lundi 20 mai 2013

Paul Jacoulet : un artiste voyageur en Micronésie


Jolie expo sur "L'univers flottant de Paul JACOULET" au musée du Quai Branly

Je ne connaissais pas cet artiste français (1896/1960) qui a passé quasiment toute sa vie au Japon. L'affiche de son estampe "Le nautilus" dans le métro avait retenu mon attention, montrant un jeune homme buvant dans un magnifique coquillage, dans des couleurs lumineuses et un environnement paradisiaque (;=)).

L'expo m'a comblée : des aquarelles ou gravures d'une finesse exquise, aux couleurs chatoyantes, vives et vivantes, au trait précis esquissant des visages sereins, heureux, enjoués, ou plus sérieux et rêveurs, au milieu d'une nature merveilleuse, fleurs tropicales comme les anthuriums et  les  orchidées, papillons... Le monde de Gauguin mais, oserais-je dire, en plus raffiné.

Paul Jacoulet a, enfant, intégré une école japonaise et consacrera sa carrière à la peinture, tandis qu'il s'adonnera pour le plaisir à la calligraphie, à la musique, et à la collection de... 30.000 papillons !

Cet artiste français est attaché à la tradition de l'estampe japonaise (ukiyo-e : terme japonais signifiant « image du monde flottant ») de l'époque Edo (1603-1868), célèbre pour ses représentations de kimono et de la simple vie quotidienne et la recherche du trait vivant.  (NB : un film sur cette technique est projeté en salle).
Au cours de ses voyages en Asie (Chine, Corée, Mongolie, îles du Pacifique sud, etc.), il a porté un regard ethnographique et artistique et portraits et scènes de la vie quotidienne, qui constituent des "témoignages de mondes lointains sur un mode à la fois poétique et documentaire".

Photos de tableaux (entiers ou détails) de l'expo Paul Jacoulet au Quai Branly - 2013

Parmi les tableaux que j'ai particulièrement appréciés dans cette exposition (légendes de gauche à droite et de haut en bas) :

- La confidence, série Princesses royales chinoises, 1942 [1e photo]
- Le bocal de poissons rouges, Chine, 1942 [2e photo]
- Vieil Aïno, Chikabumi, Hokkaido, Japon - octobre 1950  [3e photo]
- Vent du Nord, Corée, juillet 1953  [4e photo] - "Les premiers froids soufflant de Sibérie annoncent l'hiver. Une dame coréenne retient sa coiffe en satin noir broché, sous la ruée du vent. Le ruban de son boléro est orné de nuages blancs. Des svastikas perlés décorent la jupe blanche papier. Des feuilles d'argent volent au vent. Les montagnes de Séoul, déjà enneigées, se détachent sur un ciel gris."
- L'étoile de Gobi, mongole, janvier 1951  [5e photo] - "Une riche dame mongole vient de rentrer dans sa yourte. Elle se désole d'avoir cassé son beau collier en jades et turquoises, dont elle tient un morceau à la main. Son vêtement noir est orné de pivoines bleu gammé, rehaussées d'or, sur lequel est posé un gilet également noir décoré de nuages violets et argent. au revers des manches des svastikas, croix bouddhiques, or et platine. Sur la poitrine une grosse broche de corail et pierres précieuses. La jeune femme porte une couronne d'argent. Les nattes de sa chevelure sont ensachées de noir et jaune citron à gaufrures, brochées de fleurs stylisées. La nuit va tomber sur le désert de sable, le ciel s'assombrit où volent des vautours, seule brille encore "l'étoile de Gobi". Gravure dédiée au Président Vincent Auriol."
- Les jades  [6e photo]
- Portrait of a Chamarro Woman, green, déc. 1954  [7e photo]
"Le rendu des détails, les effets de transparence et l'harmonie des couleurs traduisent bien ici l'élégance du personnage soucieux de son apparence"
- ?  [8e photo]
- Orchidées blanches, [9e photo]
- ? [10e photo]
- Runabai et Mio, élégants tatoués de Rull à Yap, Ouest Carolines, 1942  [11e photo]
- Danse d’Okesa, Sado, Japon  [12e photo]


P. Jacoulet : détails insectes et papillons
Je me suis aussi régalée des reproductions de papillons et insectes dans l'univers de Paul Jacoulet.


Il était précisé que l'artiste collectionneur avait parfois introduit des espèces non indigènes dans ses tableaux, mais je réserve ce constat aux experts entomologistes...
J'aimerais quand même essayer d'identifier cette énorme araignée tisseuse aux pattes roses et corps noir.


