dimanche 21 août 2016

D'autres guêpes en visite (Philanthe apivore, Polistes dominulus, Eumènes...)

Bon, je suis définitivement dans mon cycle "guêpes" en ce moment... non pas qu'on soit envahi dans le jardin : pas du tout ! Je crois n'en recenser que 6 (voir leurs bobines ci-dessous - cliquer pour agrandir ! : elles peuvent jouer dans Pointbreak ou un film d'horreur). Sauf erreur et l'erreur du néophyte est facile j'en conviens !
Guêpe Eumenes - Philanthe apivore, Polistes dominulus, Vespula vulgaris, Chryside enflammée, Isodontia mexicana
D'ailleurs, c'est si étonnant que je sois réconciliée avec les guêpes : enfant, c'était ma terreur et du coup j'étais une proie facile. Au camping, chaque année, j'étais terrorisée, je m'affolais à l'approche d'une guêpe et courais dans tous les sens et finissais par me faire piquer : ouah, ça faisait mal !
Aujourd'hui, j'ai grandi et mûri (ouf !) et prends du recul et ose même manier la tapette...

Alors qui sont les visiteuses guêpes de notre jardin de banlieue sud de Paris : 

- J'ai pu apercevoir ici et là (mais pas fréquemment) quelques guêpes solitaires, mais qui valent le coup d'oeil, Franchement, certaines ont autant l'air de guêpe que vous et moi, et au début je les prenais pour des fourmis volantes géantes (mea culpa auprès des experts...).
- Peu de guêpes communes : je les apercevais en général quand elles venaient s'abreuver dans l'eau des soucoupes de fleurs.
- Il faut dire qu'on a ralenti les barbecues et repas sur la terrasse avec le temps qui s'est rafraîchi, mais même au meilleur de notre activité "barbeuc", les guêpes étaient quasi absentes. 
En revanche, les mouches aux beaux reflets métalliques - vous voyez lesquelles... étaient pléthore ! mazette comme elles sont aimantées par les saucisses et la viande).

  • Après la guêpe coucou alias chryside enflammée (Chrysis ignita), et la guêpe fouisseuse "isodontia mexicana" dont j'ai parlé hier, qui d'autres a visité mon jardin ? ...
  • La guêpe commune Vespula vulgaris (furtive) : j'en ai parlé dans mon article sur le nid de guêpes trouvé au grenier (!) ... mais vraiment, à part les grandes années à barbecue et repas dehors où quelques individus nous énervaient à mort (merci bonne fée tapette, je m'excuse pour la population guêpe vulgaire), cette année je trouve qu'elle se fait très discrète.

    Guêpe Polistes dominulus
  • La guêpe Polistes dominulus, est, elle, une guêpe sociale. Ici photographiée (cliché de gauche) sur les feuilles d'une luzerne arborescente le 22 juin 2013. Elle tend à devenir considérée comme une espèce invasive en Amérique du nord et une espèce commune dans certaines régions de France.
Elle se distingue par ses antennes oranges alors que la guêpe commune les a noires.
Elle est peu agressive si on ne la titille pas (ce n'est pas elle qui va venir mettre le bazar à notre repas barbecue). 
Le nid est fabriqué à partir de cellulose prélevée sur du bois mort, comme le nid trouvé au grenier.







Guêpe solitaire Philanthe apivore
  • La guêpe solitaire Philanthe apivore (sp) - Philanthus triangulum 

Une guêpe solitaire mangeuse d'abeilles (European beewolf).

Taille très fine.
Jaune et noire.
Tête grosse et affreuse avec yeux représentant une sorte de masque vert clair effrayant.
Antennes renflées.

Cette Philanthe apivore, je ne l'ai vue qu'une seule fois sur une fleur de fenouil le 22 août 2013... 








Pour finir, une nouvelle venue que je pense être une guêpe "Eumènes"
(potter wasps , guêpe maçonne - Sous-famille de guêpes solitaires de la famille des vespidés)
Guêpe Eumènes (02/08/2015)

(laquelle exactement, j'ignore encore... Merci aux experts qui pourront m'orienter !) 


Franchement merci au mois d'août pour l'observation des insectes...
Ma méthode ?

J'accroche au jardin les lessives avec le Panasonic autour du cou et le lecteur mp3 dans la poche (sacré attirail tout ça) ! Prête à repérer les insectes alentour !

Ensuite, il faut trouver le temps d'identifier et de vérifier et de trier les clichés puis de préparer l'article : que du bonheur !!!

--> Ma chronique "insectes" et la page des "habitants de mon jardin"

jeudi 18 août 2016

Coucou les guêpes : la guêpe coucou et la guêpe fouisseuse

Tiens, je suis dans un trip "guêpes" en ce moment (cf. mon nid de guêpes découvert au grenier !)...
Le 15 août 2016, journée repos au jardin, et rencontre avec une nouvelle venue (pas forcément, elle est certainement déjà venue sans que je la repère...) : la guêpe coucou, alias chryside enflammée (Chrysis ignita).

D'abord, elle est si belle, avec ses reflets métalliques verts et rouges, mais il faut l'observer de près pour admirer sa belle parure, car elle n'est pas grosse (environ 1 cm, j'ai dû forcer sur le zoom). 

Guêpe(s) coucou ou chryside enflammée face à araignée crabe




































J'ai donc aperçu cet insecte voltiger aujourd'hui près de mes achillées jaunes et de mes marguerites. Le temps de sortir l'appareil photo, je me rends compte qu'il y a trois individus qui volettent en fait.
Pas craintifs ! Car ils se posent à tour de rôle voire deux à la fois (cf. photo) sur une fleur d'achillée jaune... déjà occupée par une araignée crabe (thomise) aux aguets
Mais l'araignée, qui campait en position de défense (les pattes levées à l'horizontale), n'aura pas réussi à se farcir une chryside enflammée. 

