mardi 4 juin 2013

Jardin : suite des éclosions en exclusivité !

Hier lundi 3 juin se terminait l'expo "L'art du jardin" dans la nef du Grand Palais à Paris.
Cela faisait 10 ans que cette expo n'avait pas été programmée; auparavant elle se tint à Saint-Cloud puis à Longchamp.
Finalement, je n'y suis pas allée après moult atermoiements. En effet, pour un tarif d'entrée vraiment élevé (18€ : je trouve cela choquant !), n'allais-je pas assister à une expo plutôt mercantiliste comme La fête des jardins aux Tuileries en 2012 (une expo intéressante notamment pour les nénuphars en plaques d'aluminium imaginés par l'artiste canadien Gordon Halloran, mais au final tellement mercantile que j'avais regretté d'en payer un droit d'entrée).
convolvulus (x 2 photos)- églantier - arbuste fleurs roses (x 2 photos)
bouton de rose - sauge jaune pâle et sauge rose
Alors hier, je décidai in fine de "sécher" cette expo au Grand Palais pour rentrer chez moi plus tôt et profiter de ma propre "expo jardin permanente". Super : quelques nouvelles fleurs m'avaient fait le bonheur d'éclore : 1e fleur de convolvulus, 1es fleurs d'églantier, 1er bouton de rose le 03/06, et premières éclosions de mes sauges rustiques (jaune pâle et rose).
Là je dois dire, malchance, à peine changée que je décidai de désherber mes géraniums vivaces que... "hiiiiiiiiiiiiiiihhhhhhhhhhhh!!!!!! " (soit : hurlement stridentissimesque).
Voui : c'est moi qui en écartant quelques feuilles pour arracher des mauvaises herbes... tombe sur le cadavre d'un bébé merle ou d'une merlette (pas eu l'envie d'enquêter, le plumage était marron beige comme celui de la merlette qui nidifie chaque année chez nous. sniff.)
Donc méga hurlement spontané de Bibi, immédiatement atténué du fait que Bibi réalise qu'elle n'a qu'effleuré le cadavre... Ensuite fuite effrénée loin de la scène de crime avec abandon des outils de jardin et tous travaux laissés en plan. Le coupable : le chat du voisinage qui fait parfois des incursions dans notre jardin, suite à quoi notre gentil teckel nous rapporte sur le paillasson en offrande des souris mortes qu'il n'ose à peine toucher.
Résumé de la soirée : Pourquoi avoir hésité à aller dépenser 18€ dans la nef du Grand Palais ?

Not the only gardener... Steven Tyler same as I

Ben oui, quand Steven Tyler (ouhouh les djeun's : Aerosmith, ça vous ring a bell j'espère ?) rentre de tournée, keskilfè ? Il se rue sur son jardin. Comme vous et moi, n'est-il pas ? 

(bon, nous c'est quand on rentre du boulot et non de tournée, et nous c'est surtout le week end car les jours de semaine : dur dur..., et pis, moi pour ma part je ne chausse pas mes super espadrilles multicolores classieuses pour aller désherber, mais je compte changer cette donne since Steven does it...).

Cela dit, MOI BIBI fan de jardinage et fan (en son temps s'entend) d'Aerosmith, j'ai du mal à imaginer Steven le quelque peu dépravé "cultiver son jardin" comme dirait l'ami Voltaire ! Comme quoi, l'habit ne fait pas le moine... Si ça se trouve un jour je lui échangerai un mediator Aerosmith contre des graines. !
A propos d'Aerosmith, la jeune mais super informée Melouzaza nous dit que le 22/07/13, Aerosmith sortira son DVD Live du concert donné au Japon peu de temps après le tsunami. Rappel pour les non pros : aucun DVD Live d'Aerosmith digne de ce nom n'existe. Douche froide cependant, c'est que la setlist de ce DVD n'inclut pas (WTF !!!!!)  Dream On, ni Back In The Saddle et tant d'autres... Ils se fichent de nous ou koi ? bon y'a quand même du bon, mais c'aurait pu être du + que bon !
1. Draw the Line 2. Love in an Elevator 3. Livin' on the Edge 4. Hangman Jury 5. No More No More 6. Mama Kin
7. Monkey on My Back 8. Toys in the Attic 9. Sweet Emotion 10. Boogie Man 11. Rats in the Cellar 12. Movin' Out 13. Last Child 14. S.O.S. (Too Bad) 15. Walk This Way 16. Train Kept A Rollin' (credits)


--> voir la chronique "Ziquemu" de ce blog !


lundi 3 juin 2013

Cette semaine au jardin : 1er pavot, 1e centaurée, 1e marguerite, 1e scabieuse...Vite un voeu !

Week end rempli , or ce fut le 1er weekend véritablement printanier ! Soleil et douceur... et pas le temps de jardiner. Je me suis à peine donné le temps de faire un tour au jardin, et je ne l'ai pas regretté : 

Ma 1e centaurée 2013, et la 2e qui se prépare...

