mercredi 10 août 2016

Quels insectes en mai au jardin ?

Coccinelle et mouches sur mon euphorbe
(mine de rien, y'a du monde sur la fleur !)
Oui, je sais, trois mois de retard dans mon relevé des habitants du jardin : on est en août et je m'attaque à mai...

Mouche noire poilue le 02052016
Quelques abeilles, pas autant qu'avant cependant. Quelques coccinelles aussi, mais que l'on pouvait quasi compter sur les doigts de la main.
De même, j'ai constaté une baisse de fréquentation des gendarmes, qui étaient pourtant innombrables (et pénibles tant ils étaient partout) auparavant.
Cette année, je n'ai vu que deux individus de chrysomèle du romarin, qui l'an dernier s'étaient en nombre joyeusement attaqué à ma lavande papillon. (sur la photo ci-dessous, il s'attaque à la tige de lavande en bas à droite du cliché).
Chrysomèle - Punaise verte - Bourdon roux - Acarien
Coccinelle - Malachie
En revanche, au moment des crues et fortes pluies, que de moustiques !!! Nous avons vu quelques individus tigrés notamment. Puis après le printemps l'invasion de moustiques s'est calmée. (je ne vous parles pas des troupeaux d'escargots et de limaces qui avaient aussi élu domicile chez nous...)
Tique sur le ventre de toutou

Mon teckel chéri a attrapé deux tiques dans le jardin, j'ai donc entamé une taille sévère des buissons et herbes hautes.

A part ça, que de mouches cette année, et des bleues et vertes, jolies j'admets mais qu'on aimerait pas trop voir.

--> chronique "insectes" et page des "habitants de mon jardin"...

mardi 9 août 2016

Street Art en perpétuel mouvement

Le petit square "Jean Le Bitoux", rue Paul-Bert à Montreuil a encore changé de look...
Heureusement, la fresque avec le petit train, l'éléphant qui barbote, le hippie chevelu etc. est toujours là... 


La nouvelle fresque du jardin Le Bitoux à Montreuil : femme oiseau...
J'avais eu la chance de passer par là par hasard un jour d'octobre, au moment où les graffeurs commençaient leur travail, et pu suivre en direct l'avancement des dessins. Je me dis que cela fait partie des moments privilégiés d'une petite vie : pas tous les jours qu'on assiste à ça, et au pied levé sans rendez-vous !































Eh bien en repassant par là près de trois ans plus tard (mine de rien, eh oui...), j'aperçois une superbe demoiselle coiffée d'une tête d'oiseau (un... kiwi selon mon mari !) sur une façade adjacente à mon petit train et ses bestioles sympathiques.

A sa droite, une drôle de fresque sur le mur en coin (voir ci-contre), qui me plait moins, mais avec les chardons devant elle paraît plus sympathique.

--> Rubrique "Street Art" de ce blog

mardi 2 août 2016

B. Kernel : "Agatha Christie, le chapitre disparu"

2016 (Ed. Flammarion, 283 p.)
Abandon à la page 28 tout simplement parce que j'ai trouvé ce roman fort mal écrit. Brigitte Kernel écrit à la première personne se glissant dans la peau d'Agatha Christie, et lui fait tenir des propos peu dignes de cette grande dame de l'écriture. Un style simpliste, des répétitions à foison, des réflexions à la limite de la vulgarité (quand Agatha parle par exemple de la maîtresse de son mari).
"J'étais de glace, déterminée." (p.23) - "L'objectif que je m'étais fixé me rendait glaciale." (p.27) : Voilà, c'est comme ça tout le long... Insupportable !
Vraiment une grosse déception car l'histoire m'intéressait : j'en avais eu un charmant avant-goût dans la BD "La vraie vie d'Agatha Christie", autrement plus passionnante et mieux écrite que ce "chapitre disparu" de B. Kernel.

samedi 30 juillet 2016

Olivier Bourdeaut : "En attendant Bojangles"

***** 2015 (Ed. Finitude, 160 p.) 💗💙💚💛💜

Incipit : "Mon père m'avait dit qu'avant ma naissance, son métier c'était de chasser les mouches avec un harpon."

Une famille extravagante et surannée : le père, qui a amassé suffisamment d'agent avec des garages, est à présent dilettante, la mère, gracieuse, étonnante, délicatement snobissime, et fantasque, n'appréhende pas le quotidien de la vraie vie, champagne ou cocktails dès le matin, caviar, dîners, jolies toilettes... vacances sur la côte ou dans le château en Espagne sur un coup de tête... 
Le fils, un gamin, doucement balancé dans cette vie irréelle et faite de rêves, ne va plus à l'école, trop déconnecté de ce monde concret et fait de règles. 
Le quatrième membre de la famille, c'est une grue de Numidie, dénommée Mademoiselle Superfétatoire. Elégante, port de reine, elle déambule dans l'appartement parisien à sa guise.

Et tout le monde danse sur "Mr Bojangles" de Nina Simone, que j'ai réécouté grâce à Olivier Bourdeaut : encore un moment de grâce que l'auteur offre à ses lecteurs.

On s'attache à chaque personnage dans ce beau roman. L'histoire est inédite et nous embarque dans sa folie douce. Des montagnes de courrier que personne n'ouvre jamais au vieil arbre qui finit par faire trop d'ombre...
"Je vous prie de bien vouloir ne pas m’excuser, j’en avais terriblement envie ! Cet homme est mon grand-père, l’amant de Joséphine Baker, un cavalier prussien et mon futur mari, il est tout ça à la fois, et moi je le crois !Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence."
Dans "Le magazine littéraire", Olivier Bourdeaut explique que contrairement à son premier opus, il a écrit ce roman sous le soleil, ce qui en a fait un livre lumineux et joyeux "comme si le climat avait influé sur mon écriture. A deux heures d'avion de là, j'ai eu un choc : il faisait beau, la nature était était autour de moi. Je riais souvent tout seul, je sifflotais sous la douche."

En première page, une citation de Charles Bukowski : "Certains ne deviennent jamais fous... Leur vie doit être bien ennuyeuse."

"Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!
He danced for those
At minstrel shows and county fairs
Throughout the south
He spoke with tears of 15 years
How his dog and him traveled about
His dog up and died, he up and died
After 20 years he still grieves"

--> mes autres lectures "coups de coeur"...