Quelques légendes des tableaux (détails)  - de haut en bas et de gauche à droite :
- Jeune homme de Faïs tatoué, Ouest Carolines, 1935 [photo 3]

- Jeune indigène d'Oléaï, Série Papillons, Ouest Carolines, 1935 [photo 4]
- Papillons Tropiques 1939 [photo 7]
- Ornithoptera Lydius (papillon), mers du Sud, 1936 [photo 9]

- Fleurs des îles lointaines, Mers du Sud, 1940 [photo 10]

L'exposition se termine par la présentation d'objets personnels de l'artiste : pinceaux, crayons, petits godets de peinture, cartes de visite et photos.
J'ai quasiment attendu les derniers jours de cette expo pour m'y rendre, en faisant preuve d'un incommensurable (NB : 1e occurrence de ce mot ds mon blog !) effort de volonté car le temps m'était compté. Je me suis cependant remémorée la culpabilité que je ressens toujours d'avoir laissé courir l'expo sur Mary Cassat, celle sur le Street Art et mon cher Space Invader au musée de la Poste, celle plus ancienne sur mon idole Klimt.
Donc finies les procrastinations : en profiter tant qu'il est encore temps ! Ce que je vais m'empresser d'appliquer pour Marie Laurencin avant que toutes les œuvres exceptionnellement réunies ne repartent... au Japon où elles sont conservées !
Tiens tiens, encore le Japon !
En ce moment, j'ai l'impression de suivre un fil conducteur japonisant, après les expos Hiroshige / L'art du Voyage ; Van Gogh / Rêves de Japon, et la biographie romancée de Hokusai...

--> voir la rubrique "Expos" du blog...

lundi 13 mai 2013

EELS : fin de concert surréaliste ! sans lumière et matos...

Lights out - 3e rappel sans projecteurs,
à la seule lumière du lustre rococo

I'm your Brave Little Soldier

Pas fini de parler de ce concert de EELS à Paris (sublime salle du Trianon) le 25 avril dernier !

C'est la première fois, dans l'absolu, pour F. et bibi, que nous assistons à un rappel aussi surréaliste !


La scène était en cours de démontage, y'avait plus de projecteurs, et le matos était en partie remballé !!!
Il fallait le voir pour le croire, surréaliste, hallucinant !

Mr E's Beautiful Blues
Déjà, Mr. E. et son groupe nous ont transportés de joie avec 2 rappels. 


En 1er rappel, 3 morceaux bien coulés et pêchus :  
- I'm Your Brave Little Soldier (bonus track from Wonderful Glorious, 2013)
- puis un mix de  My Beloved Monster (Beautiful Freak, 1996) /  Mr. E's Beautiful Blues (Daisies of the Galaxy, 2000)

Suite à quoi, le Eels Band remercie so sympathiquement sa French audience and then escapes en coulisses...
Les lumières s'estompent...
On n'y croit qu'un peu... mais des fois que... et si... allons voyons... maybe... Dear God, pleaaaaase !!!!
Certains fans (no names !) restent scotchés et "inversement proportionnellement", hurlent et tapent des mains et des pieds et chantonnent même "Seven Nation Army" pour faire revenir le Band on stage...  And it works !!!!
Le matos est déjà en partie remballé... 'y a plus de projecteurs... et les roadies font les fous !

Prizefighter
So second encore (2e rappel) : Stick Together (Wonderful, Glorious, 2013)

Après cela, d'après mes calculs sur place, on en est à 21 morceaux... (Voui... Je me promène en concert avec : Appareil photo (my one and only Panasonic Lumix et sa batterie de rechange + moult SD cards + Feuilles + Stylo + bouteille d'eau de survie + sac à main  (NDLR : méga allégé le sac coz attaques RER D !) + cartable du boulot + blouson chaud pour voyage retour + écharpe + kleenex etc.)  : il me faut mon matos aussi pour lister la setlist "live"... 

Finally, seems like this is the end of the Eels show...
Part of the audience (2nd floor at least) has already left, going down this beautiful Trianon staircase to the floor - Yet many people are sharing special moments of the show, singing and hoping it could last some more...
When suddenly... Is it true ?
Yeah, we can hear a bit of a drum, bit of a guitar and voice(s) and sound of music !!!!!!!!!!!!!!!
Oh Well Fleetwood Mac cover
Yeah !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Eh oui, nom d'un beau teckel : lumières éteintes, au milieu des roadies se frayant un chemin entre les câbles, le matos à moitié remballé, partie du public déjà évacuée...
Soudain le Band revient sur scène (y'a même plus de scène !) et entame le 3e rappel dans la semi-obscurité : surréaliste !!!  

Deux morceaux bien déjantés pour finir en beauté et comblés ce super concert : Open my present & Go Eels (vidéo ci-dessous, je sais, ça manque vraiment de lumière ! on a fait avec les moyens du bord)
                              
                                Vidéo du rappel ultime : Open my Present & Go Eels

Sacré E. et sacrés Eels ! Même moi j'avais remballé l'appareil photo et étais en train de quitter la salle... quel volte-face soudain pour se ruer à nouveau inside ! Naughty boys !
Tremendous !!!! Goddamn right 't was a beautiful day, uh uh !!!
Dear Everett and crew, on sera de nouveau là on your next venue. Oh yeah ! So wonderful and glorious.