- une première fleur de centaurée, quelques autres aux boutons prometteurs pour cette semaine...
Nous sommes le 2 juin, et l'an dernier, dès le 9 mai j'avais des photos de centaurées en fleurs...
Soit un mois de retard au compteur de floraison pour 2013...

Ensuite,
- en zieutant le linge sur la corde, vlat'y pas que j'aperçois par-dessous mon premier pavot !


Mon 1er pavot 2013
Le chameau, je le surveillais depuis un bail avec ses boutons bien enflés... et voilà qu'il s'ouvre quasi derrière mon dos !
Il aurait suffi qu'aujourd'hui nous continuions sur notre temps pourri, pour que je n'en trouve que quelques pétales froissés et mouillés jonchant le sol...

Pour contempler mes pavots d'orient (ceux que je préfère), il me faudra encore attendre l'été...

Ma 1e marguerite 2013
Je poursuis mes déambulations au jardin et découvre ma première marguerite ouverte !








J'ai prêté une attention particulière à l'évolution des boutons de marguerite
...je trouve cette observation très poétique



Cela faisait aussi un moment que j'avais repéré les nombreux boutons.

Et notamment un gros bouton relié d'un fil de soie ... à une toile de mon amie l'araignée épeire diadème : là aussi, une des premières adultes que je vois de la saison...


Epeire diadème et ses fils de soie reliés aux marguerites
Puis je lance un œil vers ma baignoire ancienne transformée en jardin de rocaille :
Scabieuses
Pourpier et sa 1e fleur jaune
 Et voici que les scabieuses dressent déjà leurs fleurs violettes en couronne

tandis que les pourpiers aux feuilles dodues (qui ont bien supporté l'hiver) montrent leurs premières fleurs jaunes !

dimanche 2 juin 2013

Keith Haring guest artist au Metro Alma-Marceau/Paris

Quais du M° Alma-Marceau aux couleurs de Keith Haring
En bas à droite : boite aux lettres du Musée en herbe
Il y a 11 ans, en 1984, Keith Haring s'est arrêté à la station de métro Alma-Marceau (lieu cossu, près de la Tour Eiffel, quand même...) pour y peindre une de ses œuvres de rue.
En mai 2013, la station de métro Alma-Marceau dans son intégralité rendait hommage à l'artiste disparu en 1989, en tapissant les murs des deux quais de ses œuvres et de ses textes.
Coïncidence, 15 jours avant, nous sortions en famille voir l'expo Hundertwasser au Musée en herbe, et à l'accueil s'y trouvait justement une boite aux lettres recouverte de photos et de portraits de K. Haring, et le tout emballé dans du film plastique alimentaire... Il s'agirait d'un "restant" d'une précédente expo consacrée à l'artiste... mais cela surprend ! (cf. photo 1)
Le métro Alma-Marceau tapissé d'oeuvres et citations de Keith Haring

En tout cas, pure prémonition, car d'ici peu nous irons en famille (voui !) visiter les deux expos "teenagers friendly" Keith Haring au 104 et Dynamo au Grand Palais.
Une expo parallèle sur K. Haring se tient au MAM, mais je subodore que j'irai seule, car il semble que "trop d'expos tue l'ado" (c'est pas moi qui le dit !).
Dire que mes ados (13,5 et 18 ans) quémandent parallèlement une sortie... au Parc Astérix ! Ce sera avec le papounet...
--> rubrique "Expos" du blog... et la 'tite rubrique "enfants/ados" !

samedi 1 juin 2013

Geraniums vivaces roses : c'est l'éclate !

Des photos de mes géraniums vivaces roses qui datent d'une bonne semaine, c'est encore plus beau à présent, je vous laisse imaginer !
Les géraniums vivaces attirent les pollinisateurs...
J'en ai d'autres, d'un violet plus soutenu, ainsi qu'une variété à délicates fleurs bicolores rose pâle/blanc.
Ce que j'ai vite compris avec les géraniums vivaces, c'est qu'il ne faut pas hésiter à s'équiper de son mp3 et de ciseaux pour s'embarquer dans une mission 100% zen no prise de tête et couper nonchalamment les fleurs fanées en écoutant
A mes grands débuts, toute jeune propriétaire d'un jardin, j'avais acheté un très beau livre d'Anita Pereire sur le "jardinage du week-end", dont chaque page m'enchantait.
Je n'avais alors jamais entendu parler de géraniums vivaces, pour moi un géranium était "la fleur à sa mémé", avec ses grosses ombelles toujours roses ou rouges vifs, qu'on rachetait tous les étés pour remplir les jardinières. Pas trop ma tasse de thé.
Et ce livre, qui prônait un jardin à la fois joli et facile d'entretien, ne tarissait pas d'éloges sur les géraniums vivaces (notamment les sanguins...).
Je me souviens même que l'auteure, jardinière émérite, avouait qu'elle avait renoncé à déterrer chaque hiver ses dahlias pour les rentrer à l'abri.
J'ai suivi ses conseils pour les géraniums vivaces : aujourd'hui, j'en ai partout, je les tronçonne et les repique à droite et gauche, ne les arrose jamais, ils forment des touffes majestueuses d'année en année.
Quant aux dahlias, en suivant les conseils d'Anita, je me retrouve aujourd'hui sans plus aucun dahlia ayant survécu...