Caryl Férey : "Condor" (Chili)

***** Réf géorg. : France / Chili (Ed. Gallimard, 2016)
J'apprécie Caryl Férey mais je dois admettre que j'éprouve une appréhension certaine à lire ses livres depuis l'horreur vécue à travers "Zulu", qui fut pour moi (et pas que...) un cauchemar.
"Condor" constitue une sorte d'écho chilien à son roman précédent "Mapuche" qui se déroulait sous l'Argentine des colonels. Ici, nous sommes au Chili, avec en filigrane la dictature de Pinochet et les criminels du plan Condor qui ont pignon sur rue, la corruption, la drogue qu'on refourgue aux gamins, le gouffre entre pauvres et riches, l'appropriation des terres ancestrales ou éloignées du désert de l'Atacama pour mettre la main sur les richesses du sous-sol. 
Comme dans "Mapuche", une romance se noue entre une indienne Mapuche et un chilien de bonne famille.
En résumé, un thriller de bonne facture, bien documenté, mais j'avoue avoir du mal à me remettre de la fin de certains romans de Caryl Férey. 
No Future... Ah oui, c'est vrai, il est fan des Clash !!!

vendredi 29 juillet 2016

Tristan Malavoy : "Le nid de pierres" (Québec)

***** 2015 (Ed. Boréal, 253 p.)

"Les trois femmes agenouillées dans des fourrures de sang échangeaient déjà des regards résignés." (Incipit)

Ce début ne m'a pas vraiment attirée, devinant que le roman alternerait entre chapitres de l'époque amérindienne et époque contemporaine.
L'un pour donner les clés de l'autre... Procédé qu'en général je goûte peu en littérature.

Alors j'ai procédé comme à mon habitude et lu en diagonale les chapitres "amérindiens" sachant que des développements proches de l'ésotérisme me guettaient au détour et que je ne supporte pas du tout ça.

Cela étant dit, j'ai aimé ce livre ! Je l'ai trouvé très bien écrit, tout d'abord.

Et, plus que l'intrigue, j'ai beaucoup apprécié la description de la vie dans ce bourg de Saint-Denis-de-Brompton en banlieue de Sherbrooke. Les forêts, le lac, les maisonnettes ou les beaux chalets, le cyclo-cross, le dépanneur...
"Il y a des années que je n'ai pas fait ça. Marcher pieds nus dans la rosée, me laisser gagner par le sentiment de fouler le premier matin du monde." (p.53)
L'intrigue est tout de même intéressante, mais on tombe de haut avec les personnages, je dois admettre. Ce qui n'est pas forcément négatif, mais laisse rétroactivement un goût amer (ah je n'aurais peut-être pas dû ressentir de l'empathie pour celui-ci... il m'a bien eue...).
En conclusion : un bon moment de lecture et mon mea culpa de ne pas m'être arrêtée sur les chapitres "amérindiens", étant peu portée sur les légendes quelles qu'elles soient.

NB : Livre lu dans le cadre du Prix littéraire France-Québec 2016... 
Résultats de l'édition 2015 : ICI

--> Chronique "Québec" de ce blog...

M. & J. Tamaki : "Cet été-là" (BD)


***** "This One Summer", scénario de Mariko Tamaki et dessin de Jillian Tamaki (sa cousine), 2014 (Ed. française Rue de Sèvres) 💗💙💚💛💜

Un joli roman graphique sur l'été de deux adolescentes, Rose (13 ans) et Windy (11 ans), qui chaque année se retrouvent à Awago Beach au Canada avec leurs familles respectives.

L'ambiance est sombre dans la famille de Rose, et cela pèse sur la jeune fille. Sa mère s'emmure dans le silence et l'isolement, son père essaie de recoller un peu les morceaux. Mais ce n'est plus comme avant, quand père et fille s'amusaient à ramasser les petits galets, aussi simplement que cela.
Windy pour sa part est encore gamine, pataude, se goinfrant H24, dansant sur le canapé...

Pour s'occuper, les deux filles traînent à l'épicier du coin, pour acheter des bonbons et louer en douce des films d'horreur (Vendredi 13, Les dents de la mer, Massacre à la tronçonneuse...) qu'elles regardent terrorisées le soir en cachette. Elles observent aussi le quotidien des adolescents plus âgés, la drague, les drames... encore trop jeunes pour tout saisir mais déjà curieuses de comprendre les "grands".

Un très bel ouvrage, beaucoup de poésie et d'expressions dans les dessins et les textes. On quitte avec nostalgie cet été-là au moment où se referme la porte du chalet jusqu'à l'an prochain.

--> Mes lectures "BD"

jeudi 28 juillet 2016

Les films de ce trimestre : que de pépites...