Cette chryside enflammée, qui est une guêpe solitaire, est appelée guêpe coucou car elle parasite le nid des abeilles solitaires pour y laisser ses oeufs qui seront ensuite nourris par ces dernières.

Visez ma taille de guêpe !
Quant à ma deuxième visiteuse guêpe, pour le coup, c'est la parfaite illustration de la taille de guêpe :

la guêpe fouisseuse "isodontia mexicana", noire, avec des ailes marrons aux reflets étonnamment bleus selon la lumière, et une taille quasi inexistante, Jessica Rabbit toute vêtue de noire quoi. Ses ailes (15 mm) sont brunes avec des reflets métalliques bleutés, son thorax et sa tête sont velues.

Comme la guêpe coucou, ma visiteuse guêpe fouisseuse s'est passionnée pour une de mes achillées, mais une de taille moyenne blanche cette fois (vraiment pas ma plus belle achillée !). La bestiole apprécie aussi la fleur de fenouil.
Guêpe fouisseuse "isodontia mexicana", vue en août






































--> Cf. mes p'tites chroniques "insectes", "araignées" et la page des "habitants de mon jardin"...

lundi 15 août 2016

Zarbi... drôle de découverte au grenier : un guêpier

C'est beau : c'est un nid de guêpes.
Cette photo à gauche pourrait faire penser à un tableau abstrait. Je le signerais bien par exemple du peintre allemand Gerhard Richter...

Mais que nenni, c'est du concret :

A l'occasion de ce que l'on appelle un grand nettoyage de printemps, nous avons déniché dans une soupente peu accessible et sombre un nid ressemblant fort à un nid de guêpes (guêpe commune : Vespula vulgaris / la furtive). Il était suspendu au plafond et mesurait une quarantaine de cm.

Vespula vulgaris vue au jardin
L'ensemble était très fragile, extrêmement friable, de couleur dominante beige/ocre. L'on pouvait voir les différentes strates et les alvéoles.


Au début, on s'est demandé si ce n'était pas un essaim d'abeilles, mais notre nid présentait l'aspect effectif du "carton", caractéristique des nids de guêpes et frelons, qui raclent et décollent des bouts d'écorces de bois pour construire le nid.

Aucun cadavre d'insectes alentour (autant qu'on puisse en juger dans cette zone très sombre du grenier).

Nous en avons déduit que le nid devait avoir une sacrée paire d'années, plus d'une dizaine à tout le moins.
Il est rapidement tombé en morceaux, et j'ai décidé de le recycler au compost...


Immense merci au site "Guêpes et frelons : informer, protéger" qui m'a guidée dans mes recherches.



--> Voir la chronique "insectes" de ce blog et la page des "habitants de mon jardin" (et maintenant de mon grenier !), 

et pour les amateurs de bizarreries ou choses insolites : 
--> ma petite rubrique "ZARBI" !

Une nouvelle punaise à mon arc

Et voici la punaise rouge et noire !
Punaise rouge et noire (même individu)
Comme je le relevais récemment, j'ai été étonnée de voir moins de gendarmes (pyrrhocore, Pyrrhocoris apterus) cette année que d'habitude... 
Et ce matin, 14 août, j'en croise un sur mon petit églantier, du coup je fais l'effort de m'arrêter pour lui accorder une petite attention... 
Et voilà qu'il s'envole sous mes yeux ! Or un gendarme ne vole pas, il n'a pas d'ailes ! Quel était donc ce faux gendarme ?

Corizus hyoscyami (famille des Rhopalidae), la punaise rouge et noire. Bienvenue au jardin fifille !
Gendarmes

Et pour ne pas tromper son monde, je remets une photo de deux vrais gendarmes (qui sont aussi des punaises) en train de picorer mes roses trémières.

--> Ma p'tite chronique "insectes" et la page des "habitants de mon jardin"...

jeudi 11 août 2016

Santana, une légende bien vivante

Le 5 juillet dernier, enfin vu la légende Carlos Santana à Bercy !
Alors tout d'abord, il est toujours cool à 69 ans (né le 20 juillet 1947) sous son chapeau de paille toute la soirée et mâchonnant tranquillement son chewing gum tout en jouant de façon féerique ses morceaux de guitare, pendant presque 3 heures de concert !.
Bien qu'il ait enregistré son dernier disque avec les musiciens de la formation d'origine, sur scène ce ne sont pas les anciens, mais des "jeunes". Dont Cindy Blackman, la batteuse que Santana a épousée en 2010. Et le bassiste qui a joué "Imagine" de Lennon entièrement à la basse : beau moment.

Santana : "Europa (Earth's Cry Heaven's Smile) + courte reprise de "La mer" de Charles Trenet

En préambule de "Maria Maria", Santana a fait un discours sur la liberté et la paix, envoyant paître les idiots de tous genres qui polluent la vie (je ne les citerai pas : écoutez son discours !). Au début, on a eu un peu peur que cela verse dans l'incantation religieuse ou type secte, mais non, il faut écouter !

Santana : Speech for Peace and Strength against Ignorance and Violence + "Maria Maria"

La setlist est variée, mais ouf il y a nos incontournables (j'aurais aimé "Havana Moon", "She's not there", "Se a cabo", "Let the Children Play", "Dance Sister Dance"...). mais bon, il faut de tout... Et puis F. avait prévenu : S'il ne joue pas Soul Sacrifice, je fais un scandale", Carlos en a tenu compte et l'a joué en premier.
Le public était éclectique : des pas tout jeunes, des quinquas, et des jeunes aussi ! Et tout le monde connaissait les paroles. Caramba

1. Woodstock Intro
2. Soul Sacrifice
3. Love Makes the World Go 'Round (Deon Jackson cover)
4. Freedom in Your Mind
5. Maria Maria
6. Foo Foo
7. Europa (Earth's Cry, Heaven's Smile)
8. Jin-go-lo-ba (Babatunde Olatunji cover)
9. Evil Ways (Willie Bobo cover)
10. A Love Supreme (John Coltrane cover)
11. Hope You're Feeling Better
12. I Just Want to Make Love to You (Etta James cover)
13. Corazón espinado (Santana feat. Maná cover) (with drum and bass solos)
14. Right On / Umi Says
15. Shine
16. Black Magic Woman/Gypsy Queen
17. Oye como va (Tito Puente cover)
Encore:
18. Smooth
19. Toussaint L'Ouverture

J'ai pris quelques vidéos mais le son est pas top ! Sauf pour celle de son discours d'appel à la paix.
Bon, même si Carlos réside à LA, il est né dans l'État de Jalisco au Mexique... Ça nous a fait un petit avant-goût pour la Toussaint, la fête des morts et Frida...

