mercredi 20 février 2013

Letz Zep en concert pour les fans de Led Zep

Si comme moi vous n’avez jamais vu Led Zep en concert en vrai, vous ne les verrez donc jamais... (ben oui, sniff ............ mais non ! ultime rebondissement, l'espoir est là, scoop : Robert Plant serait prêt pour une tournée Led Zep en 2014 !!!!!!!!!!!!!!). En attendant, faute des princeps, foncez sur le générique Letz Zep, réputé le meilleur tribute band de Led Zeppelin.

Billy Kulke, le chanteur (+ harmonica) est le quasi sosie de Robert Plant. Originaire de Liverpool, il a chanté avec des musiciens comme Roger Glover (Deep Purple), Scott Gorham (Thin Lizzy), Neil Murray (Whitesnake), Don Airey (Rainbow), Dennis Stratton (Iron Maiden).


Letz Zep jouant Going to California

Le guitariste Andy Gray a souvent joué en lead guitar sur scène avec John Hackett (frère de Steve Hackett - Genesis). Il enseigne la musique à temps partiel, et il a l'air d'un tout jeunot !


Steve Turner à la basse et aux claviers (+ banjo et back vocals)

Le batteur Benjy Reid a joué avec Debbie Bonham, Bad Co, Ritchie Blackmore, Praying Mantis…

Video de Stairway to Heaven
(NB : gloups sur Stairway to Heaven, je me suis un peu lâchée vocalement et les choeurs qui sonnent peut-être faux sur la vidéo , eh bien hélas ce sont certainement mes hommages vocaux à ce morceau cultissime...Du reste, le papi à côté de moi (pas mon mari, le monsieur de l'autre côté) m'a dit que j'étais un très bon public - je lui ai même montré comment faire des photos du concert avec son portable).

La deuxième partie s’ouvre sur une ambiance caf'conc'. Lumières tamisées, Billy Kulke assis sur un tabouret, Steve Turner joue... du banjo et Andy Gray de la guitare sèche  "et le batteur nous sert un rythme léger ponctué sur la caisse claire et les cymbales" (là je cite un fan bloggeur).
Billy Kulke explique au public que "This song is about ecology" : il s'agit de "Going to California" (selon Fredi, jamais jouée par Led Zep sur les concerts live dispos en disques, maybe in bootlegs though), puis Billy introduit le morceau suivant ...about a blue-eyed friend : "Bron Y Aur Stomp" (très inattendue en concert !).

Video de Whole lotta Love

SETLIST: 1. Rock'n'Roll - 2. Good Times Bad Times - 3. Misty Mountain Hop - 4. No Quarter - 5. Since I've Been Loving You - 6. Nobody's Fault but Mine - 7. Babe I'm Going to Leave You - Entracte - 8. Going to California - 9. Bron Y Aur Stomp - 10. Kashmir - 11. Stairway to Heaven - 12. Moby Dick - 13. Whole Lotta Love - Rappels : 14. Black Dog - 15. Immigrant Song
Video de Andy Gray jouant du bâton + guitare


Témoignages :
Robert Plant : “I walked in, I saw Me !!!"
Jimmy Page : "That was excellent! I've been hearing a lot of good things about your band, we have a lot of mutual friends so stay in touch, I'd like to come to one of your gigs"
Steve Winwood : "Sounds amazin'"
OzzyOsbourne : "Hey Man, that's some f****ng voice you got there, you must be on f*****ng helium to get that f*****ng high"

Janick Gers (Iron Maiden) : “If you can't get the real brew, then this is the closest to the real thing that you are ever likely to see and hear, the playing is impeccable and the Band rocks just like the real thing. Brilliant!"

Video de Kashmir

Voir la chronique "musique" de ce blog , sur Led Zep : "Led Zep en concert cinématographique"
Le site : www.letzzep.com

Jonas Jonasson : "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" (Suède)

***** Réf. géogr. : Suède et tour du monde des puissances nucléaires - Genre : Road movie 4e âge

Une lecture plaisante et facile, surtout passé les 50 premières pages un peu longuettes… Ensuite, grâce aux retours en arrière sur la vie aventureuse et extravagante du pourtant tranquille Allan, mon attention a fait un grand bond en avant.