De très bonnes pépites, du cinéma français comme américain. Ce qui ressort de cette sélection, c'est, sans préméditation, la place et le rôle réservés à des personnages féminins hors du commun : Jennifer Lawrence dans Winter's Bone, Catherine Deneuve dans Elle s'en va, Karin Viard dans Lulu femme nue, Marion Cotillard dans Deux jours, une nuit, Cate Blanchett dans Blue Jasmine...
Et à côté de ces pépites, des films surcotés, mais blockbusters, dont j'aurai très vite oublié le scénario...
  • 😁"Winter's Bone" de Debra Granik (2010), avec Jennifer Lawrence, Kevin Breznahan, John Hawkes, Dickon Hinchliffe
    ***** Premier film où je découvre la fameuse Jennifer Lawrence (que je ne connais que des rubriques "people" !) : eh bien bluffée par son interprétation de Ree, une ado de 17 ans, qui tient les rênes de la maisonnée et subvient aux besoins de sa fratrie et de sa mère malade, dans la forêt des Ozarks, au coeur du Missouri. Le père a mis les bouts. Ree décide de le rechercher car la maison va être saisie. On assiste aux scènes du quotidien d'une famille américaine pure laine très pauvre, qui vivote tant bien que mal portée par la force de cette ado qui remplace à la fois père et mère.
    Certaines scènes du film m'ont fait penser au climat péquenaud délétère de "Délivrance".
    Un film dur, mais marquant contrairement à d'autres productions que je cite infra dont rien ne me restera d'ici peu de temps. Je le recommande vivement.
  • 😁"Lulu femme nue", de Solveig Anspach (2013) avec Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac
    ***** J'ai adoré ! scotchée par la performance de Karin Viard et de tous les autres acteurs. Une mère de famille postulant à des jobs, refoulée, pas assez d'expérience. Alors elle se sent vide, déjà que c'est dur avec la maison et les ados. D'où sur un coup de tête, sa fuite vers ailleurs, la mer, les rencontres à droite à gauche avec des gens dont elle réalise leur humanité et le besoin qu'elle a de se raccrocher à ça : un quinqua "délinquant" sorti de tôle et ses frères, une mamie, une jeune serveuse harcelée par sa patronne...
    Très beau film. A voir et revoir. La réalisatrice Solveig Anspach est décédée en août 2015 d'un cancer, elle qui avait déjà filmé Karin Viard dans un rôle émouvant, une jeune femme malade du cancer qui veut aller au bout de sa grossesse ("Haut les coeurs" - 1999).
  • 😁"Deux jours, une nuit", des frères Dardenne (2014), avec Marion Cotillard, Fabrizio Rongione
    ***** Révélation : film admirable. Porté par un casting admirable, hyper réaliste, qui prend aux tripes tant on croit à tous les dialogues et réactions des uns et des autres. Sandra, après une dépression, retourne à son travail, mais sans plus grand-chose à faire : tout a été réorganisé en conséquence. Elle est donc confrontée à la menace de licenciement sauf si les employés acceptent de renoncer à leur prime de 1000 €. Alors, durant un weekend complet, Sandra, soutenue par son mari, va faire du porte à porte auprès de tous ses collègues pour plaider sa survie dans l'entreprise, admettant perdre sa dignité en quémandant l'abnégation des autres. De faible elle devient forte. Les collègues de pleutres ou distants évoluent aussi. Mais le film traduit la grande difficulté économique d'une petite ville belge où l'emploi est précieux.
    En tout cas, un combat de femme subjuguant. Marion Cotillard parfaite.
  • 😁"Elle s'en va", d'Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve, Nemo Schiffman, Gérard Garouste
    ***** Dans la lignée de "Lulu femme nue", mais avec une génération d'écart, le portrait d'une femme qui fait le pari de tout quitter et de partir sur la route, vers ailleurs.
    J'ai grâce à ce film eu la révélation de l'immense talent de Catherine Deneuve, que je regardais comme faisant un peu partie des meubles de notre cinéma... (par exemple dans Huit femmes, elle jouait bien, mais quoi c'était notre Catherine D...). Ici, elle transcende chaque scène, quand elle souffle sur sa cigarette, conduit, boit un coup, téléphone, fait la cuisine : elle est magnifique et nous happe par son jeu si réaliste et beau.
  • 😏"Blue Jasmine", de Woody Allen (2013) avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins
    *** Le film est entièrement porté par Cate Blanchett, pâle, translucide et lumineuse à la fois. Débarquant sans un sou avec ses valises Vuitton et sa veste Chanel chez sa soeur elle-même sans sou vaillant, elle détone. Ruinée, perdant la boule, mais toujours incomparablement impeccable et viscéralement snob, elle se console au Martini et au xanax, et cherche à "se réinventer" en se décrétant designer du jour au lendemain. Woody Allen a créé une femme vivant dans l'illusion, paumée et mythomane, déracinée, dont on se demande quel peut être l'avenir. Est-elle une victime des fraudes fiscales de son mari (le film serait inspiré du scandale Maddoff) ? Jasmine n'est pas tout-à-fait l'oie blanche que l'on croyait, elle a eu aussi sa part sombre et doit en porter le fardeau. W. Allen signe là le retour à ses bons films, car dernièrement que de bluettes ou trucs insipides il nous avait infligés...
  • 😊"Big Eyes", de Tim Burton (2014), avec Amy Adams, Christoph Waltz...
    **** Hallucinant d'autant que tiré d'une histoire vraie. Un peintre passera sa vie à usurper le talent de sa femme en prétendant être l'auteur des portraits des personnages aux grands yeux ("Big Eyes") : richesse, renommée... Procès. Un film passionnant.
  • 😊"Whiplash", de Damien Chazelle  (2013) avec Miles Teller, J.K. Simmons, Paul Reiser, Melissa Benoist, Jayson Blair, Austin Stowell, Chris Mulkey
    **** Au début, âmes sensibles s'accrocher : nous sommes aux prises avec un professeur de conservatoire, sadique qui humilie et pousse à bout ses jeunes musiciens. Un tortionnaire, les gars craquent ou finissent les mains en sang, vidés de toute force. Derrière les prouesses musicales, l'histoire de ce fou de jazz qui fait peu de cas de la vie, du bien-être ou de l'avenir de ses élèves. Glaçant. Mais diablement bien joué. On ressort sonné par le solo de batterie final.
  • 😏"Kingsman : Services secrets", de Matthew Vaughn (2014) avec Colin Firth, Samuel L. Jackson, Taron Egerton 
    *** Alors là, grosse rigolade, super fun (vu avec le fiston !) avec ce film parodie des Bond and Co. J'adore de toutes façons sans exception Colin Firth, que ce soit dans les Bridget Jones ou Le discours d'un roi... et dans "Kingsman", il est succulent ! Vivement la suite... même si... Sniff (non, je ne spoilerai pas...).
  • 😏"Love, Rosie", de Christian Ditter (2014), avec Lily Collins, Sam Claflin, Christian Cooke
    *** Réalisateur et acteurs inconnus pour moi... Résultat : une comédie romantique sympa, sans prétention. Deux enfants anglais copains comme cul et chemise, Rosie et Alex, manquent le coche aux 18 ans de Rosie. Les chemins se séparent, lui Harvard, elle enceinte par accident d'un imbécile et contrainte de renoncer aux études et à toute carrière. Quasi 20 ans plus tard, les chemins se recroisent... Pour les fleurs bleues !
  • 😑"The Place Beyond the Pines" de Derek Cianfrance (2013), avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes, Ray Liotta
    ** Thriller, film noir... Très bien joué. Mais au-delà de cela, que m'en restera-t-il ? Hormis des frissons et un goût amer.
  • 😒"Gone Girl", de David Fincher (2014), avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris
    * Cf. commentaire ci-dessus, puissance 10 : quelques mois après j'ai eu un mal fou à me souvenir de l'histoire, de la fin... 2h30 de la vie de ce couple dont l'épouse disparaît le jour de leur 5e anniv' de mariage. Évidemment mari suspect idéal, évidemment épouse mystérieuse. Très bof. Ce film en est même à me faire renoncer à lire le best seller Les Apparences de Gillian Flynn, dont il est tiré...
  • 😞"Interstellar" de Christopher Nolan (2014) avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine
    -- J'ai vu "Interstellar" peu de temps après avoir découvert "Gravity", et j'admets que j'ai eu ma dose de voyage dans l'espace avec ces deux films presque coup sur coup. Ce fut long, long..., compliqué, futuriste... et assez bizarrement je conserve surtout des images de champs de maïs.
  • 😐"Respire" de Mélanie Laurent (2014), avec Joséphine Japy, Lou de Laâge, Isabelle Carré, Claire Keims
    ** 1/2 Amitié naissante de deux ados en terminale, Sara débarquant du Nigeria, frondeuse, émancipée, culottée, et Charlie, sérieuse, timide, fragilisée par la séparation de ses parents et la dépression de sa mère. Sara se dévoile en mante religieuse, toxique et rouée ; Charlie subit, se rencogne, périclite. Jusqu'à ce que... De très bonnes actrices. Un film qui laisse une boule au ventre, un peu comme le suivant...
  • 😟"Despues de Lucia" (film mexicain), de Michel Franco (2012) avec Tessa Ia, Hernán Mendoza
    * Nous avons regardé à peu près les 2/3 du film, la boule au ventre de voir cette pauvre adolescente se faire harceler au lycée. Le titre est sombre : "Après Lucia", la mère de cette ado morte dans un accident d'auto, dont on présume que c'est justement sa fille, Alejandra, qui conduisait pour apprendre. Le père et la fille déménagent pour une nouvelle vie à Mexico, essayer de tourner la page du deuil et de la solitude. Au lycée, des bandes de jeunes fils et filles à papa font la fête et régner leur sorte de loi, et Alejandra tombe facilement dans leurs filets. Des photos d'elle circulent sur le net, on l'agresse et la violente sans arrêt, et elle, reste muette et cache tout à son père.De voir cette gamine harcelée sans fin nous a coupé l'envie de poursuivre le film. Abandon car moral à zéro devant un film aussi noir. Quand on s'est renseigné sur l'issue du film, pas de regrets d'avoir arrêté la peine avant.
--> chronique "cinéma"...