--> voir aussi Prendre des photos avec un compact numérique en concert
--> et ma rubrique Ziquemu !!!

dimanche 12 mai 2013

Zoé Shepard : "Ta carrière est finie !"


***** Réf géogr : France - Genre : Suite version au placard de... Absolument dé-bor-dée ou  le paradoxe du fonctionnaire   (Albin Michel, 2012, 295 p.)
Le retour de Zoé, alias Aurélie Boullet dans la vraie vie, après son année de congé sabbatique.
Un regret liminaire : que le livre n'aborde pas du tout cette année passée au Sénégal dans le cadre d'une mission humanitaire. Raison probable à cela : l'auteur n'aborde jamais sa vie personnelle dans ses deux romans, consacrant toute sa verve à décrire sa vie professionnelle. Lire Zoé Shepard, ce n'est pas tout-à-fait embarquer à bord du journal de Bridget Jones ! mais certaines situations valent leur pesant de rigolade ou  de consternation face à ces révélations de ce qu'il y a derrière le miroir de nos élus.
Nous retrouvons les personnages croisés dans Absolument dé-bor-dée. J'y ajoute ceux qui m'avaient échappé dans ma 1ere chronique : Communicator, Géant Vert, et le nouveau Directeur des relations internationales : The Gentleman (le pauvre, il va vite en revenir...). 

Notre Zoé relate dans ce second opus sa "placardisation (Pla.kaʁ.di.za.sjɔ͂) : n.f. du lat. placibilitas : clémence et arduus : difficile - Résultat de la crise d'autoritarisme d'un chefaillon frustré consistant à mettre à l'écart tout salarié qui n'exécute pas béatement ses ordres imbéciles." (NB : Chère Zoé, imagines-tu le temps que j'ai passé à trouver les caractères spéciaux pour la transcription phonétique Pla.kaʁ.di.za.sjɔ͂ ... mais c'est pour la bonne cause).
En filigrane d'une narration au second degré jamais à court de cocasseries ou de bons mots, pointent les stigmates du harcèlement moral que va subir Zoé, peu à peu dépossédée de ses dossiers, rendue inutile, moquée, et placardisée.
Les dossiers sur lesquels Zoé a encore le droit de collaborer sont les plus ennuyeux, ou ceux bourrés de tracasseries, ceux dont personne ne veut.
Ainsi, la soudaine lubie (tellement fashion !) de Fred l'élu en charge du protocole qui décide de transformer une vieille annexe... en maison "SECS" (solidaire, écologique, citoyenne et sociale),  vitrine internationale du développement durable de la municipalité. Peu importe le budget, les normes, l'intérêt aux yeux des habitants de la ville, la priorité... seule compte l'esbroufe.
Autre dossier : la préparation de la visite d'une délégation d'élus de la collectivité et de chefs d'entreprise - tous frais payés par le contribuable bien sûr - pour participer aux Assises de la coopération décentralisée et du développement durable à Nairobi. Là, nous avons droit à des moments grandioses : inculture consternante des élus, gabegie des deniers publics, tourisme avec safari inclus aux frais de la princesse, interventions bidons lors des colloques, beuveries post-conférences. Hélas, il y a tellement de vrai dans ce que narre Zoé.
Certains passages m'ont laissée plus dubitative face à autant d'incompétence : Coconne la secrétaire qui porte bien son (sur)nom a jeté dans la poubelle des papiers recyclables la chemise comportant la trentaine de passeports de la délégation... Et la petite équipe de fouiller les poubelles au sous-sol pour retrouver les documents...
La délégation française : totalement inculte quant au continent africain, ce qui ne laisse pas de stupéfier notre pauvre Ambassadeur.
C'est toujours écrit avec humour et second degré, mais la recette de ce 2e opus a moins bien pris que le 1er récit. L'effet de nouveauté s'était estompé.
Pourtant, le récit de la mise au placard de Zoé est prégnant.
Mais il n'a pas la force du récit, sur le même triste thème, percutant et désarmant des Heures souterraines de Delphine de Vigan. 
En effet, ces deux écrivaines brossent le portrait de deux femmes confrontées à une situation de harcèlement moral au travail, progressivement placardisées, vivant l'angoisse dès le petit matin de se demander à quoi bon se lever et se rendre au travail si c'est pour ne plus gérer de dossiers à la mesure de leurs compétences, de voir ses dossiers récupérer par un(e) intrigant(e) qui prend la main sur tout et s'éclate sans vergogne, se sentir soudain devenue totalement incompétente et inutile, useless.
Se forcer à se rendre au travail même si on n'a plus de responsabilités, pourquoi ? parce que sinon c'est la faute que cherche à tout prix le manager pour vous jeter. Le pain bénit. Alors y aller la mort dans l'âme, oui.
Se demander, une fois parvenue à son poste de travail, que faire qui ne finisse pas en matière à reproche, en boomerang de faute au dossier.
Essayer tout simplement de rester la tête hors de l'eau pendant que la hiérarchie vous l'enfonce : dur, intenable, invivable.
Zoé est forte, elle s'accroche et l'on ne peut que la soutenir dans son cauchemar. 