Allan, ce suédois naïf centenaire, qui a horreur de la politique, devenu expert maison en explosifs puis apprenti sorcier de la bombe atomique, a pour seule ambition de manger et boire un petit coup quelles que soient les circonstances.
C’est ce voyage dans l’Histoire et les rencontres loufoques avec de grands personnages qui m’ont bien plu, étant férue de relations internationales. Les références à la course à l'arme atomique, aux traités de désarmement, à l'Initiative de Défense Stratégique US : tout cela m'a rappelé mes études.
Et malheureusement, l’histoire contemporaine nous invite à nous demander si notre Allan n’aurait pas laissé aussi des traces de son passage en Corée du Nord (laquelle vient de procéder à son 3e essai nucléaire).
2 mai 2005 en Suède : Allan, 100 ans, s’enfuit de sa maison de retraite loin de l’infirmière tyrannique qui lui prévoyait en plus une fête d’anniversaire avec tous les vieux. Débute une course poursuite du papi en chaussons à travers la Suède, ponctuée du larcin d’une valise bourrée de billets, de quelques meurtres (de gangsters, ouf), de rencontres loufoques et chargées d’humanité.
Bio expresse de ce cher Allan :
- 1929/39 : artificier au côté des Républicains pendant la guerre civile espagnole puis sauveur de Franco !
- 1939/45 : "catapulté" d'Espagne à Fort Alamo (EU), il résout un problème permettant de compléter l'équation de l’arme atomique… S'ensuit une fête d’enfer à grand renfort de tequila avec le vice-président Truman. Quelques jours après, les Etats-Unis font exploser leurs bombes nucléaires au Japon… Alors Allan : kes tu fabriques nom d'un chien ?
- 1945/47 : mandaté par Truman (devenu Président) pour accompagner l’épouse de Tchang Kaï Chek et aller faire sauter des ponts en Chine pour le compte du Kuomintang... Puis toujours surpris par un revirement inattendu du destin : voilà qu'il sauve la vie de la 3e épouse de Mao Tse Toung  (dans le camp adverse) !
- 1947/48 : traversant l'Himalaya (as simple as that) se retrouve dans une geôle iranienne d’où il s’échappe et sauve en passant la vie de Churchill. Rentre en Suède où il est gentiment alpagué par les services secrets soviétiques. Quelques verres de vodka plus tard, il aura partagé quelques infos pratiques sur la bombe avec les experts russes…
- 1948/53 : A Moscou, rencontre le cauchemardesque Beria et le camarade Staline, auprès duquel il a le malheur de réciter un poème inapproprié et se trouve déporté au goulag à Vladivostok, avec pour compagnon d’infortune le frère neuneu et introverti d’Albert Einstein : 5 ans sans une goutte d’alcool !
1953/68 : après avoir mis le feu à la ville de Vladivostok et s’être enfui déguisé en maréchal de l’armée rouge vers la Corée… il est arrêté par les sbires de Kim Il Sung et sauvé par Mao ! Ces « nouveaux amis » (dont le fiston Kim Jong-Il) lui permettent de partir en vacances à Bali, une parenthèse paradisiaque de 10 ans.
- 1968 : rencontre à Paris (en mai...quelle affaire : mai 68) le général de Gaulle et Lyndon B. Johnson. Devenu espion pour les Américains, il s'installe à Moscou où il trafique de vrais faux rapports sur l’armement russe, en compagnie de son copain ingénieur chef du nucléaire russe, afin de contribuer à la limitation de la course à la guerre des étoiles et à l'armement nucléaire, jusqu’en 1982.

Arrive un jour où Allan se retrouve dans cette maison de retraite de Suède où il s'ennuie à mourir !
Sa fuite surmédiatisée et rocambolesque lui permettra de croiser la route de bons amis... et toute cette clique, dont Sonja l’éléphante, le policier, le bandit, Julius le vieux un peu kleptomane, Benny le surdoué presque diplômé en tout et la belle Mabelle, le chien… s’en ira couler des jours heureux à Bali.

Amateurs de réalisme, s'abstenir ! Idem pour les amoureux de la grande littérature. Le livre se prête aux lectures de voyage, dans les transports, en vacances...
Et la Suède vue autrement qu'en scène de crime des romans policiers nordiques à la mode, cela change !
Voir mes autres "lectures nordiques"...

dimanche 10 février 2013

Nouvel an chinois : Bonne année du serpent !

Exit le dragon et bienvenue au serpent (d'eau)...
Bon nouvel an chinois à tous nos amis et famille de Chine !

Le serpent, ai-je lu quelque part, représente dans l'astrologie chinoise, la beauté et le sagesse.
Guess what ? 
Je suis moi-même du signe du serpent !
Enfin (soupirs de bonheur...) : une année que j'appréhende avec sagesse dans toute l'amplitude de ma beauté intérieure et euh... extérieure (avec quelques artifices de ce côté !).