mardi 26 juillet 2016

Rhidian Brook : "The Aftermath"

***** Rhidian Brook : "Dans la maison de l'autre" (2013, Random House, 336 p.)
Réf géogr : Royaume-Uni (auteur) / Allemagne (lieu)
Lu en anglais (The Aftermath), bien écrit. Effectivement, ce roman se déroulant dans l'Allemagne vaincue est écrit par un romancier britannique dont l'aïeul servit à Hambourg au lendemain de la capitulation allemande.
Le contexte historique m'a fortement intéressée : en 1946, l'Allemagne vaincue est partagée entre troupes françaises, russes, américaines et britanniques. 

Le colonel Lewis Morgan est nommé  gouverneur de la zone de Hambourg, l'une des zones les plus bombardées et détruites, et on lui attribue comme à tous les gradés étrangers l'occupation d'une résidence cossue confisquée au Allemands. Sise sur les bords de l'Elbe, la demeure est habitée par un père veuf et sa fille de 15 ans.
Le colonel anglais décide alors de rompre avec le protocole et de laisser cohabiter la famille allemande, tandis qu'il fait venir son épouse et son fils. Rien que les retrouvailles maladroites entre les deux époux qui ne se sont pas vus depuis tant de mois semblent si réalistes et augurent de la suite.

Je ne raconterai pas l'histoire. Tous les personnages ont leur importance : le gamin anglais, Edmund, qui sympathise avec une bande de gamins des rues, orphelins, affamés, débrouillards, justement ces gamins sont fascinants dans le roman, et illustrent la grande misère de la population allemande mise au ban, dénutrie, frigorifiée, errante, dépouillée. Un couple de Britanniques, lui gradé et elle sans vergogne, sauront pour leur part mettre la main sur les biens, tableaux, argenterie des Allemands ruinés et se faire rapatrier ce butin de guerre illégal. 
Et le roman amène à ouvrir les yeux sur la dénazification menée tous azimuts. Avec cette prise de conscience subtilement amenée concernant les cours d'histoire géo du petit Edmund.
Côté anglais, le père, la mère, le gamin, le frère décédé... Côté allemand, le père veuf, la fille rebelle Frieda, la mère disparue, la bande de gamins qui squattent le pré derrière.

Une fin un brin convenue, un happy ending dans un contexte si douloureux. Mais le livre a vraiment le mérite de s'attarder sur une période et un environnement que peu de gens connaissent. Ensuite viendra quelques années plus tard le Plan Marshall...
Détail mineur : la couverture m'a fait belle impression...

lundi 25 juillet 2016

Printemps 2016 : les pavots sous l'averse

Eh oui, c'était aussi au joli mois de mai : les si beaux pavots d'Orient qui n'ont duré que quelques jours, gorgés d'eau, détrempés, affaissés... 
Le temps de partir travailler le matin, de leur jeter un oeil admiratif, et le soir en rentrant de découvrir le morne spectacle des larges pétales jonchant le sol.

Ce printemps 2016 : pluie, averses, trombes, crues, inondations...

--> Autres instantanés de la vie de mes pavots au fil des ans : ici, et là...

L'art est dans la rue... édition 2016

Cela se passait au mois de mai...

Comme chaque année, la municipalité organise un événement artistique, qui se traduit par l'exposition d’œuvres d'art professionnelles ou amateurs dans la rue, sur les grilles du musée, dans les parcs, à la médiathèque...

Cette année, les enfants ont notamment travaillé sur l'architecture et j'ai choisi un petit dessin inspiré de Hundertwasser...

C'est très gai. 
Cela met de la vie dans la ville. 

Je regrette d'avoir eu si peu de temps pour mieux apprécier ce musée en herbe / euh pardon en ville...

-->  voir les expos de 2015,  2014, 2013, 2012...
EDIT + 2016 - 2018 - 

vendredi 22 juillet 2016

Zarbi : les portiques du métro... en carton !

Le 22 juin 2016, un tour aux Halles à Paris pour les soldes de l'ado n°2 (bien sûr, ça se finit par l'achat d'articles NON soldés, comme si souvent).
Sur le chemin du retour, passage par les portiques de la station "Châtelet Les Halles" EN MODE SURREALISTE...

On aurait dit que la RATP/SNCF venaient tout juste de recevoir leurs colis d'une grande enseigne de livraison par Internet, car les portiques étaient encore emballés dans leur carton, c'était très inattendu et fun !!! Franchement, on ne voit pas ça tous les jours dans le métro ! C'est tout juste si on n'avait pas envie d'aider à ouvrir les cartons...