--> Ma chronique "musique" et la page de mes concerts

mercredi 10 août 2016

Quels insectes en mai au jardin ?

Coccinelle et mouches sur mon euphorbe
(mine de rien, y'a du monde sur la fleur !)
Oui, je sais, trois mois de retard dans mon relevé des habitants du jardin : on est en août et je m'attaque à mai...

Mouche noire poilue le 02052016
Quelques abeilles, pas autant qu'avant cependant. Quelques coccinelles aussi, mais que l'on pouvait quasi compter sur les doigts de la main.
De même, j'ai constaté une baisse de fréquentation des gendarmes, qui étaient pourtant innombrables (et pénibles tant ils étaient partout) auparavant.
Cette année, je n'ai vu que deux individus de chrysomèle du romarin, qui l'an dernier s'étaient en nombre joyeusement attaqué à ma lavande papillon. (sur la photo ci-dessous, il s'attaque à la tige de lavande en bas à droite du cliché).
Chrysomèle - Punaise verte - Bourdon roux - Acarien
Coccinelle - Malachie
En revanche, au moment des crues et fortes pluies, que de moustiques !!! Nous avons vu quelques individus tigrés notamment. Puis après le printemps l'invasion de moustiques s'est calmée. (je ne vous parles pas des troupeaux d'escargots et de limaces qui avaient aussi élu domicile chez nous...)
Tique sur le ventre de toutou

Mon teckel chéri a attrapé deux tiques dans le jardin, j'ai donc entamé une taille sévère des buissons et herbes hautes.

A part ça, que de mouches cette année, et des bleues et vertes, jolies j'admets mais qu'on aimerait pas trop voir.

--> chronique "insectes" et page des "habitants de mon jardin"...

mardi 9 août 2016

Street Art en perpétuel mouvement

Le petit square "Jean Le Bitoux", rue Paul-Bert à Montreuil a encore changé de look...
Heureusement, la fresque avec le petit train, l'éléphant qui barbote, le hippie chevelu etc. est toujours là... 


La nouvelle fresque du jardin Le Bitoux à Montreuil : femme oiseau...
J'avais eu la chance de passer par là par hasard un jour d'octobre, au moment où les graffeurs commençaient leur travail, et pu suivre en direct l'avancement des dessins. Je me dis que cela fait partie des moments privilégiés d'une petite vie : pas tous les jours qu'on assiste à ça, et au pied levé sans rendez-vous !































Eh bien en repassant par là près de trois ans plus tard (mine de rien, eh oui...), j'aperçois une superbe demoiselle coiffée d'une tête d'oiseau (un... kiwi selon mon mari !) sur une façade adjacente à mon petit train et ses bestioles sympathiques.

A sa droite, une drôle de fresque sur le mur en coin (voir ci-contre), qui me plait moins, mais avec les chardons devant elle paraît plus sympathique.

--> Rubrique "Street Art" de ce blog

mardi 2 août 2016

B. Kernel : "Agatha Christie, le chapitre disparu"

2016 (Ed. Flammarion, 283 p.)
Abandon à la page 28 tout simplement parce que j'ai trouvé ce roman fort mal écrit. Brigitte Kernel écrit à la première personne se glissant dans la peau d'Agatha Christie, et lui fait tenir des propos peu dignes de cette grande dame de l'écriture. Un style simpliste, des répétitions à foison, des réflexions à la limite de la vulgarité (quand Agatha parle par exemple de la maîtresse de son mari).
"J'étais de glace, déterminée." (p.23) - "L'objectif que je m'étais fixé me rendait glaciale." (p.27) : Voilà, c'est comme ça tout le long... Insupportable !
Vraiment une grosse déception car l'histoire m'intéressait : j'en avais eu un charmant avant-goût dans la BD "La vraie vie d'Agatha Christie", autrement plus passionnante et mieux écrite que ce "chapitre disparu" de B. Kernel.

samedi 30 juillet 2016

Olivier Bourdeaut : "En attendant Bojangles"

***** 2015 (Ed. Finitude, 160 p.) 💗💙💚💛💜

Incipit : "Mon père m'avait dit qu'avant ma naissance, son métier c'était de chasser les mouches avec un harpon."

Une famille extravagante et surannée : le père, qui a amassé suffisamment d'agent avec des garages, est à présent dilettante, la mère, gracieuse, étonnante, délicatement snobissime, et fantasque, n'appréhende pas le quotidien de la vraie vie, champagne ou cocktails dès le matin, caviar, dîners, jolies toilettes... vacances sur la côte ou dans le château en Espagne sur un coup de tête... 
Le fils, un gamin, doucement balancé dans cette vie irréelle et faite de rêves, ne va plus à l'école, trop déconnecté de ce monde concret et fait de règles. 
Le quatrième membre de la famille, c'est une grue de Numidie, dénommée Mademoiselle Superfétatoire. Elégante, port de reine, elle déambule dans l'appartement parisien à sa guise.

Et tout le monde danse sur "Mr Bojangles" de Nina Simone, que j'ai réécouté grâce à Olivier Bourdeaut : encore un moment de grâce que l'auteur offre à ses lecteurs.