Côté choses terrestres et anecdotes : qu'évoque pour moi un serpent ?
1/ Assez récemment, en voyage à Lijiang (province du Yunnan) avec ma famille (mon frère et sa femme et mon neveu habitent à Shenzhen), il pleuvait comme vache qui pisse en plein mois d'août, je suis tombée la nuit tombée, sans éclairage, dans la fosse des égouts qui parcourent la ville...
Genou + cheville déglingués.
HEUREUSEMENT, je tenais alors mon appareil photo, la prunelle de ma vie, en bandoulière, et le très cher Lumix (Panasonic : je te vénère...) a échappé aux blessures et contusions en tous genres.
Moi, par contre, immobilisée dans le lit de l'auberge sans plus pouvoir bouger genou et cheville...
Et là, deux miracles comme sait les faire la Chine éternelle :
  • le 1er, une des hôtesses d'accueil de l'auberge, qui parlait 3 mots d'anglais et moi 1 mot de chinois, m'a accompagnée à l'hôpital local : que des locaux, seule étrangère, j'ai fait toutes les (150) queues comme tout le monde... sauf que 15.000 paires d'yeux me détaillaient comme une soucoupe volante...
    Après moult péripéties que je tairais (soit des heures et des heures d'attente dans un monde où je ne comprenais rien), voici que j'atterris à nouveau près du hall d'accueil, dans une petite pièce à baie vitrée ou une virago me mime le geste de me dénuder pour me faire une piqûre... Euh... je regarde avec désespoir ma compagne de l'auberge, qui me fait signe de la tête : ok ok !!
    Et voilà t'y pas que je me retrouve les fesses à l'air devant tout le hall d'accueil noir de monde les yeux hypnotisés par la présence d'une occidentale au moment où s'enfonce la piquouse de je n'ai pas compris quoi dans ma fesse... (mais en tout cas, je les remercie pour avoir prévenu tout risque d'infection et détérioration - c'est juste qu'il ne faut plus être pudique dans ces situations !)
  • Je vous vois venir : où est le serpent dans cette histoire ???
    La réponse : j'ai poursuivi notre périple dans la Chine inconnue (de nous !) et nous avions prévu d'aller au Xi Shuang Banna (!!!) la province tropicale près de la frontière avec le fleuve jaune... le Mékong... ouah...ouah... C'est donc pas ma jambe abîmée qui allait stopper notre trip familial au bout du monde dans les contrées reculées...

    Eh voilà, on arrive, on commence à marcher dans la jungle, je ne peux plus avancer... et là, un "local", voyant l'état de ma jambe, dit à ma belle-soeur chinoise (d'après ce que j'ai compris !) : méchante méchante entorse de cheville et genou... Et il propose de me soigner en pleine jungle avec une fiole de venin de serpent.Comme je ne pouvais plus bouger le pied qui était gonflé comme une outre et me faisait souffrir le martyr, j'ai dit ok ! Alors il a ouvert sa fiole et versé délicatement le contenu sur ma cheville qu'il a vite enrubannée de film plastique.
    A peine ma belle-soeur a-t-elle eu le temps de me traduire que cela allait chauffer... que ma cheville s'est mise à brûler de chaleur : ouille que ça brûlait, un enfer de douleur !!!

    Les enfants ont été scotchés, ils ont quand même fini par prendre des photos de ma cheville dont s'échappaient des vapeurs de fumées !!! Et que j'avais mal, purée !!! une horreur...Et ça sentait la viande brulée !
    puis (j'en passe..) ... peu à peu une sensation incroyable d'apaisement... et la cheville qui avait diminué de volume de façon incroyable...
    Tout le long de la journée j'avais ma cheville apaisée, je pouvais marcher...
    ma cheville soignée au venin de serpent
    Etait-ce ce serpent ?

    Merci le venin de ce serpent ! (lequel, nous n'avons pas pensé à poser la question, mais le monsieur n'a pas hésité en choisissant sa fiole). Et n'a pas demandé d'honoraires.



Mon 2e souvenir "serpentineux" :
2/ Eh bien, toute ma vie durant, un serpent sera aussi la longuissime chose visqueuse qui s'enroulait, sans fin, autour du cou de ma copine Joëlle sur la place Jemaa el Fna de Marrakech.
Ok, un camelot attendait quelques dirhams en échange d'une photo, mais ma pote Joelle était tétanisée et hurlait !!!
Et ce sont dans les minutes qui suivirent cette scène que... Joelle décida de s'enfuir au plus vite de cette cité maudite ! nous avions je crois 18 ans et c'était notre voyage de détente post-bac !

dimanche 3 février 2013

SCORPIONS concert live 2012 : le résumé...



Concert de Scorpions : leur der des ders
(Cet article aurait dû servir d'intro aux autres sur le concert des Scorps... un peu de choses à l'envers ne nuit pas à la santé !)
Allez zou, un AR au Zénith d'Orléans après le boulot pour foncer applaudir les Scorpions, le groupe culte de notre jeunesse et toujours aussi culte d’ailleurs.