--> A la découverte de quelques autres "zarbis"...

samedi 16 juillet 2016

Paul McCartney : Live in Paris 30 mai 2016 !

On y était, mon mari parce que c'était culte, incontournable pour un musicien dans une vie, et moi parce que j'ai suivi (perso - et suis pas musicienne... : j'aurais préféré avoir mes places pour Bruce Springsteen / Tournée "The River", mais bec dans l'eau !).

Alors, Macca, 74 ans, a assuré, j'admets. C'était joyeux, éclectique, avec des tubes des Beatles mâtinés de morceaux moins connus du groupe, avec certains choix que je trouvai surprenants, et une chanson spécialement dédiée au public français (qui ne figure pas dans les autres setlists) : Michelle...


Paul McCartney : Yesterday + La Marseillaise par le public (live Paris, 30/05/2016)

et quelques morceaux des Wings dont surtout mon chouchou Band on the Run !!!! et le Live and Let Die bondesque sur scène avec des explosions et du feu, Macca a vraiment mis le feu à Bercy !

Paul McCartney : Band on The Run (live Paris, 30/05/2016)

1. A Hard Day's Night Save Us
2. Can't Buy Me Love
3. Letting Go (Wings)
4. Temporary Secretary
5. Let Me Roll It (Wings song) (with 'Foxy Lady' outro)

6. I've Got a Feeling
7. My Valentine (dedicated to his wife Nancy… more )
8. Nineteen Hundred and Eighty-Five (Wings song)
9. Here, There and Everywhere
10. Maybe I'm Amazed (dedicated to Linda)
11. We Can Work It Out
12. In Spite of All the Danger (The Quarrymen song)
13. You Won't See Me
14. Love Me Do (dedicated to George Martin)
15. And I Love Her
16. Blackbird
17. Here Today (dedicated to John)
18. Give Peace a Chance (Plastic Ono Band cover) (snippet - audience started… more )
19. Queenie Eye (dedicated to Gracie and Zoe)
20. New
21. The Fool on the Hill
22. Lady Madonna
23. FourFiveSeconds (Rihanna and Kanye West and Paul McCartney cover)
24. Michelle
25. Eleanor Rigby
26. Being for the Benefit of Mr. Kite!
27. Something (dedicated to George)
28. Ob-La-Di, Ob-La-Da

Paul McCartney : Live and Let Die (live Paris, 30/05/2016)

29. Band on the Run (Wings)
30. Back in the U.S.S.R.
31. Let It Be
32. Live and Let Die (Wings)
33. Hey Jude

Encore:
34. Yesterday
35. Hi, Hi, Hi (Wings song) (Paul took on stage a couple… more )

Paul McCartney : Hi Hi Hi (live Paris, 30/05/2016)

36. Birthday
37. Golden Slumbers
38. Carry That Weight
39. The End

Bon, les fans puristes disent que sa voix n'est plus ce qu'elle était, ben oui, y a quand même l'âge... Mais la ferveur était intacte !
Et, en ce qui me concerne, mea culpa, l'image de mon appareil photo frôle la cata ! mais je poste quand même quelques vidéos car "souvenirs, souvenirs..."

--> chronique "ziquemu" et la page "concerts"

Pénélope Bagieu : "California Dreamin'" (Mama Cass Elliot)

***** Ed; Gallimard, 2015
"All the leaves are brown and the sky is gray
I've been for a walk on a winter's day
I'd be safe and warm if I was in L.A.
California dreamin' on such a winter's day
I stopped into a church I passed along the way
Well I got down on my knees and I pretended to pray
You know the preacher liked the cold, he knows I'm gonna stay
California dreamin' on such a winter's day
I'd be safe and warm..."
Chapeau bas ! Quelle claque que ce "California Dreamin'" : belle histoire mais surtout somptueuse héroïne, Ellen Cohen, fille d'épiciers/traiteurs juifs de Baltimore, née en 1941, qui deviendra Cass Elliott, des Mamas & Papas.

Le roman graphique de Pénélope Bagieu est exceptionnel, nous plongeant dans l'intimité de la petite Ellen, puis de l'ado, férue d'opéra comme son père, d'abord couvée en tant qu'enfant unique puis à la naissance de sa soeur, se sentant éclipsée et compensant par la nourriture. Ellen grossit à vue d'oeil et devient plus que plantureuse. Elle décide de s'affirmer comme elle est, s'habille excentriquement, chante, écrit, joue du théâtre... tombe amoureuse mais lui pas sur la même longueur d'onde. 

Toujours elle va de l'avant, à New York fait partie du groupe The Mamas and Papas, reléguée à l'arrière plan mais parvenant toujours à se faire une petite place un peu plus devant.
Et s'éclatant sur les choeurs du tube California Dreamin', qu'elle finira mine de rien par arranger à sa sauce tout en servant les boissons d'un bar sur la plage et chantant en même temps.

Un destin hors normes pour une femme de tête, spontanée, enthousiaste, pétulante, expansive...

"En 1974, elle meurt d'une crise cardiaque à Mayfair à Londres, après deux semaines de représentations à guichets fermés au Palladium. Quatre ans plus tard, le batteur de The Who, Keith Moon, meurt dans la chambre où Cass Elliot avait succombé, lui aussi à l'âge de 32 ans."

--> voir mes chroniques "BD" et "musique"

E. Moynot : "Hurlements en coulisses" (BD musique)

***** Ed. Fututopolis, 2013, 146 p.
Une BD de chez Futuropolis racontant la tournée d"un groupe musical de festivals en festivals, réalisée par un dessinateur également musicien : cela ne pouvait que me brancher...

J'avoue que cela m'a assez plu de tourner les pages pour accompagner ce groupe "Les hurlements d'Léo" (LHDL, que je ne connaissais pas du tout) durant sa tournée de l'été 2011. Le gros bémol toutefois étant que je ne connaisse justement rien de leur univers musical, et que la BD ne m'y ait connectée que par les dessins des instruments de big band et les titres assez inattendus de leurs morceaux (Bordel-de-luxe, Sexy Mariachi, Petit gris, Gibraltar...). 
Donc j'ai comme suivi un groupe X ou Y dans son bus, avec les aléas de la tournée : chauffeur mollasson, repas souvent insipides ou réchauffés (le chili con carne de la cantine), promiscuité et tensions, fatigue, vies croisées avec les familles, balances réalisées dans la précipitation et stress, etc.