On s'attache à chaque personnage dans ce beau roman. L'histoire est inédite et nous embarque dans sa folie douce. Des montagnes de courrier que personne n'ouvre jamais au vieil arbre qui finit par faire trop d'ombre...
"Je vous prie de bien vouloir ne pas m’excuser, j’en avais terriblement envie ! Cet homme est mon grand-père, l’amant de Joséphine Baker, un cavalier prussien et mon futur mari, il est tout ça à la fois, et moi je le crois !Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence."
Dans "Le magazine littéraire", Olivier Bourdeaut explique que contrairement à son premier opus, il a écrit ce roman sous le soleil, ce qui en a fait un livre lumineux et joyeux "comme si le climat avait influé sur mon écriture. A deux heures d'avion de là, j'ai eu un choc : il faisait beau, la nature était était autour de moi. Je riais souvent tout seul, je sifflotais sous la douche."

En première page, une citation de Charles Bukowski : "Certains ne deviennent jamais fous... Leur vie doit être bien ennuyeuse."

"Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!
He danced for those
At minstrel shows and county fairs
Throughout the south
He spoke with tears of 15 years
How his dog and him traveled about
His dog up and died, he up and died
After 20 years he still grieves"

--> mes autres lectures "coups de coeur"...

Caryl Férey : "Condor" (Chili)

***** Réf géorg. : France / Chili (Ed. Gallimard, 2016)
J'apprécie Caryl Férey mais je dois admettre que j'éprouve une appréhension certaine à lire ses livres depuis l'horreur vécue à travers "Zulu", qui fut pour moi (et pas que...) un cauchemar.
"Condor" constitue une sorte d'écho chilien à son roman précédent "Mapuche" qui se déroulait sous l'Argentine des colonels. Ici, nous sommes au Chili, avec en filigrane la dictature de Pinochet et les criminels du plan Condor qui ont pignon sur rue, la corruption, la drogue qu'on refourgue aux gamins, le gouffre entre pauvres et riches, l'appropriation des terres ancestrales ou éloignées du désert de l'Atacama pour mettre la main sur les richesses du sous-sol. 
Comme dans "Mapuche", une romance se noue entre une indienne Mapuche et un chilien de bonne famille.
En résumé, un thriller de bonne facture, bien documenté, mais j'avoue avoir du mal à me remettre de la fin de certains romans de Caryl Férey. 
No Future... Ah oui, c'est vrai, il est fan des Clash !!!

vendredi 29 juillet 2016

Tristan Malavoy : "Le nid de pierres" (Québec)

***** 2015 (Ed. Boréal, 253 p.)

"Les trois femmes agenouillées dans des fourrures de sang échangeaient déjà des regards résignés." (Incipit)

Ce début ne m'a pas vraiment attirée, devinant que le roman alternerait entre chapitres de l'époque amérindienne et époque contemporaine.
L'un pour donner les clés de l'autre... Procédé qu'en général je goûte peu en littérature.

Alors j'ai procédé comme à mon habitude et lu en diagonale les chapitres "amérindiens" sachant que des développements proches de l'ésotérisme me guettaient au détour et que je ne supporte pas du tout ça.

Cela étant dit, j'ai aimé ce livre ! Je l'ai trouvé très bien écrit, tout d'abord.

Et, plus que l'intrigue, j'ai beaucoup apprécié la description de la vie dans ce bourg de Saint-Denis-de-Brompton en banlieue de Sherbrooke. Les forêts, le lac, les maisonnettes ou les beaux chalets, le cyclo-cross, le dépanneur...
"Il y a des années que je n'ai pas fait ça. Marcher pieds nus dans la rosée, me laisser gagner par le sentiment de fouler le premier matin du monde." (p.53)
L'intrigue est tout de même intéressante, mais on tombe de haut avec les personnages, je dois admettre. Ce qui n'est pas forcément négatif, mais laisse rétroactivement un goût amer (ah je n'aurais peut-être pas dû ressentir de l'empathie pour celui-ci... il m'a bien eue...).
En conclusion : un bon moment de lecture et mon mea culpa de ne pas m'être arrêtée sur les chapitres "amérindiens", étant peu portée sur les légendes quelles qu'elles soient.

NB : Livre lu dans le cadre du Prix littéraire France-Québec 2016... 
Résultats de l'édition 2015 : ICI

--> Chronique "Québec" de ce blog...

M. & J. Tamaki : "Cet été-là" (BD)


***** "This One Summer", scénario de Mariko Tamaki et dessin de Jillian Tamaki (sa cousine), 2014 (Ed. française Rue de Sèvres) 💗💙💚💛💜

Un joli roman graphique sur l'été de deux adolescentes, Rose (13 ans) et Windy (11 ans), qui chaque année se retrouvent à Awago Beach au Canada avec leurs familles respectives.

L'ambiance est sombre dans la famille de Rose, et cela pèse sur la jeune fille. Sa mère s'emmure dans le silence et l'isolement, son père essaie de recoller un peu les morceaux. Mais ce n'est plus comme avant, quand père et fille s'amusaient à ramasser les petits galets, aussi simplement que cela.
Windy pour sa part est encore gamine, pataude, se goinfrant H24, dansant sur le canapé...

Pour s'occuper, les deux filles traînent à l'épicier du coin, pour acheter des bonbons et louer en douce des films d'horreur (Vendredi 13, Les dents de la mer, Massacre à la tronçonneuse...) qu'elles regardent terrorisées le soir en cachette. Elles observent aussi le quotidien des adolescents plus âgés, la drague, les drames... encore trop jeunes pour tout saisir mais déjà curieuses de comprendre les "grands".

Un très bel ouvrage, beaucoup de poésie et d'expressions dans les dessins et les textes. On quitte avec nostalgie cet été-là au moment où se referme la porte du chalet jusqu'à l'an prochain.

--> Mes lectures "BD"

jeudi 28 juillet 2016

Les films de ce trimestre : que de pépites...