C'est la... 1ere fois qu'on les voit en concert, et c'est leur tournée d’adieu : The Final Sting Tour... impossible de les manquer où notre vie de fans de rock aurait été incomplète. Scorpions, c'est le groupe que mes frères écoutaient, mes potes, moi, Fredi à Vienne aussi. Leurs morceaux, on les a dans la peau.
Pawel Maciwoda, Rudi Schenker, Matthias Jabs
Encore 3 membres de la formation initiale :
- Klaus Meine (25/05/48, 64 ans)
- Rudi Schenker (31/08/48, 64 ans)
- Matthias Jabs (25/10/55, 57 ans)
Tous en forme, Klaus avec quelques baisses de tension dans la voix (on a eu des craintes en début de concert…), compensées par les solos et les déchaînements des autres.

Et les deux p'tits jeunes : James Kottak (1962) le batteur américain qui a remplacé Herman Rarebell en 1996 et Pawel Maciwoda (1967), le bassiste polonais.

Alors, 19 chansons ce soir : les tubes, les classiques, des "plus récentes : 3 de Sting in the Tail,  une moins habituelle : Hit Between the Eyes (du reste, 4 morceaux de l'album Crazy World) ainsi que Is There Anybody There, la chanson style reggae du groupe (album Lovedrive, 1979).
Rudi Schenker, Matthias Jabs (transportés !), Pavel Maciwoda
Ambiance géante : le groupe super hyper méga heureux de jouer : on le sentait, on l'entendait, on le voyait. Des sourires et mimiques complices de Rudi et Matthias, Klaus qui gambade partout et associe le public. Bon, sa voix a besoin de se reposer et ce sont alors les solos (Kottak attack sur fond de clips des pochettes d'albums du groupe) ou duos de guitare qui s'enchainent.

Au fait : qui est ce 4e guitariste blond aux cheveux longs apparu au milieu du concert, sur "The best is yet to come" uniquement ???


1. Sting in the Tail (Sting in the Tail, 2010)
2. Make It Real (Animal Magnetism, 1980)
3. Is There Anybody There ? (Lovedrive, 1979) : le morceau reggae du groupe
4. The Zoo (Animal Magnetism, 1980)
5. Coast to Coast (Lovedrive, 1979)
6. Loving You Sunday Morning (Lovedrive, 1979)
7. The Best Is Yet to Come (Sting in the Tail, 2010)
Scorpions : Klaus, Matthias, Rudi, Pawel (Orleans 2012)
8. Send Me an Angel (Crazy World, 1990)
9. Holiday (Lovedrive, 1979)
10. Raised on Rock (Sting in the Tail, 2010)
11. Tease Me Please Me (Crazy World, 1990)
12. Hit Between the Eyes (Crazy World, 1990)
13. Kottak Attack (drums solo)
14. Blackout (Blackout, 1982)
15 Six String Sting
16. Big City Nights (Love at first Sting, 1984)
Encore :
17. Still Loving You (Love at First Sting, 1984)
18 Wind of Change (Crazy World, 1990)
19. Rock You Like a Hurricane (Love at First Sting, 1984)
"Avant l'ère du Rock'n'Roll un homme de 60 ans c'était un gars avec une bedaine, chauve avec des cheveux gris, lunettes, costume 3 pièces et chapeau, avec une canne ou un parapluie. A l'époque du Rock'n'Roll, un homme de 60 ans c'est Rudolf Schenker, mince, les cheveux décolorés platine, pantalon moulant, T-shirt heavy metal, lunettes noires, une Gibson Flying V à la main."

Video de Scorpions : Coast to Coast (Orleans 2012)
(extrait avec Rudi, Matthias, Pawel et Klaus à la guitare)


Scorpions : Klaus Meine, James Kottak, Pawel Maciwoda
--> les autres billets du concert fabuleux de Scorpions, Orléans 2012 :

--> voir la suite de la rubrique "musique" du blog

mardi 29 janvier 2013

Bonne année 2013 !!!



Carte réalisée avec beaucoup de neige (il a fallu attendre le 20 janvier !), quelques lettres du Boggle, et la réserve de bougies d'anniversaire.


Ci-contre, le making of en vue "panoramique" :
Notre salon de jardin joliment recouvert de neige.
Une semaine après, plus aucune trace de neige !





Et voici une carte de voeux alternative préparée pour une collègue qui ne me croyait pas qu'un bougainvillier pouvait hiberner dans un salon, qui plus est près d'une cheminée...

Conseil pour les aficionados :
L'an dernier j'avais remisé mon bougainvillier tout l'hiver à la cave. Résultat : au printemps un spécimen dénudé, l'air chétif et qui ne fit de fleurs (certes superbes et rose foncé, cf. photo) qu'à l'automne et moins d'une dizaine, l'économe !