J'ai été surprise de ne pas voir de vraie vie de groupe, pas vraiment d'unité, de cohésion ou de plaisir d'être ensemble et jouer ensemble. Plutôt une accumulation de petites exaspérations individuelles. Et plusieurs musiciens ayant d'autres groupes à côté, je me suis sentie vite perdue par rapport à la formation titre. Donc, pas ressenti d'empathie particulière pour ce groupe.

Si bien que j'ai plus considéré cette BD comme une intro à la vie de tournée d'un groupe lambda qu'à un ouvrage dédié à un groupe particulier, sans que cela me donne vraiment envie de découvrir leur musique. Ce qui est assez dommage. Peut-être était-ce le parti pris de l'auteur ?
Sinon, bien sûr, j'ai apprécié de jauger l'univers des festivals depuis l'oeil des musiciens s'y produisant, étant habituée à faire partie de la foule de l'autre côté du décor ("dans le pré" comme ils disent). Et puis les LHDL ont croisé Lemmy au festival de Budapest tout de même.

--> ma petite chronique "BD" et celle sur les "concerts", oh yeah !

mardi 21 juin 2016

Pierre Szalowski : "L. était si jolie" (Montréal)

***** 2015 - Réf géogr : France / Québec (Editions Héloïse d'Ormesson, 144 p.)
Incipit : "Appuyé sur sa canne, Jean Moreau est entré à petits pas dans la cuisine la bouche grande ouverte, pour prendre de l'air."

Vite lu, vite embrouillée dans les allers retours dans le temps, dans la kyrielle de personnages peu sympathiques, pas intéressants du tout, dans le manque de vraisemblance de l'histoire, la fin encore plus décevante que le tout (non mais l'avion ! et le devenir du couple !). Tout m'a semblé tellement tiré par les cheveux. Même l'écriture m'a paru insipide. 
Grosse déception... Heureusement que je n'en avais que pour 140 pages.

Rien à voir avec le premier roman de Pierre Szalowski "Le froid modifie la trajectoire des poissons", que j'avais beaucoup aimé. 

En parallèle, je recommence l'expérience du Prix littéraire France/Québec : trois livres à lire et élire le meilleur...
En 2015, ce fut le magnifique roman de Roxanne BOUCHARD "Nous étions le sel de la terre" qui avait emporté mon adhésion... mais ce fut "Mort-Terrain" de Biz qui gagna le prix (tout de même mon 2e choix, et très bien aussi !).

--> ma p'tite chronique "Québec" 

vendredi 27 mai 2016

Sylvie Brien : "Spirit Lake"

***** 2008 - Réf. géogr : Canada / Québec (Ed. Gallimard/Scripto, 237 p.)

Une très belle découverte. A l'origine, "Spirit Lake" est un roman publié en littérature jeunesse, mais il est capital d'élargir son public aux adultes également. On découvre grâce à ce roman une page peu connue de l'histoire du Canada : l'ouverture entre 1914 et 1920 de 24 camps de détention dont 4 au Québec, pour y interner des immigrants de "nationalité ennemie" (dont une majorité d'origine ukrainienne).
Comme Sylvie Brien l'explique en post-scriptum, dans le camp de Spirit Lake, le seul considéré comme un camp de concentration, les prisonniers défrichèrent et essouchèrent 500 acres de terre pour implanter une ferme expérimentale.

Le roman narre les espoirs anéantis de Peter (14 ans), son grand frère Iwan et leur grand-mère arrivés en bateau depuis l'Autriche-Hongrie, et aussitôt arrêtés en tant qu'ennemis et traîtres. Les deux frères sont embarqués en plein hiver dans un train bondé de prisonniers, tous conduits au camp de Spirit Lake, au milieu de nulle part et par moins 40. L'optimisme du frère aîné et les dictons du jeune leur permettent de s'évader mentalement par petites touches, mais la répression brutale et l'acharnement de certains soldats sont terribles.
La structure du roman est intéressante, les chapitres alternant avec trois mois d'écart, seulement trois mois se dit-on pour un revers du temps aussi dramatique. Cela maintient tout du long un certain suspense, et je dois reconnaître que je ne pouvais lâcher le livre. Un coup de coeur.
"Le lundi qui suivit apporta enfin un redoux. Le soleil d'avril tapait si fort que la meringue croûtée de Spirit Lake fondait à vue d'oeil, happée et bue à grandes lampées par la terre d'argile. Un vent d'est nous apportait de capiteux parfums d'humus et d'excréments, annonciateurs du printemps. (p.163)"
"Soudain, frémissant, je reconnus la courbe, le rocher et ses trois épinettes." (p.236)
--> ma chronique "Québec"...

mardi 17 mai 2016

Le pointillisme par Dada

Décidément, la petite revue Dada est passionnante...
Dans son dernier n°, elle zoome sur Georges Seurat, fondateur du mouvement pointilliste dont la première oeuvre est "Une baignade à Asnières"(1884), et Paul Signac, qui fut le théoricien du pointillisme.
"A l'origine du pointillisme on trouve des théories sur la couleur et la lumière. Plus question de mélanger les teintes directement sur la toile pour créer de nouvelles nuances. Désormais, le peintre juxtapose des tâches de couleurs, pures et complémentaires. A une certaine distance, ces amas de points prennent vie."
Parmi les reproductions figurant dans la revue, j'ai adoré :
- Henri-Edmond Cross : "Les îles d'Or, îles d'Hyères" (1891), tellement lumineux, et moderne...
- Signac : "Cassis, Cap Canaille" (1889) - "La bouée rouge" (1895)
- Maximilien Luce : "Bord de mer, la pointe du Toulinguet" (1893)

Je suis moins fan des grands tableaux de Seurat.

La revue Dada nous emmène aussi à la découverte des autres peintres qui ont versé à un moment donné dans le pointillisme : ainsi "L'autoportrait" de Van Gogh (1887), mais aussi Derain, Matisse, Kandinsky, et l'incroyable "Ad Parnassum" de Paul Klee (1932).

A défaut de temps pour voir toutes les expos du moment, la petite revue fait bien l'affaire !

--> tags "peinture" et "expos"

dimanche 8 mai 2016

Déjà la fin du 1er trimestre 2016 !

Un terrain en friche 19e/20e avec Clint Eastwood et Charles Bukowski...













