peut plus naturels, sans pathos (une des filles de Matha, Wandy, est jouée par la "vraie" Wendy...). une belle leçon d'humanité, une femme formidable, cette Martha, jamais défaite ou défaitiste, toujours dévouée à ses enfants et à sa nouvelle gamine, Claudia.
J'ai hâte de revoir ce film.

😏 "Lake Tahoe" de Fernando Eimbcke (Mexique, 2008), avec Diego Catano, Hector Herrera,  Daniela Valentine, Juan Carlos Lara, Yemil Sefami (Prix FIPRESCI, Prix Alfred Bauer semaine de la critique, Allemagne)
Un film qui surprend de prime abord par sa réalisation hors normes : de longs plans fixes dépeignent la ville plombée par le soleil, les rues vides, une route déserte...
L'action commence en montrant un ado (Juan) marchant le long de la route, et à proximité, une auto qui a heurté un arbre, sur cette même route déserte. C'est le début d'une longue journée en quête d'un garage, qui va donner lieu à des rencontres incongrues (le vieux garagiste et son chien, une punkette et son bébé, un jeune mécanicien féru d'arts martiaux)...
Des rencontres qui soulageront brièvement Juan du poids du quotidien : sa mère enfermée dans la salle de bain, noyée de chagrin, son petit frère réfugié dans une tente au milieu de la cour, le téléphone qui sonne pour présenter des condoléances.
On comprend que le père est décédé récemment. Sur la voiture accidentée, un autocollant "Lake Tahoe"...

😥"Tuer un homme" / "Matar a un hombre" d'Alejandro Fernández Almendras (Chili, 2014), avec Daniel Antivilo (Kalule), Daniel Candia (Jorge), Ariel Mateluna (Jorgito) - Grand Prix du meilleur film étranger au Festival de Sundance 2014
Film noir, comme tous les films latino-américains vus récemment (Despuès de Lucia...).
Un pavillon de banlieue assez coquet et une petite vie de famille ordinaire, père (bûcheron diabétique), mère, fille, garçon.
Tout bascule quand une bande de voyous squatte le quartier et violente la famille. De violence en harcèlement permanent, la vie de la famille devient un enfer, l'unité familiale éclate, divorce, séparation... Le père devient comme un exilé dans sa forêt, à scier les arbres, pendant que la famille subit les agressions des voyous.
Le film se place du point de vue du père, éloigné mais désespéré de ne pouvoir protéger correctement sa famille. Correctement ? Oui, moult plaintes déposées à la police, témoignages, procès... Quand la police et la justice ne suivent pas, dans le Chili d'aujourd'hui, que faire ? C'est l'histoire d'"Un justicier dans la ville" avec Charles Bronson. Mais tiré d'une histoire vraie au Chili.
On en sort sans voix.

😲 "La Isla Mínima" (Espagne, 2015), d'Alberto Rodriguez, avec Raúl Arévalo, Javier Gutiérrez, Antonio de la Torre.
Film noir et polar. Dans l'Espagne post-franquiste des années '80, deux policiers que tout oppose enquêtent ensemble sur les meurtres d'adolescentes. Chacun a ses méthodes, chacun a aussi son passé...
En toile de fond, la campagne andalouse, glauque, merveilleusement filmée. Les acteurs sont saisissants.
Un film que j'ai trouvé très intéressant. Une fin glaçante.

😁 "Jiuletta" de Pedro Almodóvar (Espagne, 2016), avec Emma Suárez (Julieta à 50 ans), Adriana Ugarte (Julieta à 30 ans), Daniel Grao, Inma Cuesta, Dario Grandinetti, Rossy de Palma
Adapté d'un roman d'Alice Munro.
Brillant, époustouflant, en rupture totale avec la filmographie habituelle de Pedro Almodóvar.
Une mère, Jiuletta, perd soudain tout contact avec sa fille unique dès les 18 ans de cette dernière. Sans explications. Sans avertissement.
Chaque année, Jiuletta achètera un magnifique gâteau d'anniversaire pour donner l'illusion d'une fête d'anniversaire, lugubre, car le gâteau intact finit toujours à la poubelle. Pour tenter de comprendre, Jiuletta écrit un journal, interroge, fragilise son nouveau couple, bousille sa vie dans la quête de sa fille.
Et s'il s'agissait d'un abandon de sa mère par sa fille ? Quelles en seraient les raisons ? Des secrets de famille anciens ?
Un film remarquable, qui tient en haleine et bouleverse.