Le bougainvillier
sur la terrasse
Cette année, compte tenu du poids du pot et de ma volonté défaillante, je me suis contentée de le rentrer au salon... Il a commencé à perdre toutes ses feuilles, puis de nouvelles petites feuilles vert tendre ont poussé, et ô surprise à partir de Noël : des fleurs en masse, mais rose pâle (on ne peut pas tout avoir).

Info pour les craintifs (qui n'osent acquérir un bougainvillier en région parisienne) : j'ai acheté ce spécimen d'environ 1 m de hauteur en liquidation à Super U pour... 2 € !!! Je peux dire que j'en ai eu pour mon argent, une belle affaire dont je suis fière !
Et re-bonne année à toutes et tous amis bloggeurs !

----> rubrique "jardin" du blog...

La belle expo Edward Hopper à Paris

L'affiche de l'expo (Nighthawks) dans le métro
Affiche près du Grand Palais 
L'exposition consacrée à Edward Hopper au Grand Palais m'a bien plu. On dit de ce peintre figuratif américain que ses tableaux traduisent l'attente. Eh bien quelle attente pour entrer voir l'expo, un monde fou.


"I think I'm not very human, I didn't want to paint people posturing and grimacing. What I wanted to do was to paint sunlight on the side of the house."
Magnets de l'expo Hopper et le livre The masterpieces

Des personnages, toujours seuls ou esseulés même si ensemble. Regards dans le vide. Solitude et ennui. Absence de communication.

The figures are engulfed in a strangely dense atmosphere that empedes their movement and force them to look into themselves, away from the person facing them, away from the outside world in general. (Edward Hopper, The Masterpieces, Schirmer Art Books, p17)

Les interactions sont factices. The sidewalks are empty and deserted, there is no traffic on the streets ; both functions mereley as formal elements, together with the architecture.

New York Office

Par ex. dans "Western Motel", la voiture et la rue ont complètement intégré le décor tranquille de l'intérieur du motel.

House by the railroad

Place de l'architecture :
His portrayal of architecture, emphasizing the formal, disregards the human elements. (id., p16)
La maison du tableau House by the railroad aurait inspiré la demeure inquiétante de Hitchcock dans Psychose, et celle de Tim Burton dans Beetlejuice...

Autonomie des objets : Par exemple, sur le tableau Chop Suey, la théhière, les objets sur la table, le manteau accroché au porte manteau... sont de véritables figurants.


Quelques indications d'experts concernant le tableau Nighthawks :



"In Nighthawks, we immediately see that Hopper’s understanding of modern man has achieved his definite expression. The picture speaks directly to the observer, focusing our attention on the people portrayed and their relationship to each other. In the wedge-shaped, protruding building that occupies the greater part of the picture, a panoramic window allows us to look in on the brightly illuminated scene and the arrangement of the figures. There is no interaction between them, only their formal juxtaposition is depicted. The silent, introverted figures are surrounded by objects, and are not aware that they too have become objects, reduced to mere functions. (...)
In Nighthawks, the only traces of movement are outside the brightly illuminated and clearly structured interior. On the sidewalk and in the window of the house across the street, a fine fleeted movement of light enfolds. This stands in contrast to the rigid order centered around the people. In the play of light we again see traces of that “other” reality dealt with again and again in Hopper’s paintings."
(source : Edward Hopper The Masterpieces, H. Liesbrock/schirmer Art Books, 2004)

Crédit pour mes photos : merci à la pleine page promo de l'expo passée dans le journal Metro, que j'ai affichée dans mon bureau... puis j'ai positionné tant bien que mal le livre Art Books et les magnets à côté. Le poster du musée, je l'ai acheté... et accroché dans la chambre. Fan moi ? vous m'en direz tant !

---> Voir aussi : Philippe Besson : L'arrière-saison (roman inspiré du tableau Nighthawks... lui-même inspiré de la nouvelle The killers d'Hemingway)

dimanche 27 janvier 2013

Harriet Scott Chessman : "Lydia Cassatt lisant le journal du matin"

***** Réf géogr. Etats-Unis/France - Genre : Récit intimiste féminin entre souffrance et peinture

Dans la foulée de mes découvertes impressionnistes de l'année 2012 (Berthe Morisot, Julie Manet, Eva Gonzales, Federico Zandomeneghi, Monet...), j'ai eu plaisir à conjuguer expo et biographie.
Je me suis lancée dans le roman "Lydia Cassatt lisant le journal du matin" en perspective de l'expo sur la soeur de Lydia, Mary Cassatt, à l'American Institute de Paris. Et j'ai réussi à manquer l'expo ! Comme je m'en veux... procrastination.
Je ne dispose ainsi d'une vision de la peintre impressionniste américaine Mary Cassatt qu'au travers du prisme du roman consacré à sa relation avec sa soeur malade dans le Paris du 19e s. et des représentations de tableaux dispos en ligne sur le web (notamment www.marycassatt.org).
3 des 5 tableaux composant un chapitre du livre
Le roman est habilement découpé en 5 tableaux, donc chacun porte le nom d'un tableau de Mary Cassatt sur lequel figure Lydia : Femme lisant / Le thé / Le jardin / En voiture / Lydia assise devant le métier à broder.