De très bonnes pépites, du cinéma français comme américain. Ce qui ressort de cette sélection, c'est, sans préméditation, la place et le rôle réservés à des personnages féminins hors du commun : Jennifer Lawrence dans Winter's Bone, Catherine Deneuve dans Elle s'en va, Karin Viard dans Lulu femme nue, Marion Cotillard dans Deux jours, une nuit, Cate Blanchett dans Blue Jasmine...
Et à côté de ces pépites, des films surcotés, mais blockbusters, dont j'aurai très vite oublié le scénario...
  • 😁"Winter's Bone" de Debra Granik (2010), avec Jennifer Lawrence, Kevin Breznahan, John Hawkes, Dickon Hinchliffe
    ***** Premier film où je découvre la fameuse Jennifer Lawrence (que je ne connais que des rubriques "people" !) : eh bien bluffée par son interprétation de Ree, une ado de 17 ans, qui tient les rênes de la maisonnée et subvient aux besoins de sa fratrie et de sa mère malade, dans la forêt des Ozarks, au coeur du Missouri. Le père a mis les bouts. Ree décide de le rechercher car la maison va être saisie. On assiste aux scènes du quotidien d'une famille américaine pure laine très pauvre, qui vivote tant bien que mal portée par la force de cette ado qui remplace à la fois père et mère.
    Certaines scènes du film m'ont fait penser au climat péquenaud délétère de "Délivrance".
    Un film dur, mais marquant contrairement à d'autres productions que je cite infra dont rien ne me restera d'ici peu de temps. Je le recommande vivement.
  • 😁"Lulu femme nue", de Solveig Anspach (2013) avec Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac
    ***** J'ai adoré ! scotchée par la performance de Karin Viard et de tous les autres acteurs. Une mère de famille postulant à des jobs, refoulée, pas assez d'expérience. Alors elle se sent vide, déjà que c'est dur avec la maison et les ados. D'où sur un coup de tête, sa fuite vers ailleurs, la mer, les rencontres à droite à gauche avec des gens dont elle réalise leur humanité et le besoin qu'elle a de se raccrocher à ça : un quinqua "délinquant" sorti de tôle et ses frères, une mamie, une jeune serveuse harcelée par sa patronne...
    Très beau film. A voir et revoir. La réalisatrice Solveig Anspach est décédée en août 2015 d'un cancer, elle qui avait déjà filmé Karin Viard dans un rôle émouvant, une jeune femme malade du cancer qui veut aller au bout de sa grossesse ("Haut les coeurs" - 1999).
  • 😁"Deux jours, une nuit", des frères Dardenne (2014), avec Marion Cotillard, Fabrizio Rongione
    ***** Révélation : film admirable. Porté par un casting admirable, hyper réaliste, qui prend aux tripes tant on croit à tous les dialogues et réactions des uns et des autres. Sandra, après une dépression, retourne à son travail, mais sans plus grand-chose à faire : tout a été réorganisé en conséquence. Elle est donc confrontée à la menace de licenciement sauf si les employés acceptent de renoncer à leur prime de 1000 €. Alors, durant un weekend complet, Sandra, soutenue par son mari, va faire du porte à porte auprès de tous ses collègues pour plaider sa survie dans l'entreprise, admettant perdre sa dignité en quémandant l'abnégation des autres. De faible elle devient forte. Les collègues de pleutres ou distants évoluent aussi. Mais le film traduit la grande difficulté économique d'une petite ville belge où l'emploi est précieux.
    En tout cas, un combat de femme subjuguant. Marion Cotillard parfaite.
  • 😁"Elle s'en va", d'Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve, Nemo Schiffman, Gérard Garouste
    ***** Dans la lignée de "Lulu femme nue", mais avec une génération d'écart, le portrait d'une femme qui fait le pari de tout quitter et de partir sur la route, vers ailleurs.
    J'ai grâce à ce film eu la révélation de l'immense talent de Catherine Deneuve, que je regardais comme faisant un peu partie des meubles de notre cinéma... (par exemple dans Huit femmes, elle jouait bien, mais quoi c'était notre Catherine D...). Ici, elle transcende chaque scène, quand elle souffle sur sa cigarette, conduit, boit un coup, téléphone, fait la cuisine : elle est magnifique et nous happe par son jeu si réaliste et beau.
  • 😏"Blue Jasmine", de Woody Allen (2013) avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins
    *** Le film est entièrement porté par Cate Blanchett, pâle, translucide et lumineuse à la fois. Débarquant sans un sou avec ses valises Vuitton et sa veste Chanel chez sa soeur elle-même sans sou vaillant, elle détone. Ruinée, perdant la boule, mais toujours incomparablement impeccable et viscéralement snob, elle se console au Martini et au xanax, et cherche à "se réinventer" en se décrétant designer du jour au lendemain. Woody Allen a créé une femme vivant dans l'illusion, paumée et mythomane, déracinée, dont on se demande quel peut être l'avenir. Est-elle une victime des fraudes fiscales de son mari (le film serait inspiré du scandale Maddoff) ? Jasmine n'est pas tout-à-fait l'oie blanche que l'on croyait, elle a eu aussi sa part sombre et doit en porter le fardeau. W. Allen signe là le retour à ses bons films, car dernièrement que de bluettes ou trucs insipides il nous avait infligés...
  • 😊"Big Eyes", de Tim Burton (2014), avec Amy Adams, Christoph Waltz...
    **** Hallucinant d'autant que tiré d'une histoire vraie. Un peintre passera sa vie à usurper le talent de sa femme en prétendant être l'auteur des portraits des personnages aux grands yeux ("Big Eyes") : richesse, renommée... Procès. Un film passionnant.
  • 😊"Whiplash", de Damien Chazelle  (2013) avec Miles Teller, J.K. Simmons, Paul Reiser, Melissa Benoist, Jayson Blair, Austin Stowell, Chris Mulkey
    **** Au début, âmes sensibles s'accrocher : nous sommes aux prises avec un professeur de conservatoire, sadique qui humilie et pousse à bout ses jeunes musiciens. Un tortionnaire, les gars craquent ou finissent les mains en sang, vidés de toute force. Derrière les prouesses musicales, l'histoire de ce fou de jazz qui fait peu de cas de la vie, du bien-être ou de l'avenir de ses élèves. Glaçant. Mais diablement bien joué. On ressort sonné par le solo de batterie final.
  • 😏"Kingsman : Services secrets", de Matthew Vaughn (2014) avec Colin Firth, Samuel L. Jackson, Taron Egerton 
    *** Alors là, grosse rigolade, super fun (vu avec le fiston !) avec ce film parodie des Bond and Co. J'adore de toutes façons sans exception Colin Firth, que ce soit dans les Bridget Jones ou Le discours d'un roi... et dans "Kingsman", il est succulent ! Vivement la suite... même si... Sniff (non, je ne spoilerai pas...).
  • 😏"Love, Rosie", de Christian Ditter (2014), avec Lily Collins, Sam Claflin, Christian Cooke
    *** Réalisateur et acteurs inconnus pour moi... Résultat : une comédie romantique sympa, sans prétention. Deux enfants anglais copains comme cul et chemise, Rosie et Alex, manquent le coche aux 18 ans de Rosie. Les chemins se séparent, lui Harvard, elle enceinte par accident d'un imbécile et contrainte de renoncer aux études et à toute carrière. Quasi 20 ans plus tard, les chemins se recroisent... Pour les fleurs bleues !
  • 😑"The Place Beyond the Pines" de Derek Cianfrance (2013), avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes, Ray Liotta
    ** Thriller, film noir... Très bien joué. Mais au-delà de cela, que m'en restera-t-il ? Hormis des frissons et un goût amer.
  • 😒"Gone Girl", de David Fincher (2014), avec Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris
    * Cf. commentaire ci-dessus, puissance 10 : quelques mois après j'ai eu un mal fou à me souvenir de l'histoire, de la fin... 2h30 de la vie de ce couple dont l'épouse disparaît le jour de leur 5e anniv' de mariage. Évidemment mari suspect idéal, évidemment épouse mystérieuse. Très bof. Ce film en est même à me faire renoncer à lire le best seller Les Apparences de Gillian Flynn, dont il est tiré...
  • 😞"Interstellar" de Christopher Nolan (2014) avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine
    -- J'ai vu "Interstellar" peu de temps après avoir découvert "Gravity", et j'admets que j'ai eu ma dose de voyage dans l'espace avec ces deux films presque coup sur coup. Ce fut long, long..., compliqué, futuriste... et assez bizarrement je conserve surtout des images de champs de maïs.
  • 😐"Respire" de Mélanie Laurent (2014), avec Joséphine Japy, Lou de Laâge, Isabelle Carré, Claire Keims
    ** 1/2 Amitié naissante de deux ados en terminale, Sara débarquant du Nigeria, frondeuse, émancipée, culottée, et Charlie, sérieuse, timide, fragilisée par la séparation de ses parents et la dépression de sa mère. Sara se dévoile en mante religieuse, toxique et rouée ; Charlie subit, se rencogne, périclite. Jusqu'à ce que... De très bonnes actrices. Un film qui laisse une boule au ventre, un peu comme le suivant...
  • 😟"Despues de Lucia" (film mexicain), de Michel Franco (2012) avec Tessa Ia, Hernán Mendoza
    * Nous avons regardé à peu près les 2/3 du film, la boule au ventre de voir cette pauvre adolescente se faire harceler au lycée. Le titre est sombre : "Après Lucia", la mère de cette ado morte dans un accident d'auto, dont on présume que c'est justement sa fille, Alejandra, qui conduisait pour apprendre. Le père et la fille déménagent pour une nouvelle vie à Mexico, essayer de tourner la page du deuil et de la solitude. Au lycée, des bandes de jeunes fils et filles à papa font la fête et régner leur sorte de loi, et Alejandra tombe facilement dans leurs filets. Des photos d'elle circulent sur le net, on l'agresse et la violente sans arrêt, et elle, reste muette et cache tout à son père.De voir cette gamine harcelée sans fin nous a coupé l'envie de poursuivre le film. Abandon car moral à zéro devant un film aussi noir. Quand on s'est renseigné sur l'issue du film, pas de regrets d'avoir arrêté la peine avant.
--> chronique "cinéma"...

