dimanche 26 novembre 2017

Ian Manook : "La mort nomade"

***** 2016,
Suite et fin de la trilogie en terre mongole...
- le tome 1 ("Yeruldelgger") était génial, MAGISTRAL : *****
- le tome 2 ("Les temps sauvages") bien, avait perdu une étoile en route : ****
- et ce tome 3 a décoché ***...

Un troisième tome à la fois passionnant... et bancal. 
Yeruldelgger vieillit et son besoin de sagesse et sérénité s'en ressent. Il opte pour une retraite auprès de ses racines, dans sa yourte, dans le désert, se préparant tranquillement au concours de tir à l'arc du prochain naadam. Il est redevenu nomade.
Enfin, c'est ce qu'il aurait souhaité. Mais, justement, la communauté nomade fait face à des enlèvements de jeunes filles, et le policier qui sommeille en lui se trouve contraint de reprendre du service.
Voyage en Mongolie..."à l'époque d'avant l'assaut"
De la violence, il y en a.
Des méchants, pléthore ; une archi-méchante, sorte de Cruella d'Enfer mais pas pour les petits chiots, elle en est...
Des détours géographiques insolites, on n'y échappe pas : Manhattan, l'Australie... Un tour du monde un peu trop développé à mon goût. Les enjeux restent la mainmise sur les ressources de ce pays immense, vampirisé par la corruption, proie de toutes les convoitises, et dont la communauté nomade ancestrale perd son âme, minée par la pauvreté, l'alcool...
Un gros choc, le lecteur y a droit.
La fin, on doit la relire deux fois, pour être sûr d'avoir compris. Et après, KO !

Ian Manook aura captivé son lecteur pendant quelques années, brinquebalé aux côtés de Yerul, on buvait le thé au beurre salé et mangeait de la marmotte farcie aux galets chauds. Triste de le quitter, c'est peu dire. Merci l'auteur.

--> Voir mes "lectures d'Asie centrale" et ma chronique "polars"

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