Woman (Lydia Cassat)
with a pearl necklace
Tandis que Mary Cassatt bouillonne de vie, de rire, d'indépendance (elle s'affirme féministe), Lydia se recroqueville autour de sa maladie (maladie de Bright) dont elle se sait condamnée. Affaiblie et souffrant un martyr, elle pose cependant pour sa soeur afin de contenter cette dernière, qui ne peut se passer d'elle comme modèle et dans la vie de tous les jours.

Lydia Seated In The Garden With A Dog In Her Lap - Mary Cassatt - www.marycassatt.org
Lydia sitting in the garden
with a dog on her lap
C'est donc un roman assez triste, dans lequel Lydia qui en est la narratrice, égrène au fil des pages les souvenirs américains de son enfance heureuse, ses premiers émois amoureux, le fiancé disparu, ainsi que le rapport lourd de la famille à la maladie : le jeune frère est mort d'un cancer des os, leur meilleure amie, soeur de Louisa May Alcott (Les 4 filles du Dr March) décède après ses couches...
Puis c'est l'arrivée à Paris et la relation fusionnelle que Lydia partage avec sa soeur, et la naissance d'un sentiment particulier qu'elle va éprouver pour le peintre Degas, ami de la famille.

Mary Cassatt apparaît plus insouciante (elle est plus jeune aussi), déterminée, indépendante (le mariage brise l'indépendance, selon Mary qui restera célibataire). Assez contradictoirement, Mary Cassatt excelle dans les peintures représentant une mère et ses enfants : c'est une de mes découvertes importantes de son oeuvre. Je trouve ses tableaux sur la maternité magnifiques et très expressifs de la relation de la mère à l'enfant et vice-versa. Voir ma mini sélection d'oeuvres ci-dessous, où les gestes de bras des enfants et de la mère sont si chargés d'émotion. 
Le roman se termine avec la mort de Lydia, soit avant que sa soeur Mary ne découvre la peinture japonaise et s'en inspire dans la deuxième partie de sa carrière de peintre.

Breakfast in Bed - Mary Cassatt - www.marycassatt.orgMaternal Caress - Mary Cassatt - www.marycassatt.orgMother And Child7 - Mary Cassatt - www.marycassatt.org

Légendes des tableaux : Breakfast in Bed - Maternal caress - Mother and child 7 -
Je ne suis cependant pas sûre que ce court roman (Ed. Folio, 230 p.) passionnera les lecteurs qui ne sont pas un brin "amateurs" de peinture ou de l'ambiance du Paris impressionniste et artistique.

---> voir aussi sur ce blog : "Mary Cassatt au MET de New York" et la rubrique "PEINTURE"

samedi 12 janvier 2013

SCORPIONS, Wind of Change, live 2012

Scorpions entamant Wind of Change (Orleans, 2012)
Chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Gorbatchev et la glasnost (transparence)...
Klaus Meine, chanteur du groupe allemand Scorpions, décide d'écrire une chanson hommage alors que le groupe est en tournée à Moscou.
Ce sera Wind of Change, composée un an après la réunification, en 1990 (album Crazy World), et qui commence par une mélodie sifflée superbement par Klaus.
Un an plus tard, les Scorpions sont reçus par Gorbatchev au Kremlin et ils lui offrent les paroles de la chanson gravée sur plaque.
Petit rappel certainement superflu pour les experts en géopolitique : à la chute du mur, le monde entier craignait une intervention russe... et la Russie a choisi de "laisser faire". Une page mémorable de l'histoire.
Et une chanson mémorable.

Scorpions : Video "Wind of Change" (Orleans, 27/11/2012)


Le groupe a joué Wind of Change en 2e morceau de rappel (18e chanson du concert), lors du concert du 27/11/2012 au Zénith d'Orléans. Sur l'écran géant, défilaient l'histoire du mur et les grands moments de sa chute.