mardi 26 juillet 2016

Rhidian Brook : "The Aftermath"

***** Rhidian Brook : "Dans la maison de l'autre" (2013, Random House, 336 p.)
Réf géogr : Royaume-Uni (auteur) / Allemagne (lieu)
Lu en anglais (The Aftermath), bien écrit. Effectivement, ce roman se déroulant dans l'Allemagne vaincue est écrit par un romancier britannique dont l'aïeul servit à Hambourg au lendemain de la capitulation allemande.
Le contexte historique m'a fortement intéressée : en 1946, l'Allemagne vaincue est partagée entre troupes françaises, russes, américaines et britanniques. 

Le colonel Lewis Morgan est nommé  gouverneur de la zone de Hambourg, l'une des zones les plus bombardées et détruites, et on lui attribue comme à tous les gradés étrangers l'occupation d'une résidence cossue confisquée au Allemands. Sise sur les bords de l'Elbe, la demeure est habitée par un père veuf et sa fille de 15 ans.
Le colonel anglais décide alors de rompre avec le protocole et de laisser cohabiter la famille allemande, tandis qu'il fait venir son épouse et son fils. Rien que les retrouvailles maladroites entre les deux époux qui ne se sont pas vus depuis tant de mois semblent si réalistes et augurent de la suite.