--> voir les autres chroniques "jardin"

vendredi 31 mai 2013

Victor del Arbol : "La tristesse du samouraï" (Espagne)

***** La tristeza del samurái (2011) - Genre : Roman policier sombre et magnifique
Voilà un roman qui m’a accompagnée partout, à la maison, en métro… L’histoire est captivante, émouvante, rebondissante, et teintée de noirceur.

Le livre refermé, il continue de nous habiter, pas tel ou tel personnage, le livre dans son ensemble. On revit l’histoire rétrospectivement, quand tout à la fin s’imbriquent les pièces du puzzle, et que l’on comprend enfin les liens qui relient les membres des trois familles ("Mola", "Alcala" et "Bengoechea") que l'on croise au fil des chapitres.

Et l’on n’oublie pas le destin de ces deux femmes, Isabel Mola qui s’apprêtait à monter dans un train pour le Portugal avec son jeune garçon Andrés en 1941… et Maria Bengoechea, la célèbre avocate de 35 ans ravagée par une tumeur au cerveau. La dernière page tournée, on se replonge dans le 1er chapitre pour relire de l’œil neuf de celui qui sait le début de ce roman complexe.

Ce roman de Victor del Arbol (et un de plus dans mes auteurs à suivre !) a le mérite de brosser, et sans dénaturer ou alourdir le récit - c’est une prouesse – l’histoire de l’Espagne sur 40 ans, depuis la guerre civile jusqu’à la tentative de coup d’Etat de 1981.
C’est passionnant d’un point de vue historique : une leçon de révision indispensable (la division Azul dans l’armée allemande par ex.) sur les affres qu’a connus le pays, incidemment distillée au fil du roman. Bravo. J’ai lu que l’auteur était historien de formation et membre de la police espagnole ; les chiens ne font pas des chats…

Pour qui cherche une lecture facile, passez votre chemin car ce roman débordant de suspense requiert concentration et implication tant foisonnent les personnages et les intrigues ! Pour les autres, foncez...mais gare au tournant, des scènes sont  très dures (Ed. Actes Sud, 352 p.)
  
Pour rester dans le contexte de l’Espagne des années franquistes et plus contemporaines, j’ai ensuite entamé la trilogie de Carlos Ruiz Zafon. Eh bien pour tout dire, au fur et à mesure de ma progression (c’est le terme, je faisais de gros efforts…) dans ces 3 livres, je ne pouvais que regretter de ne pas revivre La tristesse du Samouraï…

4e de couverture : "Comme souvent au début des histoires il y a une femme sur un quai de gare au petit matin. Mise élégante, talons hauts, gants de cuir, elle dénote parmi des passagers apeurés qui n’osent croire que la guerre est finie. Isabel fait partie du clan des vainqueurs et n’a rien à redouter de ces phalangistes arrogants qui arpentent la gare de Mérida en ce rude hiver 1941. Elle presse la main de son plus jeune fils et écrit à l’aîné, qu’elle s’apprête à abandonner, les raisons de sa fuite. Le train de 4 heures en direction de Lisbonne partira sans elle.
L’enfant rentrera seul chez son père, appâté par le sabre de samouraï de ses rêves qu’un homme vient de lui promettre. Isabel disparaît pour toujours. Quarante ans plus tard une autre femme a commis un meurtre et doit comparaître devant la justice des hommes mais pour cette brillante avocate, cela n’a guère d’importance. Elle est atteinte d’une tumeur cérébrale et c’est à sa mémoire qu’elle doit des comptes.
Au cours d’un procès mémorable, quelque temps auparavant, elle a réussi à faire condamner un policier véreux, ouvrant sans le savoir la boîte de Pandore. Elle a été manipulée en raison d’une tragédie ancienne dont elle ignore tout. Les rejetons d’une famille maudite cherchent à lui faire payer quatre décennies de vengeance et de haine. Des premières années de l’après-guerre à la tentative de coup d’état de février 1981, après un détour par les steppes de Stalingrad, la saga familiale est lourde de complots, d’enlèvements, de trahisons.
Sous un léger vernis de démocrates, les ex-phalangistes continuent de tirer les ficelles. Les personnages et les situations se répondent, marquant trois générations au fer rouge. Les carences affectives ont transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel. La Tristesse du samouraï est un étonnant roman policier qui se joue à merveille de l’opacité d’un contexte historique et un intense thriller psychologique qui mène les personnages aux limites de leurs forces pour sauver l’honneur de la lignée." 
 