J'ai conservé le n° sur la réunification allemande
du Figaro (01/10/1990)...
 et j'ai ajouté sur la photo
mon mini bout du mur (5€ à Berlin airport: fake ?...)
I follow the Moskva - Down to Gorky Park
Listening to the wind of change
An August summer night - Soldiers passing by
Listening to the wind of change

The world is closing in - Did you ever think
That we could be so close, like brothers
The future's in the air - I can feel it everywhere

Blowing with the wind of change

Take me to the magic of the moment On a glory night
Where the children of tomorrow dream away
In the wind of change


Walking down the street - Distant memories
Are buried in the past forever
I follow the Moskva - Down to Gorky Park
Listening to the wind of change


The wind of change

Berlin Porte de Brandenburg
(depuis mon taxi, en 2006)
Blows straight into the face of time
Like a stormwind that will ring the freedom bell
For peace of mind - Let your balalaika sing

What my guitar wants to say

Take me to the magic of the moment On a glory night
Where the children of tomorrow share their dreams

With you and me…


--> Les autres billets du concert fabuleux de Scorpions, Orléans, 27/11/2012 :

--> Voir la suite de la rubrique "musique" du blog !

Didier Decoin : "Je vois des jardins partout"

***** Réf. géographique : France, R-U... (2012) - Genre : Eloge du jardin (mais pas du jardinage !)

Didier Decoin est un auteur que je n'avais pas "croisé" depuis des années... depuis mon adolescence quand je dévorais John L'Enfer (1977), Abraham de Brooklyn (1971), Un policeman (1975), Laurence (1969)... Des livres "à tomber" que je n'ai pas relus depuis certes, mais je les ai toujours dans ma bibliothèque. Pour un jour, les redécouvrir.

Mon cher Didier Decoin (au demeurant fils du fameux cinéaste Henri D...) m'a fait l'heureuse surprise de dévoiler sa passion pour les jardins dans un petit livre sympathique et bourré d'anecdotes.
De la grande littérature de l'élu de l'académie Goncourt : point... mais de l'humour et de la simplicité : oh que oui !
Même si le début du livre m'a paru un tantinet longuet, la suite, je l'ai avalée en me projetant visuellement dans toutes les descriptions de fleurs et jardins de l'auteur.
Morceaux choisis en vrac de ce livre court mais "botanicoptimiste" :
- Bien aimé l'anecdote sur les graines de palmier qui ont donné naissance au bout de 2 ans à une virgule devenue après 7 années de soins, espoir et cajoleries (et fierté !) un palmito de 13 cm... qui mourut soudain au grand désespoir de son mentor, désespoir que je comprends pleinement. (Je suis moi-même en phase d'expérimentation ès palmiers depuis une éternité...)
- La théorie du rhizome :
"Carl Jung avait raison de comparer l’existence humaine "à une plante qui vit de son rhizome. La vraie vie de cette plante est invisible, cachée dans son rhizome. La partie qui émerge au-dessus du sol ne dure qu’un seul été. Après cette apparition éphémère, elle se fane. Ce que nous percevons de la vie, c’est l’éclosion, la floraison, puis cela disparaît. Mais le rhizome, lui, perdure." Un jardin n’est-il pas lui aussi un rhizome ? Une part immense de son territoire échappe à nos regards, nous dissimule ce qui s’y passe vraiment.
(…) Pourtant, sous la terre, le jardin progresse. Chaque saison, sans que cela m’apparaisse, mes amis les rhizomes, ceux des iris, des bégonias, des euphorbes, du muguet, des fougères – mais aussi du chiendent, conquièrent de nouveaux territoires souterrains."

- Toujours à propos de rhizomes... Didier Decoin ne manque pas de révéler la recette de la caipirina qu'il a goûtée auprès d'un serveur expert de Rio : toute la différence repose sur le citron macéré pendant une heure dans du gingembre pilé... (NB : gingembre = rhizome)

- Didier Decoin raconte comment, enfant, il créait des jardins hydrophiles : plantant des graines dans le coton démaquillant chipé à sa mère, s’extasiant "devant un foisonnement de petites plantules d’un vert tendre", il enfonçait des crayons de couleur pour figurer des buissons et éparpillait des boutons colorés en guise de massifs de fleurs.

- Compte rendu de ses voyages botaniques en Grande-Bretagne, accompagné de son épouse et des amis du Club de la 5e saison… l’occasion de nous conter l’histoire du jardin dans le ciel : les 23 amis amoureux de la botanique rapportant chacun des potées et sacs de plantes en bagage cabine, l’hôtesse de la British Airways prit sur elle d’entreposer tous les végétaux dans la cabine de 1e classe libre, et d’attacher les plantes sur les sièges avec les ceintures de sécurité.
A cet égard, je puis moi-même témoigner de cette folie de bagages végétaux : où que je sois allée dans le monde, je n'ai manqué de revenir avec boutures (conservées idéalement enrobées de kleenex humides à l'intérieur de rouleaux vides de sopalin ou encore mieux de contenants vides de chips style pringles que j'emporte toujours au cas où...).

