dimanche 8 juillet 2012

Laura Kasischke : "Les Revenants"... bien décevant

***** (The raising) Réf. pays : Etats-Unis - Genre : Campus horror show

Grosse déception pour Les revenants, dont les critiques ont parlé comme du meilleur des 8 livres de Laura Kasischke.
Eh bien pour moi, c'est le pire de ses livres, l'avant-pire étant "La couronne verte", quant aux 6 autres : je les ai adorés !
En effet, j'ai toujours aimé les romans de cet auteur (née en 1961), professeur à l'Université du Michigan. Ses livres sont souvent des "campus novels" qui décrivent avec réalisme et férocité la vie d'adolescents américains de la middle class.

Pour en revenir aux "Revenants" :

  • Le mot-clé du roman : malveillance. Avec forte dose de macabre (des cours de thanatologie, des rites funestes, des morts...), hypocrisie, et "sororité" (les fraternités d'étudiantes en université).
  • Tout d'abord, les 350 premières pages (env.) m'ont... gonflée. Des détails, des descriptions à n'en plus finir, les alternances de chapitres "retour sur le passé/présent", la pléthore de personnages (avec leur cohorte de détails...).
  • Enfin, à partir de la 400e page (env.), le roman commence à bouger, l'intrigue à suspense se dessine...
  • Mais, à peine commencé-je à m'intéresser au roman, qu'invraisemblances ou exagérations dans l'histoire ont eu tôt fait d'anesthésier mon intérêt.
  • La fin = NAVRANTE. Il n'y a tout simplement pas de fin. Ou pas à ma faim. On a évoqué David Lynch et l'atmosphère de son Mullholland Drive : comme je n'ai pas saisi l'essence ou l'âme, encore moins le sens de ce film certes très esthétique... je m'incline.
Laura Kasischke termine son livre sur une vision finalement très noire de la société américaine, du milieu universitaire et des puissances qui gouvernent (sournoisement) ce milieu. J'ai l'impression que cette fin est encore plus amère que dans ses précédents romans.
Et j'ai remarqué que quasiment tous les personnages des "Revenants" finissent seuls, couples brisés, décès...

Je ne recommande pas du tout la lecture de ce pavé soporifique et désincarné, lisez plutôt les 6 autres romans de cet auteur pourtant doué !  : Rêves de garçons, A suspicious river, Un oiseau blanc dans le blizzard, A moi pour toujours, La vie devant ses yeux...

(Ed. Christian Bourgois, Trad. E. Chedaille, 590 p.)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...