😁 "Les orgueilleux" (sous-titre : "Alvarado") film franco-mexicain d'Yves Allégret (1953), avec Michèle Morgan, Gérard Philipe, Carlos López Moctezuma, Víctor Manuel Mendoza, Michèle Cordoue, Arturo Soto Rangel
Que dire, film culte, que j'avais vu jeune et qui m'avait beaucoup marquée. La fête des morts au Mexique dans la région de Vera Cruz, Gérard Philipe déchu, alcoolique, Michèle Morgan, lumineuse, l'épidémie, la mort, l'amour.

😌 "La mort en ce jardin" / "La Muerte en el jardín" de Luis Buñuel (France/Mexique, 1956) avec Georges Marchal, Simone Signoret, Michel Piccoli, Michèle Girardon, Charles Vanel, Jorge Martínez de Hoyos
Bon, pas de jardin, mais de la jungle dans ce film noir, vraiment noir, et atypique. Les acteurs propulsés de France par Luis Buñuel sont excellents. Je n'aurais pas reconnu Piccoli en curé si je n'avais lu le générique. Dans un village, les émeutes éclatent après la nationalisation des mines de diamant. Un petit groupe s'échappe dans la jungle, et là, c'est en effet la loi de la jungle qui s'applique. Mazette, quelle fin...
Film tourné 3 ans après Les Orgueuilleux", au Mexique. trois mois de tournage à Catemaco et Cosamaloapan (État de Veracruz), Molino de Flores et Texcoco (État de Mexico).
Dixit Simone Signoret : "Enfin, il y avait le Mexique. Je défie qui que ce soit de ne pas tomber amoureux du Mexique - je ne parle pas des paysages, je parle des gens. J’ai l’air folklorique en parlant comme ça : tant mieux, le folklore a quelquefois du bon, quand il exprime son sens réel, c'est-à-dire quand il s’applique au mot « peuple ». J’irai même jusqu’à dire pueblo."

😐"Colonia" de Florian Gallenberger (Allemagne, 2016) avec Emma Watson, Daniel Brühl, Michael Nyqvist, Richenda Carey
L'intérêt de ce film est de nous informer sur la Colonia Dignidad fondée en 1961 au Chili par des Allemands dont Paul Schäfer, un ancien Nazi pédophile. Dans cet endroit reclus et hautement protégé, on y torturait aussi les ennemis du régime de Pinochet, et ce jusqu'à la chute du dictateur en 1991. Paul Schäfer finira par être arrêté en 2005 en Argentine.
Au-delà de cet aspect historique, l'histoire de Lena, hôtesse de l'air à la Lufthansa et de son petit ami Daniel, étudiant allemand, arrêtés au moment du coup d’État militaire de 1973, m'a parue tirée par les cheveux. Surtout la fin, peu crédible. Malgré tout, le film se laisse regarder.

😑"Jauja" de Lisandro Alonso (Argentine, 2014), avec Viggo Mortensen, Ghita Norby, Viibjork Malling Agger
Euh, je me suis concentrée, au début, les paysages splendides de Patagonie sous les yeux, puis suis allée faire un café, puis ouvrir la porte au chien, regarder dehors... sans mettre sur pause. Je suis revenue, ce n'étaient pas tout à fait les mêmes plans, mais presque. J'ai continué un peu, tout en me disant que je devrais en profiter pour faire aussi ma liste de courses, donner sa ventoline à mon toutou... Tout d'un coup, je me suis aperçue que le film se poursuivait à l'écran et que j'avais complètement décroché. Pourtant, ce film reflète selon LesInrocks "un cinéma d’esthète perché totalement enivrant". Il faut que je lui donne un jour une seconde chance.

Sans oublier :
😁"Siete cajas" de  Juan Carlos Maneglia et Tana Schémbori (Paraguay, 2012), avec Celso Franco, Lali González, Víctor Sosa Traverzzi, Nico García
Stupéfiant film, une claque, deux jeunes acteurs exceptionnels. A VOIR !!! mais donne peu envie d'aller voyager là-bas...
Le film est en "jopará", mélange d'espagnol et de guarani, les deux langues officielles du Paraguay.