(NB : message rédigé le 31/03/2016... même pas eu le temps de le publier !)


Mince, déjà un quart de l'année 2016 derrière nous. Et l'impression de n'avoir plus le temps de rien faire !!!
2016 année météorite peut-être.

Bon une paire de journées quand même ayant permis de mettre le nez en l'air à Paris. Et de compléter ma collection de vues de panneaux de signalisation CLET et de Space Invaders.

A part ça quand même beaucoup de choses, mais si peu de temps ! "Time is (not) on my side", sorry Mick & buddies.







* J'ai beaucoup lu mais peu eu le temps de chroniquer. Lu (hors ce qui a été chroniqué) :

  • "The Aftermath", de R. Brook (2013)
  • "Checkpoint", de Jean-Christophe Rufin (2015)
  • "La nuit de feu", de Eric-Emmanuel Schmitt (2015)
  • "Califormia Dreaming", de Pénélope Bagieu
  • "Vernon Subutex - 1 & 2" de Virginie Despentes
  • "Fleur de Barbarie" de Gisèle Pineau
  • et tous les magazines Rolling Stones, Inrocks etc. sur les disparitions "still stunned" des artistes musicaux de ces derniers temps. STILL STUNNED.


* Vu des films intéressants (souvent des films un peu datés...) :

  • 😁"Siete cajas" (stupéfiant film du Paraguay, une claque, deux jeunes acteurs exceptionnels. A VOIR !!! mais donne peu envie d'aller voyager là-bas...)
  • 😐"Queen of Earth" (j'adore Elizabeth Moss découverte dans "Top of the lake", toutefois ce film est quelque peu "spécial"... de la catégorie des "vais-je m'en souvenir d'ici quelques mois ?")
  • 😫"Trois souvenirs de ma jeunesse" (longuet..., pas mémorable car fouillis aussi : plutôt déçue)
  • 😃"The Good Lie" de Philippe Falardeau avec Reese Witherspoon, excellent film sur les migrants d'Afrique de l'Est, très bien interprété, Reese Witherspoon habitée par son rôle.
  • 😁"Un château en Italie", de et avec Valeria Bruni Tedeschi : prenant, envoûtant. J'étais pendue à chaque dialogue, à chaque cadrage, à chaque image : c'est comme si j'avais été une assistante du tournage, j'étais dans le film. Des acteurs (vraiment ? Valeria et sa mère jouant leur propre rôle, cela augmentait l'impression d'être "dans" le film aux côtés des "vrais" personnages). Le vieux palais décadent, Virgilio le frère tant aimé, le jardin et cet arbre... Un film magnifique.
  • Deux films traitant de la maladie d'Alzheimer :
    😁"Still Alice" avec Julianne Moore et Kristen Stewart,
    et 😁"N'oublie jamais"/"The Notebook" de Nick Cassavetes avec Gena Rowlands, Ryan Gosling et Rachel McAdams : excellents tous les deux. Appalling...
  • 😊"Sils Maria" avec Juliette Binoche et Kristen Stewart. Décidément, moi qui ne connaissais pas grand-chose de la jeune K. Stewart hormis les potins people (jamais vu les Twilights...), j'ai été bluffée par les deux films dans lesquels je l'ai vue jouer...
  • 😁"Le Nom des gens" avec l'incroyable et pétillante Sara Forestier et Jacques Gamblin. Ce film est une prouesse pour Sara Forestier au même titre que "L'esquive". Sara, tu es devenue une actrice incontournable du paysage cinématographique français.
  • 😊"Les garçons et Guillaume à table" : fallait le voir un jour, suis pas déçue !
  • 😐"17 filles" : très bon film sur un groupe de lycéennes en Bretagne qui décident de tomber enceintes en même temps, par accident, désoeuvrement, ennui, inconscience, imitation, malaise familial... d'après une histoire vraie s'étant produite aux Etats-Unis.
  • 😊"The Homesman" : de et avec Tommy Lee Jones, et Hillary Swank. Sorte de western crépusculaire, dur, il faut survivre, trouver un mari en jouant du clavecin, trouver un toit et échapper à la pendaison, trouver une issue à la folie, perdre ses enfants, perdre le sens de la vie. Même pas une pierre tombale.
  • 😊Revu "Furyo"...

* et diverses autres activités... :
  • Expo "Beauté Congo" à la Fondation Cartier : MAGIQUE !!!
  • Suis allée voir MUSE en concert à Bercy... Ouah ! quelle énergie et quel plaisir. Mais pas eu le temps de chroniquer !
  • Très peu de virées au jardin ce 1er trimestre... Shame.
Mais où donc s'en va mon temps ???

mercredi 20 avril 2016

non-article

Mince, ceci est un "non-article" : j'ai tant de retard en tout que je ne sais plus par quel bout m'y prendre !

jeudi 31 mars 2016

G. Enders : "Le charme discret de l'intestin"


Giula Enders (Allemagne) : Le LIVRE qu'il faut lire pour comprendre comment nos boyaux fonctionnent et ressentir de l'empathie pour eux !!!

D'abord, je l'ai lu en français, puis je l'ai acheté en allemand et offert à mon mari. Maintenant je vais le racheter en français et l'offrir tout autour de moi...
Mon grand regret à ce jour : je l'ai lu trop vite ce livre, je l'ai englouti et il m'est difficile d'en retenir toutes les informations et tous les conseils de vie !!! A relire, mais plus attentivement maintenant qu'est passé le phénomène de découverte (comment ça, un livre sur l'intestin qu'on arrive à dévorer debout dans le RER !!!).

Pour faire vite (pas bon ça, Giulia, je sais... mea culpa), j'ai, à peine finie la dernière page, investi dans la meilleure huile d'olive recommandée par nos magazines de consommateurs alertés, et poursuivi ma consommation de yaourts au bifidus. De même la levure de riz rouge...