"Dos tramas se desarrollan de forma paralela; una en Extremadura en el año 1941; la otra en Barcelona en 1981.
Un crimen cometido durante la posguerra española produce consecuencias en tres generaciones de la familia Alcalá y en aquellos que se han cruzado en sus vidas durante cuarenta años. Complots, secuestros, asesinatos, torturas, violencia machista, son algunos ingredientes de esta fantástica novela. Con un estilo descriptivo pero no por ello lento, el autor narra los acontecimientos ocurridos y poco a poco va entrelazando los personajes de ambas tramas, entrando en la psicología de cada uno de ellos. El resultado es una magnífica novela de intriga e investigación, de sentimientos y rencores, de amor y odio, de ambición y dolor, de hipocresía y sobre todo de culpa, una lacra que se transmite de generación en generación, donde los hijos heredan los delitos de los padres y los nietos los de sus abuelos"
 

--> Voir la chronique "Polars" de ce blog... et du même auteur : "La maison des chagrins" et "Toutes les vagues de l'océan"

Arlette Cousture : "Tout là-bas" (Québec)


***** réf. géogr : Québec / Canada  
Genre : Dans l'intimité d'une bourgade au bout du bout du monde
(Ed. Albin Michel, 2003, 170 p.)

Un livre simple, rude et rocailleux comme ce bout de terre « tout là-bas » près du Labrador sur la Côte-Nord du Québec où se déroule l’action.
L’action ?... Ce n’est pas le mot juste : il s’agit plutôt du récit de la (sur)vie quotidienne des familles de ce bourg, qui n’a d’anglophone que le nom d’ailleurs (Harrington Harbour).

Les récits de vie souvent ordinaires, amusants, cocasses même, mais aussi les moments tragiques et les drames enfouis en chacun.

Ici, dans ce petit bout de bourg, doté d'une seule rue et de son fameux trottoir de bois, tout le monde se connaît depuis toujours, et finalement tout le monde forme en quelque sorte une grande famille même si des petits accrocs déchirent parfois le voile de brume…
D’emblée, le lecteur ressent de l’empathie pour cette poignée d’habitants, Luck, Lucy, Manny, Jim Emile… Le roman réserve quelques secrets qui éclateront au grand jour, les plaies se refermeront, le jour se lèvera de nouveau sur ce bout de pays balayé par les embruns et aux paysages si bien décrits par Arlette Cousture.

De cette auteure québecoise, j'avais déjà apprécié le style en lisant "Ces enfants d'ailleurs", et c'est avec un plaisir anticipé que je poursuivrai la découverte de ses autres ouvrages .

Je ne peux que conseiller cette lecture à qui aime le Québec et les récits de villages.

Et tous ceux qui auront vu avec bonheur le film québécois tiré de ce roman : « La Grande Séduction » (réalisé par Jean-François Pouliot) se régaleront encore plus de découvrir le vrai visage des différents personnages. Par « vrai », j’entends plus naturel et moins travaillé que dans le film.

Dans le film, le village d’Harrington Harbour (qui constitue vraiment le lieu du tournage) devient Sainte-Marie-la-Mauderne… 
La communauté villageoise vit essentiellement de l’activité de la pêche, et les temps sont bien difficiles. Le projet d’implantation d’une usine butte hélas sur un obstacle a priori saugrenu mais bien réel : l’absence de médecin sur l’île.
Le maire et ses troupes vont alors monter une opération de grande séduction pour attirer ici dans ce bout du monde un professionnel de santé montréalais passionné de jazz et de cricket ! A chaque visite du candidat pressenti, nous assistons à la conversion de la bourgade québécoise en terrain de cricket avec équipe officielle (quels moments d’hilarité que les passages où les habitants doivent s’échiner à comprendre les règles du cricket !!!).
Un film super drôle !!!

--> Voir mes "Lectures d'Amérique du Nord" ou les pages plus spécifiques "Québec"…

jeudi 30 mai 2013

Space invaders : les p'tits derniers... Et de 10 !

Space Invades Montgeron !
Tout d'abord, stupeur inouiiiiiiie... en découvrant deux space invaders faits maison sur les murs de la cité de La Forêt à Montgeron (banlieue 91).

Les jeunes - je doute que ce soit l'œuvre de papis ! - ont bien travaillé : ces Space sont à la fois élégants et discrets, un clin d'œil sympa en pleine banlieue aux happenings de la capitale !