- Anecdote du cucumis fugex : le concombre fugitif, soi-disant un concombre apparaissant furtivement à un endroit puis disparaissant…

- "Novembre : l’automne fut longtemps l’époque où il fallait fermer le jardin."

- "Surprises par l’objectif de Rachel Lévy, les fleurs en fanaison se parent de teintes violettes (…). A cet égard, l’agonie des iris, et notamment de l’iris germanica, offre la plus extravagante, la plus riche, la plus folle des palettes. Rachel Lévy prouve que la fleur qui dépérit, est capable de textures et de coloris plus complexes et surtout plus émouvants, que la même fleur dans la gloire un peu arrogante de sa jeunesse."

- Une citation qui colle tellement à mes pérégrinations au jardin :
"Avec ses 1001 métamorphoses dans l’instant (une abeille qui s’enfouit en frissonnant au fond d’un doigt de digitale, une goutte de pluie qui se détache du velu gris-vert d’une feuille de sauge, le vent d’ouest qui incline la tête blanche d’une viorne de Carles vers les grappes rose tendre d’un lilas des Indes – flirt outrancier de viburnum carlesii avec lagerstroamia indica – mais que font donc les paparazzi ?...) comme dans la durée, le jardin est devenu pour moi illustration d’éternité."

--> Voir aussi ma chronique "jardin"

Karyl Férey : "Alice au Maroc"

***** Réf. géographique : France / Maroc (2009) - Genre : Policier jeunesse, rando écologique dans le désert

Bien aimé ce petit récit pour les jeunes, de mon auteur fétiche de polars Caryl Férey (attention, ses romans "adultes" sont d'une violence... parfois déconcertante).
Ici, j'ai apprécié plusieurs thèmes disparates : en début de roman, le quotidien d'Alice jeune ado de 14 ans dont s'occupe le père (un papa au foyer : première surprise) pendant que la mère, géographe, sonde les sols de la région de Ouarzazate au Maroc.
La meilleure amie d'Alice, c'est Atika ("celle qui sauve la vie" !), une des 6 enfants d'une famille berbère marocaine immigrée - et qui n'a jamais visité son pays d'origine.
La maman d'Alice téléphone du Maroc pour informer la famille que le meurtre de son technicien spécialiste de la qualité de l'eau la contraint de rester sur place. Alors Alice, le papa et Atika s'en viennent passer les vacances de Pâques (tombées à point nommé) au Maroc.
"Les gorges du Dadès étaient heureusement préservées de la foule : une route sinueuse serpentait entre les falaise de roches rouges et roses qui dominaient la vallée." (p63)
Or moi-même... toute jeune diplômée du bac (il y a belle lurette), j'ai eu le bonheur de partir sac au dos au Maroc en passant par les gorges du Dodra et du Dadès (des frayeurs quand le bus frôlait le ravin...) avec mon frère, et mes potes de lycée Joëlle et Arjen - l'argent de poche planqué dans les "pataugas", les "gazelles" à tout va, un peu d'insécurité pour de jeunes voyageant alors tous seuls en trains et bus locaux mais compensée par une immense générosité et convivialité des Marocains.
Caryl Férey distille au jeune lecteur des informations sur Marrackech, le tourisme, la vallée des roses, la précarité, les rapts, un détour dans le désert et la palmeraie de figuiers dépérissants (pourtant seule ressource du vieux chef berbère Driss), le sort obligé de la fille de Driss à 12 ans : renoncer à l'école pour se consacrer aux travaux de la palmeraie.
Sans dévoiler le fin mot des péripéties de la famille, j'ai apprécié que l'auteur intéresse les jeunes lecteurs aux ambitions des multinationales agricoles ("Bonsanto"...) d'ensemencer en cultures OGM les surfaces de la région, en essayant par tous moyens de soumettre les paysans locaux, y compris en menaçant cette ressource si capitale dans la région que constitue l'eau... 
"Rachid Mouteblika était le principal propriétaire terrien de la région du Dadès. il s'était allié avec BONSANTO, une entreprise multinationale spécialisée dans la culture d'OGM. (...) Mais un problème de taille se dressait sur leur route : l'eau." (p.103)

Un bémol : la couverture du livre : aurait pu faire mieux ! (Ed. Syros/Souris noire, 2009, à partir de 10 ans, 112 p.)

--> voir aussi : "Lectures d'Afrique" et rubrique "enfants"
et de l'écrivain Caryl Férey, mes billets sur "Mapuche", "Zulu" et la rubrique "polars"
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