NB : je dédie cette p'tite chronique à mes ami(e)s de l'IEP Paris, en nos vertes années incluant l'abominable AP juste après après le bac, les deux infernales années suivantes, l'épreuve du diplôme, la prep-ENA...
Pas une partie de plaisir, mais avec le recul quelle dévotion aux révisions, et à la cause du Service Public...
Alors coucou les Valérie(s) D. et L., Gwénaëlle, Dominique L. et tou(te)s les autres compagnons de souffrance et éclate. Quelle capacité de résistance au stress nous avions... On l'a bien mérité ce sacré diplôme ! Cher Daniel B. tout là-haut, je pense souvent à toi.
Et tant que j'y suis : coucou à l'un de mes jeunes maîtres de conf' d'alors, fascinant et si proche de ses élèves, the one and only Guillaume Pépy ! Ah qu'il a su faire grandir la flamme du SP en nous.


Morceaux choisis :
  • "Notre DRH ne réalise sans doute pas qu'après 8 années d'études passées à rêver de servir l'intérêt général, se retrouver dans un no work's land ponctué de réunions stériles et à rendre des notes jamais lues est tout simplement invivable. Et que quitter temporairement la mairie était la dernière étape avant le pétage en plombs en règle." (p.10) 
  •  Au sujet de la grande mode des nouveaux managers de transformer l'appellation des services :
    "Après la brillante transformation de l'AIE (Affaires internationales et européennes) en DIE (Direction internationale et européenne), Simplet n'en est pas resté là : tous les services sont passés à la moulinette et la note qu'il me tend m'apprend donc que les affaires européennes ont été rebaptisées Pôle Union européenne et que les Affaires internationales s'appelleront désormais Pôle international service. PUE et PIS. Même dans mes rêves les plus démoniaques, je n'aurais jamais envisagé ça. Si ces nouvelles appellations ne changent en rien ce qui est fait dans les services - pas grand chose -, elles ne laissent aucun doute sur le degré de mégalomanie de leur directeur. L'occupation favorite de Simplet - s'écouter expliquer que la modernisation d'un service passe par son changement de nom (...)". (p.19) 
  • "- C'est ça, soupire la nouvelle recrue qui se tourne vers moi et, apercevant le "Canard enchaîné" étalé sur mon clavier d'ordinateur demande : Vous êtes occupée ?
    - Je prends du recul par rapport à mon travail." (p.35)
     
  • "Les jours où je veux vraiment voir la vie du bon côté, je me dis que placer deux agents pour un unique poste permet de réduire le chômage. Le reste du temps voir un tel gâchis des deniers publics me navre." (p.53) 
  • "- Ce qui fédère le mieux un groupe, c'est un ennemi commun. (...)- Je ne peux pas critiquer Nicolas Baudet, c'est mon supérieur hiérarchique.- Qui vous parle de critiquer Simplet ? Non, ici, l'ennemi commun c'est la photocopieuse- Un peu restreint comme sujet de conversation, non ?- Pas nécessairement, elle fait aussi scanner, trieuse, impression couleurs et la plupart du temps rien ne marche. croyez-moi, critiquer la photocopieuse est le meilleur moyen de vous intégrer. Et déverser toute votre diatribe devant la machine à café vous fera gagner des points supplémentaires." (p.78)
Le harcèlement moral via le retrait des dossiers habituellement traités :
  • Zoé : "- Monsieur Baudet, je souhaiterais vous parler du dossier Chine qui, de toute évidence, m'a été retiré sans que...- Ça suffit, me coupe Alix [NDLR : Alix est une pétasse jalouse et moins diplômée, qui a mis Zoé sur la touche et se charge de récupérer ses dossiers les plus intéressants]. Tu te permets d'arriver en retard, donc tu ne vas pas en plus nous harceler avec tes problèmes existentiels ! conclut-elle avant d'entraîner Simplet vers son bureau." (p.115) 
  • "Se sentir mal au travail n'est pas l'apanage des catégories C ni des salariés en burn-out. Trimer comme un âne pour décrocher un concours puis arriver dans un no work's land et se faire mettre plus bas que terre toute la journée par une bande de nullités ravies d'exercer leur pouvoir démolit tout autant. (...) Mon bilan de la semaine est comparable à celui de la VIE en Chine: nul. J'ai vaguement synthétisé un rapport parlementaire afin que ma semaine comporte quelques activités reliées à ma fiche de poste et suis occupée à arracher des dalles de moquette lorsque The Gentleman débarque dans mon antre, surexcité (...)." (p.145)
 --> Voir aussi mes chroniques de lecture tous genres tous pays... et la page que je construis petit à petit sur mes romans préférés...

dimanche 5 mai 2013

Un jardin un peu toufou (touffu + foufou !) bien à mon goût

Une mésange (artisanat du Zimbabwe), survole euphorbes et lunaires
Par de ci-de là, mon jardin affiche parfois selon son humeur une petite allure brouillonne ou forêt vierge.