Je ne raconterai pas l'histoire. Tous les personnages ont leur importance : le gamin anglais, Edmund, qui sympathise avec une bande de gamins des rues, orphelins, affamés, débrouillards, justement ces gamins sont fascinants dans le roman, et illustrent la grande misère de la population allemande mise au ban, dénutrie, frigorifiée, errante, dépouillée. Un couple de Britanniques, lui gradé et elle sans vergogne, sauront pour leur part mettre la main sur les biens, tableaux, argenterie des Allemands ruinés et se faire rapatrier ce butin de guerre illégal. 
Et le roman amène à ouvrir les yeux sur la dénazification menée tous azimuts. Avec cette prise de conscience subtilement amenée concernant les cours d'histoire géo du petit Edmund.
Côté anglais, le père, la mère, le gamin, le frère décédé... Côté allemand, le père veuf, la fille rebelle Frieda, la mère disparue, la bande de gamins qui squattent le pré derrière.

Une fin un brin convenue, un happy ending dans un contexte si douloureux. Mais le livre a vraiment le mérite de s'attarder sur une période et un environnement que peu de gens connaissent. Ensuite viendra quelques années plus tard le Plan Marshall...
Détail mineur : la couverture m'a fait belle impression...

lundi 25 juillet 2016

Printemps 2016 : les pavots sous l'averse

Eh oui, c'était aussi au joli mois de mai : les si beaux pavots d'Orient qui n'ont duré que quelques jours, gorgés d'eau, détrempés, affaissés... 
Le temps de partir travailler le matin, de leur jeter un oeil admiratif, et le soir en rentrant de découvrir le morne spectacle des larges pétales jonchant le sol.

Ce printemps 2016 : pluie, averses, trombes, crues, inondations...

--> Autres instantanés de la vie de mes pavots au fil des ans : ici, et ...

L'art est dans la rue... édition 2016

Cela se passait au mois de mai...

Comme chaque année, la municipalité organise un événement artistique, qui se traduit par l'exposition d’œuvres d'art professionnelles ou amateurs dans la rue, sur les grilles du musée, dans les parcs, à la médiathèque...

Cette année, les enfants ont notamment travaillé sur l'architecture et j'ai choisi un petit dessin inspiré de Hundertwasser...

C'est très gai. 
Cela met de la vie dans la ville. 

Je regrette d'avoir eu si peu de temps pour mieux apprécier ce musée en herbe / euh pardon en ville...

-->  voir les expos de 2015,  2014, 2013, 2012...
EDIT + 2016 - 2018

vendredi 22 juillet 2016

Zarbi : les portiques du métro... en carton !

Le 22 juin 2016, un tour aux Halles à Paris pour les soldes de l'ado n°2 (bien sûr, ça se finit par l'achat d'articles NON soldés, comme si souvent).
Sur le chemin du retour, passage par les portiques de la station "Châtelet Les Halles" EN MODE SURREALISTE...

On aurait dit que la RATP/SNCF venaient tout juste de recevoir leurs colis d'une grande enseigne de livraison par Internet, car les portiques étaient encore emballés dans leur carton, c'était très inattendu et fun !!! Franchement, on ne voit pas ça tous les jours dans le métro ! C'est tout juste si on n'avait pas envie d'aider à ouvrir les cartons...

--> A la découverte de quelques autres "zarbis"...

samedi 16 juillet 2016

Paul McCartney : Live in Paris 30 mai 2016 !

On y était, mon mari parce que c'était culte, incontournable pour un musicien dans une vie, et moi parce que j'ai suivi (perso - et suis pas musicienne... : j'aurais préféré avoir mes places pour Bruce Springsteen / Tournée "The River", mais bec dans l'eau !).

Alors, Macca, 74 ans, a assuré, j'admets. C'était joyeux, éclectique, avec des tubes des Beatles mâtinés de morceaux moins connus du groupe, avec certains choix que je trouvai surprenants, et une chanson spécialement dédiée au public français (qui ne figure pas dans les autres setlists) : Michelle...


Paul McCartney : Yesterday + La Marseillaise par le public (live Paris, 30/05/2016)

et quelques morceaux des Wings dont surtout mon chouchou Band on the Run !!!! et le Live and Let Die bondesque sur scène avec des explosions et du feu, Macca a vraiment mis le feu à Bercy !

Paul McCartney : Band on The Run (live Paris, 30/05/2016)

1. A Hard Day's Night Save Us
2. Can't Buy Me Love
3. Letting Go (Wings)
4. Temporary Secretary
5. Let Me Roll It (Wings song) (with 'Foxy Lady' outro)

6. I've Got a Feeling
7. My Valentine (dedicated to his wife Nancy… more )
8. Nineteen Hundred and Eighty-Five (Wings song)
9. Here, There and Everywhere
10. Maybe I'm Amazed (dedicated to Linda)
11. We Can Work It Out
12. In Spite of All the Danger (The Quarrymen song)
13. You Won't See Me
14. Love Me Do (dedicated to George Martin)
15. And I Love Her
16. Blackbird
17. Here Today (dedicated to John)
18. Give Peace a Chance (Plastic Ono Band cover) (snippet - audience started… more )
19. Queenie Eye (dedicated to Gracie and Zoe)
20. New
21. The Fool on the Hill
22. Lady Madonna
23. FourFiveSeconds (Rihanna and Kanye West and Paul McCartney cover)
24. Michelle
25. Eleanor Rigby
26. Being for the Benefit of Mr. Kite!
27. Something (dedicated to George)
28. Ob-La-Di, Ob-La-Da

Paul McCartney : Live and Let Die (live Paris, 30/05/2016)

29. Band on the Run (Wings)
30. Back in the U.S.S.R.
31. Let It Be
32. Live and Let Die (Wings)
33. Hey Jude

Encore:
34. Yesterday
35. Hi, Hi, Hi (Wings song) (Paul took on stage a couple… more )

Paul McCartney : Hi Hi Hi (live Paris, 30/05/2016)

36. Birthday
37. Golden Slumbers
38. Carry That Weight
39. The End

Bon, les fans puristes disent que sa voix n'est plus ce qu'elle était, ben oui, y a quand même l'âge... Mais la ferveur était intacte !
Et, en ce qui me concerne, mea culpa, l'image de mon appareil photo frôle la cata ! mais je poste quand même quelques vidéos car "souvenirs, souvenirs..."