A part ça, je suis loin de la pêche miraculeuse aux space invaders ces dernières semaines - il faut dire que je ne passe pas mon temps à arpenter les rues de Paris à cette seule fin.
Mais dès que j'ai l'occasion de sortir du quartier, je marche le nez en l'air, les yeux rivés aux murs (ce qui est fort dangereux, je le reconnais, surtout pour les têtes en l'air comme moi ;))).

Space invaders (de haut en bas et de gauche à droite) : métros Buzenval (20e) - Barbès face Cinéma Louxor (18e) - La Villette  (19e) - Pyrénées (19e/20e) - Barbès face Tati (18e) et ville de Montgeron (91)
Bless my latest concerts (Deep Purple @ Paris/Zenith, Jake Bugg and Eels à Paris/Le Trianon) qui m'ont permis de découvrir 3 nouveaux spaces... (1 Boulevard MacDonald à La Villette, et 2 au métro Barbès-Rochechouart).
Les 2 autres pris en photo viennent des métros Buzenval (chouette portrait de Dali sur la pic !) et Pyrénées (superbe station au demeurant).

Mon score est monté à 10 space invaders... Suis encore loin du millier répertorié... Me sens un peu comme Sisyphe... (mais il faut imaginer Sisyphe heureux... Bonne chance en passant à tous les candidats au bac !).

--> Voir la rubrique Street art...

mardi 28 mai 2013

Le grand bonheur du mois de mai... pour une bibliophile

Ce mois de mai 2013 est à marquer d'une pierre blanche : il s'est passé un événement qui me comble de bonheur...
J'ai intégré l'équipe des bénévoles de la bibliothèque du CE du siège où je travaille !!!
"Home" : Les livres envahissent un peu mon bureau...
('y en a aussi au salon, au grenier, à la cave...) 
Un rêve de petite fille qui se réalise...
Évoluer au milieu des livres, des étagères regorgeant de merveilles avec leur cote si affectueuse.
Le petit bonheur de replacer un livre égaré à sa bonne place 2 ou 3 volumes plus loin, avec le sentiment d'accomplir une œuvre noble.
Les joies du classement, du questionnement sur les nouveaux livres à commander, le budget à gérer, le logiciel des emprunts et retours à assimiler. Tout m'intéresse !
Faut-il privilégier un genre ? Peut-on tenter de nouvelles pistes de lecture ?
Mettre en place une liste de nos coups de cœur, écrire de petites chroniques de lecture, afficher les nouveautés...
Ouah, c'est le bonheur. Que de choses à faire autour du livre...
Notre vénérable Établissement Public compte au siège plus de 2000 lecteurs potentiels et notre stock avoisine les 8500 ouvrages (si je m'en tiens aux cotes comptabilisées...) ! Que de belles perspectives...

Et se faire de nouveaux amis bibliophiles au sein de l'équipe de bénévoles, comparer nos lectures, nos goûts, nos habitudes et s'abreuver de leurs préférences de lectures et de leurs coups de cœur, oh que oui, cela ajoute un sens des plus sympathiques aux relations de travail (vivement le prochain comité de pilotage de la bibli et le pot qui l'accompagne !).
Sans compter que la bibli possède un petit fond de CD de musique... pour lequel je sens que je vais vite me bénévoliser aussi ! (faudrait-y pas rock'n'rolliser un peu plus la fonction publique !
--> jetez un œil aux lectures déjà chroniquées sur ce blog

dimanche 26 mai 2013

Lavande papillon, ail ornemental, géraniums vivaces, heuchères : c'est rose et violet !

Ail ornemental
J'ai choisi les tons violets et roses pour illustrer cette semaine toujours tristounette... Mais le jardin ne semble n'en avoir cure et continue son petit bout de chemin, avec de nouvelles fleurs succédant aux précédentes.


Géranium sauvage
et luzerne arborescente
Les aulx se dressent majestueusement au-dessus des géraniums vivaces roses/violets. C'est du plus bel effet.

Quelques pieds de géranium sauvage (le géranium du pauvre, comme l'appelait ma grand-mère Cécile, qui l'appréciait beaucoup - et moi aussi) poussent au beau milieu du buisson de luzerne arborescente avec ses grappes de fleurs jaunes.


Lavande papillon et tuteur coquillage

Ma lavande papillon arbustive est déjà en fleurs en cette 3e semaine de mai (et pourtant vu le temps, je ne l'attendais pas avant l'été...). Sur la photo, un de mes tuteurs "coquillage de Guadeloupe" (que j'ai vernis, car il reste toute l'année dehors).

Heuchères roses

Je dois reconnaître qu'en ce dimanche 26 mai, nous avons eu...du soleil !
Quelle incongruité...
Cela a donc donné lieu à un bal incessant d'abeilles et bourdons, qui ne savaient plus où donner de la tête entre les fleurs des géraniums vivaces roses/violets et les délicates fleurs de mes heuchères roses.
Parfois dans leur précipitation certains s'approchaient des ombelles fleuries (violettes) de l'ail ornemental et rebroussaient vite chemin : l'ail ornemental sent tellement fort que personne ne vient le titiller !