Ça me plaît !

Les plantes s'installent et se ressèment où bon leur semble, et dans des endroits même incongrus (en bon milieu de l'allée de graviers : que de roses trémières, luzerne arborescente, giroflées, camomille, myosotis etc.).

Parfois je les déplace par la force des choses, sinon nous ne pourrions plus faire un pas.
Quand je manque un peu de temps pour ordonner le jardin, eh bien la nature s'en donne à coeur joie et c'est un méli-mélo de couleurs, variétés, espèces... qui se succèdent à chaque saison.
Tulipes et giroflées (fin mars)
Lors de notre récente visite de l'expo du peintre et architecte autrichien Hundertwasser à Paris, j'ai redécouvert (ce que j'avais oublié) son amour de la nature à l'état de nature, non cadrée, recadrée, décadrée, désencadrée par l'homme.

Tulipes, muscaris, euphorbes naines
Géranium vivace, giroflées, tulipes
"Quand Dieu créa la terre, il a vu que la nature était imparfaite. Aussi créa-t-il le jardinier. (C'est un sarcasme). Le jardinier est comme l'architecte : il détruit la nature. L'homme doit remettre la végétation spontanée dans son droit. (...)
Il faut se laisser recréer par elles-mêmes les barrières de beauté.

Une barrière de beauté est faite par des irrégularités non maîtrisées, non contrôlées par l'homme."
(in F. Mathey, Hundertwasser, Flammarion, 1986, p.72)

Ci-dessous, vue (un peu dans l'esprit de Hundertwasser), d'un coin du fond du jardin masquant le bac à compost, où les plantes s'en donnent à coeur joie :
les lunaires (monnaies du pape) et leurs fleurs violettes poussent en arrière-plan, au milieu de mahonias, et de giroflées jaunes et d'autres sublimes giroflées orange foncé.
En premier plan s'élancent les grandes tiges et ombelles jaune citron des euphorbes.
A gauche, on entrevoit une belle "pousse" d'achillées (les feuillages dentelés hauts d'une dizaine de cm).  

Au tout 1er plan, photo de gauche, superbe touffe de géraniums sanguins provenant d'un petit rejet dormellois offert par ma mère. Et à la droite de cette végétation touffue, ne figurent pas sur la photo les jeunes touffes vaporeuses de mes chers fenouils associés à mes braves roses trémières. Vive la joyeuse diversité !

--> Voir la rubrique "jardin" du blog

Un super clip : Where are my Dollars ?

Pour les amateurs de musique et de vidéo-clip, voici un super clip réalisé par HJD, le frère de mon amie Valérie... Et la chanson de Randy Mandy est très prenante aussi.
 
Lien vers le clip : http://vimeo.com/41803491
 
C'est, dois-je admettre, grâce à mon propre fiston qui suit l'option cinéma au lycée, que j'ai compris le pourquoi du grand écran vert en arrière-plan du clip !
Depuis je ne me lasse pas de regarder et d'essayer d'imaginer tout ce qui pourrait se passer derrière cette sage jeune fille, quand elle reste si délicieusement immobile.
Mais quand elle entre en furie, je me suis fait ma petite idée en pensant à Tippi Hedren attaquée par les Oiseaux d'Hitchcok, et c'est tellement évident de les imaginer s'accrocher à la pauvre jeune femme. Bonne actrice au demeurant !!!

Super clip, très original, bravo HJD !!!

--> voir la rubrique "Musique" du blog ...

samedi 4 mai 2013

Arbres en fleurs, féérie de blancs, de jaunes et de lilas violet

Les arbres fruitiers étaient couverts de fleurs blanches, qui commencent à faner.

 Je pense que le mirabellier va bien donner cette année !

 Le pommier est encore jeune, donc il avait exposé avec parcimonie ses néanmoins jolies fleurs.

Tandis que le jardin est "en-va-hi" d'arbres à coings (pour ne pas dire cognassiers), qui se ressèment partout. Certes, au printemps, ses fleurs sont superbes, mais le problème, c'est que nous ne consommons pas les coings. Donc à l'automne, la corvée (bibi of course) est de ramasser les fruits tombés, ou de couper ceux pourris sur l'arbre...