--> chronique "ziquemu" et la page "concerts"

Pénélope Bagieu : "California Dreamin'" (Mama Cass Elliot)

***** Ed; Gallimard, 2015
"All the leaves are brown and the sky is gray
I've been for a walk on a winter's day
I'd be safe and warm if I was in L.A.
California dreamin' on such a winter's day
I stopped into a church I passed along the way
Well I got down on my knees and I pretended to pray
You know the preacher liked the cold, he knows I'm gonna stay
California dreamin' on such a winter's day
I'd be safe and warm..."
Chapeau bas ! Quelle claque que ce "California Dreamin'" : belle histoire mais surtout somptueuse héroïne, Ellen Cohen, fille d'épiciers/traiteurs juifs de Baltimore, née en 1941, qui deviendra Cass Elliott, des Mamas & Papas.

Le roman graphique de Pénélope Bagieu est exceptionnel, nous plongeant dans l'intimité de la petite Ellen, puis de l'ado, férue d'opéra comme son père, d'abord couvée en tant qu'enfant unique puis à la naissance de sa soeur, se sentant éclipsée et compensant par la nourriture. Ellen grossit à vue d'oeil et devient plus que plantureuse. Elle décide de s'affirmer comme elle est, s'habille excentriquement, chante, écrit, joue du théâtre... tombe amoureuse mais lui pas sur la même longueur d'onde. 

Toujours elle va de l'avant, à New York fait partie du groupe The Mamas and Papas, reléguée à l'arrière plan mais parvenant toujours à se faire une petite place un peu plus devant.
Et s'éclatant sur les choeurs du tube California Dreamin', qu'elle finira mine de rien par arranger à sa sauce tout en servant les boissons d'un bar sur la plage et chantant en même temps.

Un destin hors normes pour une femme de tête, spontanée, enthousiaste, pétulante, expansive...

"En 1974, elle meurt d'une crise cardiaque à Mayfair à Londres, après deux semaines de représentations à guichets fermés au Palladium. Quatre ans plus tard, le batteur de The Who, Keith Moon, meurt dans la chambre où Cass Elliot avait succombé, lui aussi à l'âge de 32 ans."

--> voir mes chroniques "BD" et "musique"

E. Moynot : "Hurlements en coulisses" (BD musique)

***** Ed. Fututopolis, 2013, 146 p.
Une BD de chez Futuropolis racontant la tournée d"un groupe musical de festivals en festivals, réalisée par un dessinateur également musicien : cela ne pouvait que me brancher...

J'avoue que cela m'a assez plu de tourner les pages pour accompagner ce groupe "Les hurlements d'Léo" (LHDL, que je ne connaissais pas du tout) durant sa tournée de l'été 2011. Le gros bémol toutefois étant que je ne connaisse justement rien de leur univers musical, et que la BD ne m'y ait connectée que par les dessins des instruments de big band et les titres assez inattendus de leurs morceaux (Bordel-de-luxe, Sexy Mariachi, Petit gris, Gibraltar...). 
Donc j'ai comme suivi un groupe X ou Y dans son bus, avec les aléas de la tournée : chauffeur mollasson, repas souvent insipides ou réchauffés (le chili con carne de la cantine), promiscuité et tensions, fatigue, vies croisées avec les familles, balances réalisées dans la précipitation et stress, etc.

J'ai été surprise de ne pas voir de vraie vie de groupe, pas vraiment d'unité, de cohésion ou de plaisir d'être ensemble et jouer ensemble. Plutôt une accumulation de petites exaspérations individuelles. Et plusieurs musiciens ayant d'autres groupes à côté, je me suis sentie vite perdue par rapport à la formation titre. Donc, pas ressenti d'empathie particulière pour ce groupe.

Si bien que j'ai plus considéré cette BD comme une intro à la vie de tournée d'un groupe lambda qu'à un ouvrage dédié à un groupe particulier, sans que cela me donne vraiment envie de découvrir leur musique. Ce qui est assez dommage. Peut-être était-ce le parti pris de l'auteur ?
Sinon, bien sûr, j'ai apprécié de jauger l'univers des festivals depuis l'oeil des musiciens s'y produisant, étant habituée à faire partie de la foule de l'autre côté du décor ("dans le pré" comme ils disent). Et puis les LHDL ont croisé Lemmy au festival de Budapest tout de même.

--> ma petite chronique "BD" et celle sur les "concerts", oh yeah !

mardi 21 juin 2016

Pierre Szalowski : "L. était si jolie" (Montréal)

***** 2015 - Réf géogr : France / Québec (Editions Héloïse d'Ormesson, 144 p.)
Incipit : "Appuyé sur sa canne, Jean Moreau est entré à petits pas dans la cuisine la bouche grande ouverte, pour prendre de l'air."

Vite lu, vite embrouillée dans les allers retours dans le temps, dans la kyrielle de personnages peu sympathiques, pas intéressants du tout, dans le manque de vraisemblance de l'histoire, la fin encore plus décevante que le tout (non mais l'avion ! et le devenir du couple !). Tout m'a semblé tellement tiré par les cheveux. Même l'écriture m'a paru insipide. 
Grosse déception... Heureusement que je n'en avais que pour 140 pages.

Rien à voir avec le premier roman de Pierre Szalowski "Le froid modifie la trajectoire des poissons", que j'avais beaucoup aimé. 

En parallèle, je recommence l'expérience du Prix littéraire France/Québec : trois livres à lire et élire le meilleur...
En 2015, ce fut le magnifique roman de Roxanne BOUCHARD "Nous étions le sel de la terre" qui avait emporté mon adhésion... mais ce fut "Mort-Terrain" de Biz qui gagna le prix (tout de même mon 2e choix, et très bien aussi !).

--> ma p'tite chronique "Québec
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