Escargots en plein complot dans ma rocaille...
Allez je vous offre 2 instantanés d'abeilles amoureuses de mes belles heuchères : photos d'autant plus difficiles à prendre que l'heuchère est aussi connue sous le nom de "désespoir du peintre", et par extension, je vous confirme qu'elle constitue mon désespoir absolu de photographe !

Et pour finir cette semaine fleurie, au milieu de ces beautés, qu'aperçois-je : un conciliabule d'ennemis, des gastéropodes petits-gris (je pense voir un bourrelet blanc, donc cela écarte le gros-gris...).
Les chameaux  allaient se préparer une belle dégustation dans ma petite rocaille pleine de pousses de succulentes. Sans vergogne ! Ils sont vite allés voir ce qui se passe dans les taillis de l'autre côté du mur !

Leif Davidsen : "La chanteuse russe - Le danois serbe - L'ennemi dans le miroir" (polars)

Un polar à Moscou sur fond de Springsteen
(affiche métro Paris du Springsteen 2013 Tour )
La chanteuse russe ***** 1988 - Réf. géogr : Danemark / Russie - Genre : polar inlachable
Jack Andersen, diplomate danois en poste à Moscou est passionné par la Russie, mais n'a pas le profil traditionnel du diplomate occidental. Quand Sonia, une secrétaire de l’Ambassade, est retrouvée morte, Jack va mener son enquête personnelle. Il va croiser en chemin Lili, la soeur de la petite amie de Sonia, retrouvée morte elle-aussi. Lili chante des chansons à 2 sous dans un cabaret pour gagner sa pitance, mais sa passion pour la musique va bien au-delà. Lili est la "chanteuse russe"... elle aime Bruce Springsteen. Jack aussi. [moi-t'aussi !]

Nous sommes en 1985,  encore en "URSS", et à la veille de la mort de Tchernenko. (je me permets une citation un peu ironique (ah bon ?) de Libération : "L'URSS vous présente ses meilleurs vieux", relue récemment dans Limonov d'E. Carrère, car Tchernenko venait de succéder à Andropov qui venait de succéder à un Brejnev impotent...).
Le roman  de Léif Davidsen, écrit en 1988, évoque le quotidien soviétique oppressant, la corruption, la surveillance, les "accidents de personnes" inexpliqués...
J'avais lu le livre en oct. 2008 dans la très jolie édition Gaïa, aux pages roses...
4e de couverture : "Dans une chambre de Moscou, on découvre les corps de Sonia, employée de l'ambassade du Danemark, et de Véra, une prostituée russe, dans des circonstances qui ne laissent aucun doute quant aux jeux érotiques qui ont précédé leur mort. Autour d'elles : des vidéos pornos et des dollars - pièces à conviction des 2 plus graves délits reconnus par le régime en place.
Jack Andersen, le diplomate danois, ne croit pas à la thèse de l'accident suivi d'un suicide qui est rapidement avancée. Son ambassade comme les dirigeants soviétiques ont en effet tout intérêt à enterrer l'affaire, même si une assiette en trop permet d'imaginer que les deux femmes n'étaient pas seules dans l'appartement.
La quarantaine désabusée, pour penser à autre chose qu'à son divorce imminent, Jack commence une enquête qu'il croit discrète... Dans la grande tradition du roman d'espionnage, option déliquescence de l'empire soviétique, La Chanteuse russe propose une plongée aussi réaliste qu'oppressante dans le quotidien moscovite, des sous-sols mafieux aux moquettes d'ambassades." (Ed. Actes Sud, 2011).

Un extrait :
« Des serveurs, de beaux couverts et un menu d’une aune de long dont on a parfois la chance de pouvoir commander jusqu’au tiers des plats proposés». Il y avait foule de gens sur la place Pouchkine. Je voyais onduler les vagues des bonnets de fourrure. Les piétons se bousculaient pour descendre la rue Gorki.
(…) Pouchkine contemplait le spectacle du haut de son socle. »

Le Danois serbe ***** 1996
Réf. pays : Danemark / Serbie / Bosnie / Ex-Yougoslavie
Tout aussi prenant que la chanteuse russe. Suspense, sueurs froides sur fond de géopolitique internationale. Je recommande !!!
"Per Toftlund se doute que la venue de Sara Santanda à Copenhague ne sera pas de tout repos. La jeune femme, équivalent féminin de Salman Rushdie, est sous le coup d'une fatwa lancée par les autorités religieuses d'Iran. Sa tête est mise à prix. Les politiques ne veulent pas la rencontrer. La protection se fait sans grands moyens. Toftlund doit éviter l'attentat et gérer 24 heures de danger permanent alors que des fuites annoncent la présence d'un professionnel de la pire espèce.
Un contrat. Un isolé. Un homme jeune, blond, qui se fait appeler Vuk. Un homme qui, à 17 ans, a quitté le Danemark et des études brillantes pour revenir en Bosnie avec ses parents. Un Serbe qui a vu les siens massacrés d'horrible manière par des voisins et amis avant de devenir à son tour, traumatisé, harcelé de cauchemars, un impitoyable tueur. Il est l'homme idéal, il parle la langue, il est indétectable : il est le Danois serbe."  (4e de couverture Ed Folio, trad. M. Christiansen)