Voir aussi mon p'tit avis sur :


--> ma p'tite chronique "ciné"...

RIP Malcolm Young

Malcolm Young est mort ce 18 novembre 2017 à 64 ans, rejoignant dans la foulée son frère George.

Je reprends cette citation de Libé qui écrivait il y a trois ans à propos du retrait de Malcolm de ses activités pour motif médical :
"Le rock perd officiellement un de ses plus exacts rythmiciens, de ceux qui ont un métronome à la place du cœur. La musique perd aussi un compositeur malin, qui avait compris l’importance du silence et des bruits, ces fameux temps d’arrêt entre les accords et ces sons d’attaque au médiator épais qui font d’AC/DC les tenants d’une esthétique du brutal". (Libération, repris dans Libé Next le 19/11/2017).
Macolm Young avait quitté le groupe en 2014 juste avant l'album "Rock or Bust". 
F. et moi avions assisté au concert d'AC/DC au Stade de France le 26/05/2015, où le neveu d'Angus et de Malcolm remplaçait ce dernier.

For those about to rock, we salute you.
Esse Desse, c'est ma jeunesse...
J'avais un crush pour "Touch Too Much", mon côté girly, mais à part ça j'aimais tout. 

En pleine dystopie : "Transperceneige" (film et BD)




























"Transperceneige" ***** de Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, complétée par 2 volumes supplémentaires par Benjamin Legrand

Une claque ! j'ai commencé par la BD, inlâchable, "page turner" comme on dit maintenant. La dystopie à son paroxysme.
"Parcourant la blanche immensité d'un hiver éternel et glacé d'un bout à l'autre de la planète roule un train qui jamais ne s'arrête. C'est le Transperceneige aux mille et un wagons.C'est le dernier bastion de la civilisation."


J'ai pensé au roman d'Antoine Volodine "Terminus radieux" (5 étoiles, génial) et son train fantôme condamné à rouler éternellement.

Après avoir dévoré cette BD, j'ai foncé sur le film, vu deux fois d'affilée :

😂"Snowpiercer, le Transperceneige" de Bong Joon-ho (Corée, 2013), avec Chris Evans (Curtis), Jamie Bell (Edgar), Tilda Swinton (Mason), Ed Harris (Wilford), John Hurt (Gilliam), Octavia Spencer (Tanya), Ewen Bremner, Song Kang-ho, Ko Hasung (Yona)...
Le film est une adaptation qui prend ses propres marques, mais qui tient la route et nous tient en haleine : nous sommes propulsés au milieu des wagons du Transperceneige, les machines sont oppressantes, la lutte des classes fait rage, la révolte gronde et les représailles sont féroces. 
Au fait, que mange-t-on dans ce train ?... ah, euh... 
Brillant, captivant, superbement filmé et joué. 

Tiens, un ours dans la neige...

lundi 13 novembre 2017

Kasabian live... festif et sportif !!!


Voilà, enfin vu Kasabian en live ce 11 novembre au Zenith !

Eh bien il faut tenir la forme, mazette quelle intensité ! 
Ils courent, jouent, sautent, haranguent le public, chantent, blaguent, nous disent de battre des mains, on bat des mains, de lever les bras, on lève les bras, de sauter, on saute, d'allumer les briquets bougies, on allume, de chanter, on chante (singing or crying out loud !), de nous asseoir, on s’assoit, de nous relever, on se relève, de sauter encore, on saute encore...

Tout le long du set, le grand Sergio Pizzorno (guitare, back vocals) fait participer le public sans nous laisser de répit.
Quel showman et sacré musicien... oui j'admets que c'est mon chouchou. Tom Meighan chante super bien et bouge aussi, mais Sergio met le feu à la salle.
A 23h, on a fini en sueur et en loques. Mal partout mais l'esprit archi joyeux. Un concert du feu de Dieu. Et pourtant, on a une pelletée de concerts derrière nous (voir ma page "concerts"), avec super ambiance et supers groupes... mais ce soir Kasabian a fait bosser le public autant que les musiciens !
Ill Ray (The King) - Paris, Zenith, 11/11/2017
Avant tout, il faut l'aimer, ce groupe footeux de Leicester (bien sûr, ils supportent le club de Leicester). Et le public était totalement fan, en majorité des quadras quinquas dans les gradins, et la fosse remplie de plus jeunes.