Alors l'huile d'olive me direz-vous ?
Personnellement, j'ai toujours été un peu atypique à ne JAMAIS assaisonner mes salades. Comme les lapins, je mange ça cru, souvent direct du saladier (si je suis sans témoins, sauf mon chien) ça va plus vite et ça goûte la salade point barre. En cuisine, je crains de devoir avouer que moins j'en fais, mieux ça se présente...
Et là, grâce à Giulia, j'ai acheté la très bonne huile d'olive MONINI CLASICO, pas onéreuse qui plus est, et recommandée par mes magazines consos... (NB : je n'avais jamais entendu parler de cette marque avant).
Résultat, j'en suis dingue !!! Je ne peux plus voir un bout de salade sans l'imaginer émulsionnée avec une cuiller de ma Monini Clasico. Je l'ai fait goûter à mon fils aîné (très fin gourmet) : il la trouve succulente... Sans vouloir la faire "cuculapraline", cette cuiller d'huile d'olive enrichit la saveur de mes plats (voui c'est moi l'ours des cavernes qui dit ça!). Merci Giulia !

dimanche 20 mars 2016

Priscilla Laulan-Carret : "La mauvaise réputation" (Haïti)

***** Réf. géogr : France (auteure) / Haïti (lieu)
 Ed. Thot, 2015, 120 pages

Au tout début, il y a une couverture, absolument magnifique (qui me fait penser au Douanier Rousseau), et, en main, un bel ouvrage, d'une édition soignée : pour moi qui n'ai pas encore franchi le pas de la liseuse électronique, l'objet "livre" reste très important.

Puis, il y a le tout premier paragraphe... :
"A l'horizon du Cap-Haïtien,se profile une enfilade de mornes défigurés, lacérés de ravines dégoulinantes de galets. Sur leurs flancs, les broussailles ont progressivement pris l'ascendant sur les arbres. Une poussière crayeuse s'élève des routes dépourvues d'asphalte, pour mieux les engloutir. La nationale est cerclée de pentes raides sur lesquelles s'amoncellent des cases insalubres, faites de parpaings ou de bouts de tôles, défiant les lois de la gravité. Les anciennes mangroves, qui protégeaient les côtes et absorbaient l'énergie furieuse de la rivière, ont été remblayées à l'aide de déchets. (...)" (p.9)
J'ai de suite apprécié le style de l'auteure, sa maîtrise originale de la langue française : belle, riche, poétique, et en même temps très "parlante". Priscilla Laulan-Carret a réussi à amener la lectrice que je suis dans les pas de la bande de gamins des rues, se faufilant au milieu de la foule du marché, mendiant auprès de la boulangerie, se chamaillant sous des bouts de tôle, ou retournant au village voir "la mère". Le style de cette auteure contribue énormément au plaisir de lire son livre, cela revigore de constater que de si jeunes écrivains déploient une telle richesse de la langue.

Après, je me suis dit, étant complètement "téléportée" à Haïti au fur et à mesure de l'avancée du livre, que Priscilla L.-C. devait être une enfant du crû, ayant grandi et vécu l'histoire de l'île. 
Que nenni, Priscilla est une pépite humanitaire et sociale et environnementale... et littéraire et douée, et digne d'une admiration sans bornes. Toute jeune (elle m'en a l'air), et déjà si entreprenante, et si méritante et débordante de projets "qui visent à ré-enchanter le monde".... Je lui prédis un bel avenir littéraire si elle parvient à conserver un peu de son temps à l'écriture. En tout cas, chapeau bas pour aujourd'hui.

dimanche 13 mars 2016

Les coccinelles sont revenues

En cette journée ensoleillée du 13 mars, premier grand tour "pré-printanier" au jardin :
ici et là des coccinelles blotties... qui au coeur d'une fleur d'euphorbe, qui sous l'ombelle d'une achillée fanée (comme quoi je fais bien de ne pas couper les hampes fanées en hiver !), qui au chaud sur les succulentes, et une entre les aiguilles du pin...
Et ce ne sont pas des coccinelles asiatiques mais celles bien de chez nous, que j'avais craint de ne plus voir au jardin !!!

--> ma p'tite rubrique "coccinelles"...

samedi 27 février 2016

Boualem Sansal : "2084"

***** réf. géogr : Algérie (auteur) / "Abistan" (contrée dystopique...)
Éd. Gallimard, 2015
Grand prix du roman de l'Académie française 2015 - Meilleur livre 2015 de la revue "Lire"

Hum hum... Livre encensé par la critique, couvert de prix, commenté à foison dans les reportages TV ou journaux. 
J'avais hâte de me propulser dans cet ovni littéraire. D'autant que j'aime l'Algérie d'où vient l'auteur et que j'apprécie le thème de la dystopie (mes favoris étant Vladimir Sorokine et Antoine Volodine - tiens je n'avais jamais remarqué auparavant la concordance de sonorité). 
Et bien sûr en son temps, j'étais férue de "1984" d'Orwell, livre culte de mes années de jeunesse, auquel je voue toujours la même addiction et que Boualem Sansal met en exergue dans son introduction.

Eh bien, pour aller droit au but : abandon du roman de Boualem Sansal "2084" à la page 31.

Certes, je lisais dans les transports... Mais tout de même, dès les premières pages, j'ai réalisé que je ne parvenais pas à "entrer" dans l'histoire. Je lisais un paragraphe puis mes pensées devaient divaguer quelque peu car j'avais complètement perdu le fil du livre. 
Les premières introductions sur l'Abistan et son prophète Abi m'ont, je n'oserais dire "ennuyée", mais laissée de marbre. Puis la rencontre avec le personnage Ati m'est totalement passée au-dessus de la tête. Je me suis à un moment donné demandé si je comprenais quoi que ce soit à ce que je lisais, et j'ai réalisé que je m'étais laissée emporter par la sonorité proche de Abi et Ati et que dans ma lecture les deux commençaient à former un même personnage.
Le style ? Je dois reconnaître que je n'ai pas ressenti de flash, je lisais une phrase, la phrase était lue et vite oubliée. Alors que je prends tant de plaisir à relire des phrases d'ouvrages dont j'apprécie particulièrement le style.

Ayant un certain âge où je me dis que j'ai tant de livres à lire avant la fin de ma vie, j'ai décidé de mettre le holà sur '2084" qui me barbait plus qu'autre chose. Et pourtant, mon livre préféré de l'an dernier fut le FABULEUX roman dystopique d'Antoine Volodine intitulé "Terminus radieux" : l'écriture m'avait emportée, le thème, les personnages... Je l'avais dévoré, m'étais agrippée à lui, ne le lâchait pas pour pouvoir grappiller une page de plus à droite ou à gauche dans les files d'attente.

De l'écrivain russe Vladimir Sorokine "ès-dystopie" : voir Journée d’un opritchnik 2006***, La Glace**** 2002,  La tourmente **2010 , Roman (1er billet) ****1985/89, Roman (2e billet) ****,

jeudi 28 janvier 2016

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...