L'ennemi dans le miroir ***** 2004

Réf. géogr. : Danemark / Etats-Unis / Ex-Yougoslavie
Vous avez lu Le Danois serbe ? Voici la suite, haletante, inattendue, émouvante à ses heures, qui nous rapproche du personnage du Danois serbe...
Que dire de plus : un vrai page-turner...
"John Ericsson rentre du désert de Death Valley, Arizona, après une semaine passée à jouer au guide de survie pour touristes japonais argentés. Il se réjouit de retrouver femme et enfants dans sa petite maison d'Américain moyen.
Sauf que nous sommes le 11 septembre 2001 et que plus rien ne sera comme avant.
Sauf que John n'est pas américain. Il est Vuk, le Danois serbe, ancien mercenaire avec un mandat d'arrêt international aux fesses. Les services secrets occidentaux se liguent contre le terrorisme islamiste, y compris le Danois Per Toftlund, en pleine crise conjugale. Quant à Vuk, il n'a plus le choix et vend sa liberté contre une dernière mission." (4e de couverture Ed Folio, trad. M. Christiansen)
Bio express : Leif Davidsen est un écrivain danois né en 1950. Il a travaillé comme journaliste dès 1976 et fut notamment correspondant à Moscou, reporter dans les pays de l'Est pour Radio Danemark et rédacteur d'informations à la télévision.
--> Voir aussi la rubrique "POLARS" sur ce blog et celle des "LIVRES NORDIQUES" (dans laquelle il y a beaucoup de "polars" !)

Une coccinelle orange à 14 points blancs, enfin !

Hier je me plaignais de ne plus rencontrer de coccinelles au jardin (cliquez ici !)...

J'ai été entendue ! Puisque ce matin, j'ai observé une jolie coccinelle orange à 14 points blancs (soit 7 taches claires sur chaque élytre) posée su une feuille de framboisier.

Il s'agit de demoiselle Calvia quatuordecimguttata (en anglais : cream-spot ladybird). C'est une espèce commune, je ne l'avais pourtant pas encore repérée...
Dans son "jardin virtuel", Minouche précise que la Calvia quatuordecimguttata est une "coccinelle univoltine (une seule génération par an) dont les larves se développent au printemps - Celles-ci sont relativement polyphages et se nourrissent de psylles, de cicadelles, de chrysomèles et de pucerons" (j'espère qu'elle aura trouvé son content de bestioles).



 Larves de cicadelles et crachat de coucou
 Et puisque j'ai évoqué le mot cicadelle (une bestiole qui pompe la sève des plantes), l'une d'entre elles m'a laissé trace de son passage sur une de mes ancolies chéries : C'est ce qu'on appelle du "crachat de coucou" ou "écume de printemps" (trop joli pour ce que c'est !).
Larve de cicadelle

Kezaco ? "un mélange de cire et d'urine des larves de cicadelles, dans lequel elles ont insufflé de l'air pour qu'il mousse, ce qui les protège de la déshydratation et des prédateurs" (in "Les petits animaux des bois et forêts").
Regardez bien la photo, car je m'en vais de ce pas nettoyer ma tige d'ancolie de son écume de printemps !

Et pour la peine, je rajoute 2 clichés de ce même pied d'ancolie proie des cicadelles, aux si élégantes fleurs rose saumon. Allez chère cocci calvia quatuordecimguttata, abandonne le framboisier et viens faire un tour du côté des ancolies !

--> Voir la rubrique "coccinelles / Ladybugs" de ce blog ... et la page des "Habitants de mon jardin" 

samedi 25 mai 2013

Catherine Cusset : "Indigo" (Inde)... bof

Ma tunique "indigo" (qui déteint à mort)
un Club des 5 en Inde sauvé du grenier
une coupelle dorée offerte par un ami indien
les playmobils/legos des garçons
(dont le vilain chien d 'attaque)
et le Indigo de C. Cusset !
***** Réf. Géogr. France / Inde (2013) – Genre : Le Club des Cinq [grands intellos] dans le Kerala
(Gallimard, 2013, 512 p.)
 

L'écrivaine Catherine Cusset occupe une place de choix dans mon panthéon des livres avec 2 romans que je considère comme indispensables à mon espace littéraire : Le problème avec Jane, et Un brillant avenir.