Quant au cerisier (cerises anglaises) offert par nos amis Guy et Maud (hello there in Dubai !), il a l'avantage de nous offrir de belles fleurs, mais nous avons dû profiter en quelques années de deux cerises maximum. et pas encore mûres, sinon c'aurait été zéro.
A qui la faute ? 
A ces gangs d'étourneaux qui s'abattent en quelques minutes sur le pauvre arbre et dévorent tout. Restent quelques queues avec parfois un noyau encore accroché...
Corête du Japon

Je laisse là les arbres fruitiers...
et je passe aux autres pépites actuelles du jardin (toujours en arbres ou arbustes) : jaune et violet à foison !

Nos corêtes du Japon font un feu d'artifice de pompons jaunes. Ils sont plantés en bas de la terrasse et depuis la terrasse, nous avons vue sur cet océan de pompons jaunes d'un côté et de l'autre sur les lilas (cf. petite photo ci-dessous).

Les corêtes sont magnifiques, et la floraison dure jusqu'en été, suivie d'une nouvelle floraison qui se poursuit largement jusqu'en décembre !

Quant aux lilas, ça y est, c'est parti pour 3 de mes spécimens ! du violet pâle (je permets de qualifier ce vieil arbre de quelque peu dégénéré...) aux tons les plus foncés et grappes merveilleusement odorantes.

Alors je ne veux pas de mal aux lilas, mais quelle plaie que tous ces rejets qui colonisent tout et qui sont si difficiles à extirper... Lilas et cognassier, même combat...

 J'ai quand même planté un rejet de lilas en pot, et il s'épanouit bien : cf. la photo ci-dessous où il surplombe ma baignoire-rocaille.



--> Voir la rubrique "jardin" du blog

Le joli Tipule Flavonileata

J'ai croisé ce svelte individu le 21 avril, solidement accroché avec ses longues pattes au grillage qui protège un arbuste du jardin (protection contre teckel creuseur). Il m'a chuchoté qu'il faisait sa muscu...



Je pense avoir identifié un Tipula Flavolineata, mais n'en suis pas certaine, son abdomen n'est vraiment pas noir à l'extrémité.
Longueur d'aile : 19/23 mm me semble correspondre.
Il est censé voler en mai/juin, je l'ai vu un 21 avril, il est donc dans les temps !

En tout cas, c'est bien le seul qui semble prendre son pied avec mes grillages anti-teckel ! Ce n'est certes pas mon cas car de plus en plus quand je contemple mon jardin, j'ai l'impression de contempler un immense maillage de grillage cernant mes pauvres plantations. C'est clair que cela plombe la déco de mon jardin !

--> Voir la page des insectes et autres bestioles vues dans mon jardin, et merci à tous ceux (dont Jardinette !!!) qui pourront m'aider à identifier les spécimens inconnus...
--> et les divers petits articles et vidéos des insectes de mon domaine dans les rubriques "insectes" et "araignées"...

Des coquillages en cabinets de curiosité

Promenade familiale le 1er mai à Paris (sous des trombes d'eau...), sur le chemin du Musée en Herbe et de l'expo Hundertwasser...
Oeuvres de Maissa Boulet, vitrine Paris
Au détour d'une rue (37 rue Coquillière, Paris1er), me voici nez à nez avec un joli bout de vitrine d'où pointent des coquillages, petits arbres de coraux et autres adorations. En m'approchant, j'ai constaté que j'avais affaire à de minis et originaux cabinets de curiosité.

Cette vitrine montre quelques réalisations de l'artiste Maissa Toulet, dont voici un extrait de la page d'accueil de son site Web :

"Vers l’âge de 30 ans, après des études de littérature et un bref passage dans l’enseignement peu concluant, je me remets à collecter des objets et je les assemble dans des boites vitrées ou entièrement transparentes, en m’inspirant des cabinets de curiosités, qui m’ont toujours attirée pour leur fatras hétéroclite, leur désordre organisé et enfin la juxtaposition de formes naturelles souvent incroyables et si étranges qu’elles basculent facilement du côté de l’imaginaire (créatures fantastiques, croisement d’espèces…)."
J'aime beaucoup  sur le site de cette artiste son oeuvre intitulée "Sous les mers"...

Coquillages sous cloche, vitrines à Paris et à Troyes

Les mots de cette artiste résonnent parfaitement en moi, je dois être un double caché de Maissa, j'adore collecter des objets et les mettre en boite !
Et mon bureau ressemble à un amas de cabinets de curiosité du siècle passé.

Toutefois, je m'en tiens aux coquillages, coraux, boutons, billes et autres trésors ramassés à peu près partout (dernièrement, ô joie, j'ai trouvé un trésor dans un buisson : une petite Hello Kitty).

J'ai aussi mis de côté deux bourdons morts, dans l'attente d'un déclic artistique... Mais c'est là ma seule incursion dans le macabre.

La mosaïque de photos ci-contre réunit des clichés pris dans des vitrines à Paris et à Troyes. En bas à gauche, il me faut préciser que l'on voit le reflet de la rue (et du peu sexy passage piéton) qui se juxtapose à un superbe corail.