Le concert débute sur un air de générique hollywoodien (MGM je crois) puis des jeux de lumière projettent les larmes de la couverture de l'album "For crying out Loud" (c'est le roadie historique de Kasabian qui grimace sur la pochette). Un décompte de bips nous fait languir et bing la salle est chauffée pour "Ill Ray". 
Comeback Kid - Paris, Zenith, 11/11/2017

Puis s'ensuivent les titres cultes et les nouveautés du dernier album. Perso, j'aime bien cet album qui pourtant rompt avec la ligne rock et vire un peu à la britpop à la Coldplay (dixit F., que ce virage a déçu par rapport au Kasabian historique). "You're in love with a psycho" pourrait sortir de l'album "Right thoughts, right words, right action" de Franz Ferdinand, qui eux aussi avaient fait un virage moins rock avec cet LP.
Et puis, en concert, j'ai apprécié des morceaux que j'avais écoutés sans véritable flamme et que je réécoute depuis le show avec passion, comme "Wasted", que Tom a adressée au public féminin surtout : vrai qu'elle est girly cette tune, mais j'aime !!!
You're in love with a psycho - Paris, Zenith, 11/11/2017

Le groupe aligne 6 musiciens sur scène (nos deux gaillards chanteurs, + Chris Edwards /basse, Ian Matthews /batterie, Ben Kealey /keyboards et Gary Alesbrook à la trompette (eh voui, trumpet on tour !) et ça fait du bruit ! Avec parfois un son vraiment fort et brouillon... mais la pêche est là. Bon, c'est sûr, next concert, je prends quand même des bouchons d'oreille...
Bless This Acid House - Paris, Zenith, 11/11/2017

SETLIST : (en bleu : cliquez pour voir la vidéo sur Tutube)

1. Ill Ray (The King) – (For Crying Out Loud, 2017)
2. Bumblebeee – (48:13, 2014)
3. Eez-Eh (with Daft Punk/Around the World outro) – (48:13, 2014)
4. Underdog  - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009)
Kasabian live : ambiance de folie !
5. Shoot the Runner  - (Empire, 2006)
6. Days Are Forgotten(Velociraptor !, 2011)
7. You're in Love With a Psycho(For Crying Out Loud, 2017)
8. Wasted (For Crying Out Loud, 2017)
9. Take Aim (The Doberman intro) - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009)
10. Club Foot – (Kasabian, 2003)
11. Re‐Wired(Velociraptor !, 2011)
12. Treat – (48:13, 2014)
13. Empire - (Empire, 2006)
14. Bless This Acid House - (For Crying Out Loud, 2017)
15. Stevie (48:13, 2014)
16. L.S.F. (Lost Souls Forever) - (Kasabian, 2003)
Encore / Rappel :
17. Goodbye Kiss / acoustic(Velociraptor !, 2011)
18. Comeback Kid(For Crying Out Loud, 2017)
19. Vlad the Impaler - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009) - avec l'humoriste anglais Noel Fielding déguisé en Vlad
20. Fire - (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009)
Fire - Paris, Zenith, 11/11/2017

Vingt morceaux : c'est du lourd... Merci Kasabian pour cette super soirée ! Super ambiance ! Super public aussi, c'était cool de côtoyer tous ces inconnus fans sympas et de toutes générations. A tous je vous fais des biz !

Et merci merci Super Jenny (Doglover, Dogsaver, Dogcoach, Dogkeeper, Dogtout !) et sa tribu de Spitz, qui nous avait fait découvrir Kasabian autour de l'album West Ryder Pauper Lunatic Asylum. Jenny qui nous a fait découvrir en même temps les Kings of Leon.

--> Chronique "ziquemu" et page de mes "concerts"

lundi 6 novembre 2017

Vaïnui de Castelbajac : "Au taf "

***** Au taf (2017, Editions Delcourt, 128 p.)
Une BD archi drôle sur le monde du travail et la mesquinerie d'un patron d'entreprise.
La deuxième partie "Bêtes de travail" est tout aussi réussie. Le dessin est simple, avec un petit côté désuet très sympathique. J'ai vraiment adoré.

"Burn out ?" -                                                                                 "Chérie, je suis en plein team building là."