Je me pourléchais donc les babines à propos de ce nouveau roman qui en plus promettait des effluves exotiques de l'Inde du Kerala. Tout pour me plaire, avec de surcroît des critiques fort enthousiastes !

Ben, ch'suis un peu gênée d'écrire, face à la Grande Catherine, que son roman Indigo ne fera pas date dans mes lectures. Je lui donne deux mois pour plonger dans l'oubli de la trame et des personnages.
Le style m’a déçue… j’ai trouvé l’écriture ordinaire, le comble pour un récit axé sur un festival de littérature…
Ex. "Elle ouvrit son paquet pour en extraire une cigarette. Il approcha le briquet de son visage. Le serveur apporta l’addition. Roland la régla. Srikala secoua la tête." /p.183)

"Il s'était enfui pour survivre, pour échapper au pot de colle néantisant qu'elle était, pour ne pas être englouti par sa nullité gluante". /p.207 : cette phrase m'a laissée pantoise, no comment.

Je me suis hélas vite emmêlée les pédales parmi les personnages (notamment féminins : je confondis rapidement Charlotte et Géraldine), car je n'avais pas réalisé que le livre alternait les chapitres « Charlotte / Roland / Géraldine » (ce que j'ai découvert en tournant la dernière page et tombant sur la toute simple table des matières).
D'où mon humble conseil suite à une récente formation en lecture rapide (hélas mise à mal au cours de cette lecture !) : se référer à la table des matières avant d'entamer le livre - merci Coach Isa...
Bon tout de même quelques moments sympathiques, l'attaque des chiens sur la plage, la description des festivals culturels portés parfois vainement par les Alliances Françaises de par le monde, comment choisir un châle pachmina (on vole très haut !), quelques instantanés de la vie quotidienne de la population indienne.. Cela est loin de transformer l'essai en livre de chevet.
Et puis une agréable description du paradis tel qu'il existe en Inde et peut-être partout :
"Au réveil, le jour tombait sur les eaux vertes. Sortant de l’enchevêtrement des canaux, ils avaient débouché sur une vaste étendue d’eau que traversaient au même moment des centaines de canards bruns poussaient par des indiens dans deux petites barques. A l’horizon, le ciel et la rivière se rejoignaient dans une sorte de brouillard bleuté. Il était difficile de se représenter le paradis sous une autre forme. (p. 160)"

 Vers la fin, une phrase du livre m'a soudain  et enfin interpellée alors que je venais de terminer les deux opus du Cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon... :
Raphael expliquant à Géraldine la réalité de la vie d'écrivain, il habite dans une "chambre de bonne du Ve dans un 32 m2 derrière le Père-Lachaise depuis 20 ans. Voilà ma vie. Sans autre aventure que celle des livres." (p.285)


Un des mes rares points d'attention cependant : Pourquoi ce titre "INDIGO" (au demeurant si poétique) ?

- "La vision du grand-père faisant ses mots-croisés : (…) "couleur du ciel avant l’orage… ? Elle s’était penchée par-dessus son épaule, avait vu le I et le G. "Indigo !". Son grand-père ronchonnait : "N’importe quoi. Le ciel est gris-noir avant l’orage – Chez nous [en Inde], pépé, il est bleu-violet. Tu verras, s’il y a un orage quand tu viens." (p.280)

- "(...) Raphaël était aussi coquet que Roland. Renata (...) le complimenta sur sa couleur : "Indigo, c'est ça ? - Je crois - c'est son adieu à l'Inde, dit Roland. Inde, I go ! " (p.231)
 
De fait, le roman a eu le mérite de m'interroger quant à ce terme indigo... (osé-je préciser que j'avais en son temps suivi avec passion la série "Terre Indigo" avec F. Huster et C. Reali...).

D'après mon proche compagnon Wiki, l'indigo est une couleur qui se situe entre le bleu et le violet dans l'arc-en-ciel. En pratique, l'œil humain le distingue difficilement des autres tons de bleu et de violet. La couleur indigo a été ajoutée par Isaac Newton après qu'il a décomposé avec un prisme la lumière visible qui est en réalité un continuum de fréquences. En fait, les couleurs qu'il a appelées bleu et indigo (cæruleus et indicus en latin) étaient plutôt le cyan et le bleu d’aujourd’hui. [NB : j'ai hésité en retenant ma tunique "indigo" en soie pour le fond de la photo, mais je pense qu'il s'agit d'un juste indigo !].
Le bleu indigo véritable (NB1) est à l'origine dérivé de la guède, plante tinctoriale aussi appelée Pastel des teinturiers, aux grappes de fleurs à pétales jaunes. Ce sont les feuilles qui sont récoltées pour la production de teinture." (source : Wikipédia)

--> Voir mes chroniques de livres sur ce blog, et la page sur les lectures d'Asie...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...