--> Voir  les petits articles "coquillages" ici et là sur mon blog ou ma page "DECO'QUILLAGES(toujours en construction  celle-là - faudrait que j'avance dans mes travaux !)

jeudi 2 mai 2013

Zoé Shepard : "Absolument débordée, ou le paradoxe du fonctionnaire"

***** - Genre : Incursion d'une jeune fonctionnaire enthousiaste au pays des gens dé-bor-dés

C’est un livre bien écrit et tellement drôle que j’en éclatais souvent de rire au cours de la lecture. Si drôle et sans temps morts que je l'ai avalé en quelques heures.


Je dois dire que j’ai découvert cet ouvrage à l’occasion d’une formation en lecture rapide (ce que j’avais toujours voulu connaître dans ma vie professionnelle et personnelle, moi la boulimique de lecture ! imaginer lire un livre en un rien de temps...). Et l’exercice final portait sur la lecture d’un livre en une heure : quelle chance ai-je eu de tirer ce livre apporté par une collègue sympa ! Certes je l’ai lu en une heure dans le cadre de la formation, mais je l’ai ensuite relu en mode « non rapide » soit plus de deux points de fixation, pour mieux le déguster et rigoler à l'envi !!!!!!!!!!!

Sorti en 2010, je n'en avais pas entendu parler (autant dire : c'était encore alors ma période de martienne : absolument no-time for anything else than excrutiating work and mind killing job environment... - what a relief all this is over now- ). Alors merci à Cécile ma nouvelle collègue qui m'a fait découvrir cette pépite !

En mode lecture rapide, nous devons en priorité balayer le sommaire ('y en avait pas), les 1er et dernier chapitres...
Mon balayage du 1er chapitre m'a subjuguée (j'ai failli passer en mode lecture attentive pour ne rien perdre... mais la prof veillait au grain et nous étions minutés !) :

- la narratrice décrit le passage de son concours à la haute fonction publique territoriale, et que ne me suis-je projetée en elle quand elle a tiré de l'urne le sujet de son Grand Oral... les quelques secondes où l'on se retrouve pétrifiée et en intense désarroi après avoir déplié le papier... Pour ma part, au Grand Oral de Sciences Po, ce fut : le Traité sur l'Antarctique... (mazette : un sujet tellement périphérique à tout ce que nous avions bachoté à mort toutes ces années... le droit maritime international !).
Zoé Shepard m'a fait rire en racontant sa propre expérience du Grand O, la description du jury, les questions, et sa conclusion "qui tue" (j'ai adoooré !).
Je n'ai pas le souvenir en ce qui me concerne d'une telle fluidité face au Jury, je me souviens en revanche si bien des quelques minutes de préparation de mon exposé (pourquoi tu n'as pas choisi le papier d'à côté dans l'urne !!!)... bon je vous rassure, j'ai réussi mon Grand O, mais ce fut un moment extrêmement exhausting, (et il faudrait en toute logique de ma légende personnelle qu'un jour je me rende dans l'Antarctique Sud).

Ce roman se présente sous la forme du journal où Zoé dépeint sa vie durant 8 mois au sein de cette collectivité territoriale - qui se révèle être le Conseil régional d'Aquitaine, et plus spécifiquement la Direction des affaires internationales et européennes. Dénoncée par la rumeur après la publication du livre, Zoé de son vrai nom Aurélie Boullet, a été mise à pied temporairement pour manquement au devoir de réserve des fonctionnaires.
Le livre est un portrait assez juste de la vie de bureau et pourrait aisément être transposé dans un environnement privé. L'auteur émaille son récit de références contemporaines (qui ont ajouté à mon plaisir de lecture) et narre les travers de la vie de bureau dans ce petit monde marqué par une quête infinie de l'inactivité, de la gloriole et des avantages en tous genres. L'art de prétendre être débordé !

Fraichement émoulue de l’Ecole d’Administration Territoriale, Zoé aspire avec conviction et enthousiasme à œuvrer pour le Service Public. Rapidement, elle mesure l'ampleur du défi lancé au personnel qui s'efforce de travailler 35 heures ... en un mois. Elle découvre  la big astuce de vigueur pour paraître absolument dé-bor-dée : on arrive le matin, on déballe son sac, on ouvre son tiroir et on étale consciencieusement tout ce qui ressemble de près ou de loin à un dossier, y compris des chemises cartonnées vides.
Cette première mission doit réussir à nous occuper une bonne demi-heure, sachant qu'il conviendra de réaliser l'opération inverse en fin de journée. Puis nous assistons à la cérémonie du café du matin, aux papotages incessants de certaines personnes scotchées à la machine à café (notamment la fameuse Coconne...). Certains (en l'occurrence cadres et chefs...) se détendent en jouant sur ordi ou sur leur jouet transitionnel the almighty BlackBerry. D'autres (la Monique, par exemple) occupent leur temps de travail en téléphonant à tout leur carnet d'adresses.