"Vous le savez, je veux être un patron à l'écoute de son équipe. C'est pourquoi j'ai pris la décision de truffer l'ensemble des espaces de travail de mini-micros espions."

"Vous verrez l'ambiance est très bonne. Trois fois par semaine, on lance même la baballe dans l'open space."

--> Ma chronique "BD" !

dimanche 5 novembre 2017

Mario Bellatin : "Le Jardin de la dame Murakami" (Mexique)

***** "Le jardin de la dame Murakami - Oto no-Murakami monagatari" ("El jardin de la señora Murakami", 2000), Ed. Passage du Nord/Ouest, Traduit de l'espagnol (Mexique) par André Gabastou, 94 p.
J'ai acheté ce roman à la fois parce qu'il est d'un auteur mexicain et qu'il contient le mot jardin... 
Je l'ai lu dans la perspective de mon "grand" voyage au Mexique. Il m'a laissée perplexe. Je me suis dit que le livre était si court que j'avais dû en manquer une partie. Et je l'ai relu. Deux fois. Roman + annexe + toutes les notes de bas de page. J'étais toujours aussi pantoise, même si je comprenais un peu mieux l'histoire. Je ne peux pas dire que j'ai aimé... Je peux dire que j'ai lu ce petit livre surprenant et que je ne l'oublierai pas.

Pour ceux qui recherchent de l'exotisme mexicain dans cette lecture, passez votre chemin. Il vaut mieux lire ce livre si l'on rêve ou prépare un voyage au Japon. Et encore : il s'agit d'un Japon quelque peu farfelu (une île nippone ?, des coutumes surprenantes comme la fête des chenilles, le jeu des 3 pierres blanches et des 3 pierres noires, les cérémonies du thé assez particulières...).
Au demeurant, l'auteur Mario Bellatin est d'origine péruvienne, et la communauté japonaise est présente dans ce pays depuis la fin du 19e siècle (cf. l'élection d'Alberto Fujimori à la présidence de la République en 1990...).

L'histoire est celle de Izu, une étudiante passionnée d'art moderne qui, dans un essai universitaire, ose critiquer la collection passéiste et désorganisée du riche M. Murakami. Celui-ci va, ô surprise, s'empresser de courtiser la jeune femme et l'épouser. Mais il ne souhaite en fait qu'assouvir sa vengeance à son encontre.
On assiste au désastre que devient l'existence d'Izu, coupée de sa famille, trompée par sa servante et amie, manipulée par son mari et, à la mort de ce dernier, déshéritée, seule et sans ressources, et obsédée par le fantôme de ce mari se promenant sur l'étang aux carpes.
Pas joyeux joyeux comme roman...

Plus récemment, j'ai lu un autre roman mettant également en scène au Japon une femme, un bassin aux carpes dorées... mais autour d'une belle histoire d'amour : "Le bureau des jardins et des étangs", de Didier Decoin.

--> Interview "C’est quoi un jour dans la vie de Mario Bellatin ?"
"Je vois clairement la première partie de la journée. Je dois toujours procéder de la même manière sinon le reste de la journée se désorganise. Je me réveille, je regarde rapidement mon courrier, je prends une douche, je sors en vitesse mes chiens — c’est leur promenade du matin —, j’achète du jus de fruit à quelqu’un qui les fait de manière naturelle, je rentre à la maison, j’en bois un litre d’un coup et alors seulement, chaque jour prend une direction distincte." (Source)
--> Une analyse de ce roman : "L’altérité en trompe-l’oeil ou comment devenir ce que l’on est pas" (Daniel Castillo Durante)

Jirô Taniguchi : "La Forêt millénaire" (BD)


***** Album posthume de Jirô Taniguchi, décédé en février 2017 à 69 ans

En dépit d'un thème intéressant (la défense de la nature), je n'ai pas été transportée par cet ouvrage, tout simplement parce qu'il ne fait qu'introduire un récit qui s'interrompt brutalement du fait du décès de l'auteur. "La forêt millénaire" est le 1er tome d'une série qui devait en comporter 4 ou 5, et qui conte l'enfance de Wataru, 10 ans, recueilli par ses grands-parents à la campagne après le divorce de ses parents et la maladie de sa mère. Dans ce premier tome, Wataru découvre la forêt et le rapport particulier qu'il peut entretenir avec la nature.
Le lecteur est informé que la suite prévoyait la mise en exploitation d'une mine d'uranium dans cette contrée luxuriante... Mais l'on reste vraiment sur sa fin en tournant la page de ce court premier tome.