Parmi les moments forts du bouquin :
  • la mise en place de la badgeuse... suivie de la triche à la badgeuse
  • Le rituel des réunions de services programmées à 11h : le personnel commence à se mettre en route vers 11h10, le chef anime sans animer et moult procédures inutiles émergent de cette réunionite aiguë.
  • Et la fameuse réunion annuelle de début d'année avec présentation des vœux : un moment fort ! D'abord comment éviter les embrassades avec des collègues que l'on déteste tout simplement et que l'on passe le restant de l'année à critiquer ! Ah que j'ai souri quand le chef supplie quasiment son équipe de s'efforcer de ne plus mettre les feuilles de travers dans le bac de l'imprimante... Dictateur répond intérieurement le personnel !
  • Toujours en matière de réunion, Zoé prêche la technique du nodding ("hoche la tête à intervalles réguliers en prenant l’air intéressé par les âneries que tu entends. Tant que tu y es, fais semblant de prendre des notes…" (p.155)
  • Les anecdotes relatives à Coconne ! l'assistante neuneu qui envoie les fax face vierge..., ou qui retape le mot "alinéa" au début de chaque paragraphe d'une note car elle n'avait pas compris que la consigne "alinéa" signifiait de décaler légèrement la 1e ligne de chaque paragraphe.
  • Les lourdeurs des gens incompétents... comme le chef qui rend à Zoé son rapport de mission Chine en déclarant qu'il est à "réécrire entièrement. Ce n’est ni fait ni à faire, la police utilisée à la mairie est de l’Arial 11 et tu as écrit en Times New roman 12". Grand Seigneur, il lui octroie la semaine pour refaire son rapport, que Zoé d'un magique Ctrl A aura "réécrit" en quelques secondes...
  • L'épisode de l'audit qui s'abat sur le service est aussi très savoureux...
Le livre peut être considéré comme un pamphlet contre l'incompétence parfois surréaliste, la flagornerie, l'hypocrisie de collègues ou supérieurs hiérarchiques, mais aussi des élus et des membres du Cabinet. A ce décor s'ajoutent un soupçon de népotisme (le recrutement de la VIE devant tenir l'antenne au Jilin !), la guerre des services (ah le coup du café dans les salles de réunion qui dépendent d'un autre service!)... La mise en place de l'antenne de ladite collectivité en Chine (car c'est la grande mode : chaque conseil régional se doit de dépenser l'argent public dans une antenne en Chine !) est un autre temps fort du récit, qui m'a d'autant parlé que je connais le sujet.

L'auteur met aussi le doigt sur les travers tels que le nivellement par le bas (par exemple pour l'assistante Michelle, celle qui a le toupet d'oser bosser au bureau !), la placardisation et le harcèlement moral qui guettent les "motivés du travail" et ceux qui osent protester. Comme je l'ai lu dans une critique, "la fonction territoriale et les élus locaux sont à la France moderne ce que les barons et leurs châteaux étaient à la France féodale. Il n'est rien d'étonnant de retrouver les défauts de ces petits barons : népotisme, promotion canapé, clientélisme, dépenses somptuaires..."
Les personnages se nomment Le Don (alias le maire), le "gang des chiottards" (alias le Cabinet du maire), The Boss, Simplet, le Bizut (la dernière recrue, sympathique et encore enthousiaste, que Zoé va accompagner dans son apprentissage), Coconne (alias Coralie l’assistante), l’Intrigante (alias Clotilde Richard,  la directrice des affaires internationales), Grand Chef Sioux (le directeur général des services), Michelle (la seule assistante qui bosse pour de vrai), Fred le chef du protocole qui voyage à l'as et profite honteusement de l'argent des contribuables pour ses plaisirs exotiques...

Zoé Shepard possède un style personnel qui m'a plu, moderne, frais, fluide, bourré de second degré avec des réflexions à tomber par terre, ce n'est pas du tout de la chick-lit, car elle n'évoque jamais sa vie personnelle et s'en tient rigoureusement au contexte professionnel. 
Certes, certains traits sont peut-être un peu caricaturaux et encore... mais tout est enlevé, drôle et déso(pi)lant ! (Albin Michel, 301 p., 2010)
Quelques extraits choisis :

"Le Bizut qui erre dans les couloirs comme une âme en peine :
- Je n’ai rien à faire, se désespère-t-il.
- Bienvenue dans mon univers ! Quel a été le cours le plus chiant auquel il t’a été donné d’assister ?
- Les cours de latin au collège, l’heure n’en finissait pas, répond-il sans hésitation.
- J’ai le regret de t’annoncer qu’à partir d’aujourd’hui, ta vie professionnelle sera un immense cours de latin de 35 heures." (p.105)

- "Et selon la logique du Parrain, il n’y a rien de tel qu’un petit « malgré que » ou un joli « pallier à «  pour rendre un discours nettement plus humain." (p.166)

--> Voir la suite de ce 1er opus : Ta carrière est finie !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...