--> Chronique BD de ce blog... avec "L'homme qui marche

mercredi 1 novembre 2017

On se fait une toile (sur le web) !

Suite de mon article "Happy Spidery Halloween" d'hier soir, avec quelques belles toiles photographiées en automne.
Toile orbiculaire, fil avertisseur, toile en nappe, toile en fils diffus... Quelle prouesse.





--> ma chronique "Araignées"

mardi 31 octobre 2017

Happy Spidery Halloween...

Je trouve que la photo de cette araignée tégénaire prise en août dans mon jardin est parfaite pour illustrer Halloween ! 💀👻 Ça fait un peu gore mais ce n'est que ma titite dans sa toile trouée par la pluie. Enjoy !

--> Allez voir ma rubrique "Araignées"... elles sont pas en caoutchouc mais viennent de mon jardin et j'y tiens !!!

jeudi 24 août 2017

Ça perruche pas mal à Paris

Il va me falloir enrichir la page des habitants de mon jardin.
En effet, il y a quelques semaines, mon mari me fait remarquer qu'il entend un oiseau qui piaille vraiment différemment de ceux auxquels nous sommes accoutumés dans notre jardin de la banlieue parisienne.
Eh bien le mystère est résolu : cet oiseau squatte régulièrement les fils d'électricité ou téléphone au-dessus de chez nous. Alors oui il est beau, mais c'est une perruche à collier !!! Un oiseau tropical dans notre écosphère continentale... 
"Ma" perruche à collier n'arborant pas de collier, ce doit être une femelle !
La rumeur veut que dans les années '70, une cinquantaine de perruches à collier se seraient échappées de leurs cages à l'aéroport d'Orly et au fil des ans bien acclimatées dans la région.
Je la trouve belle ma perruche même si elle chante mal, et elle fait de sacrées mimiques perchée sur son fil. Mais tout de même, c'est une espèce invasive qui malmène l'écosystème local (cf. article de France 3 ): 
  • "Les perruches squattent les nids d'autres oiseaux plus tardifs à engendrer leur descendance. À l’heure de la lune de miel, sitelles, pics et autres étourneaux s’en retrouvent délogés. Très friande de graines, de bourgeons et de baies, la perruche vole la nourriture de ses voisins, dans les mangeoires d’oiseaux plus petits comme les mésanges.
  • "Elles concurrencent les pic-verts sur leur habitat, des cavités, qu'elles leur prennent et partagent difficilement."
  • "Elles deviennent un danger pour d’autres espèces comme les mésanges, les rongeurs ou encore les chauves-souris. Ce sont des espèces d’oiseaux qui prolifèrent très vite, comme les pigeons. Elles mangent les bourgeons, les marrons et chassent d’autres espèces comme l’écureuil roux, une espèce de plus en plus rare."

Alors sachant tout cela, je te demande jolie perruche de bien vouloir passer ton chemin... déjà que nous voyons de moins en moins de moineaux (oui, les simples moineaux, où sont-ils passés en banlieue ?), que le pic-vert s'est fait très rare... Laisse-nous au moins nos mésanges.

S'agissant d'espèces invasives, nous faisons aussi face aux coccinelles asiatiques, aux frelons asiatiques, aux écureuils petits suisses et autres énergumènes qui menacent les espèces locales... En Australie, ils ont fini par être envahis par les lapins...  et si demain mon jardin regorge de koalas 😉.

En parlant d'écureuils, justement, une étude de l'INRA + Muséum national d'histoire naturelle + Institut Pasteur sur les tamias (dits "petits suisses") qui se sont acclimatés en forêt de Sénart "a démontré qu'il contribue de façon prédominante au risque de transmission de la maladie de Lyme pour l’homme, beaucoup plus que les rongeurs autochtones, en raison d’une prévalence d’infection élevée, mais aussi du fait qu’il héberge un plus grand nombre de tiques. Ces résultats démontrent que l’introduction d’une espèce exotique peut ne pas être anodine en termes de santé publique." (source : Wikipedia). Cela me concerne d'autant qu'une tique de la zone de Sénart s'est gorgée de mon sang il y a deux mois. Alors vade retro tamia !
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